mohamed1492
11/05/2008, 19h07
Les grands leaders de la résistance peuvent être de très mauvais hommes d’état. Le plus en vue ces derniers temps est sans contexte Robert MUGABE qui, après avoir détruit toutes les potentialités du ZIMBABWE, pousse la population vers la guerre civile. Monsieur NASRALLAH ferait-il partie de cette catégorie ? On espérait qu’il réagisse d’une manière plus mesurée même si l’exécution des 02 décrets – légitimes il faut le dire – pris par le Gouvernement SINIORA aurait causé beaucoup de gêne à la résistance. Une petite intervention auprès du Ministre de la Défense dont le patriotisme ne peut être mis en doute aurait permis de trouver une solution qui arrangerait aussi bien la résistance que l’Etat. A l’unanimité, les libanais soutiennent la résistance malgré leur désaccord avec le Hezbollah en tant que parti.
Mal conseillé par ses alliés locaux et poussé par la Syrie et l’Iran, il a commis une erreur stratégique, lui qui reprochait souvent à la majorité des erreurs tactiques qu’une bonne communication réparait facilement.
En envahissant Beyrouth Ouest ou la totalité du Liban, croyait-il changer la donne politique ? De résistant à l’occupation Israelienne dont tous les Arabes et les Musulmans étaient fiers, le Hezbollah devenait tout simplement une force d’occupation qui va légitimer une résistance et c’est ainsi qu’on recrée la spirale de la violence entre les habitants d’un même pays. Qu’espérait-il ?
- La démission du gouvernement légal dont les membres qu’ils soient tués, emprisonnés ou exilés seraient restés aux yeux du monde entier les représentants légitimes du Liban ;
- L’occupation du Palais du Gouvernement en vue d’amener me Général Michel SLIMANE à prendre la direction d’un gouvernement intérimaire en oubliant que l’Officier avait auparavant déclaré à la majorité parlementaire qu’il n’accepterait à aucun prix d’être élu par moins des 2/3 de l’Assemblée ;
- La reprise, dans de meilleures conditions, du dialogue sur l’élection du Président, la formation du gouvernement d’union nationale et le découpage électoral. Là aussi, l’envahissement de Beyrouth ne peut lui être d’aucune utilité puisque du parti résistant qui a obligé Tsahal à quitter le sud du Liban en 2000 et a empêché son retour en 2006, il ne reste qu’une milice qui terrorise les populations.
Quel message voulait véhiculer le Hezbollah et ses alliés à travers cette action violente qui était préparée de longue date contrairement à ce que la laisse supposer le discours de Monsieur NASRALLAH. Les miliciens agissaient selon un plan d’opérations très précis avec des échéanciers et des objectifs à atteindre (Heure de déclenchement – Ses différentes phases – Les points sensibles et névralgiques à occuper ou à détruire – L’affectation des moyens les plus appropriés – La gestion de l’information). Aucun détail n’a été laissé au hasard et pourtant l’opération a été un fiasco. Contrairement à la « VICTOIRE DIVINE » de 2006, cette fois-ci la victoire a été humaine, œuvre de gens qui croient en la démocratie et en les institutions encore fragiles et hésitantes de la jeune République. Ni HARIRI dont la fortune familiale lui permettait de levée d’une puissante armée, ni les supposés sanguinaires DJOUMBLAT et DJAAJAA n’ont répondu violemment au déferlement des milices se contentant de se mettre sous la protection de l’Armée Libanaise. Tout un symbole.
Malgré le fait que je ne suis pas un Libanais, je réagis par solidarité et ma sympathie va vers eux, leurs familles, leurs sympathisants ainsi qu’à tous ceux qui croient en les institutions. Ce sont peut être des utopistes, je n’aurais certainement pas réagi de la même façon, mais ils ont vaincu la terreur et limité le carnage. Espérons que les autres leaders en tirent les enseignements.
Mal conseillé par ses alliés locaux et poussé par la Syrie et l’Iran, il a commis une erreur stratégique, lui qui reprochait souvent à la majorité des erreurs tactiques qu’une bonne communication réparait facilement.
En envahissant Beyrouth Ouest ou la totalité du Liban, croyait-il changer la donne politique ? De résistant à l’occupation Israelienne dont tous les Arabes et les Musulmans étaient fiers, le Hezbollah devenait tout simplement une force d’occupation qui va légitimer une résistance et c’est ainsi qu’on recrée la spirale de la violence entre les habitants d’un même pays. Qu’espérait-il ?
- La démission du gouvernement légal dont les membres qu’ils soient tués, emprisonnés ou exilés seraient restés aux yeux du monde entier les représentants légitimes du Liban ;
- L’occupation du Palais du Gouvernement en vue d’amener me Général Michel SLIMANE à prendre la direction d’un gouvernement intérimaire en oubliant que l’Officier avait auparavant déclaré à la majorité parlementaire qu’il n’accepterait à aucun prix d’être élu par moins des 2/3 de l’Assemblée ;
- La reprise, dans de meilleures conditions, du dialogue sur l’élection du Président, la formation du gouvernement d’union nationale et le découpage électoral. Là aussi, l’envahissement de Beyrouth ne peut lui être d’aucune utilité puisque du parti résistant qui a obligé Tsahal à quitter le sud du Liban en 2000 et a empêché son retour en 2006, il ne reste qu’une milice qui terrorise les populations.
Quel message voulait véhiculer le Hezbollah et ses alliés à travers cette action violente qui était préparée de longue date contrairement à ce que la laisse supposer le discours de Monsieur NASRALLAH. Les miliciens agissaient selon un plan d’opérations très précis avec des échéanciers et des objectifs à atteindre (Heure de déclenchement – Ses différentes phases – Les points sensibles et névralgiques à occuper ou à détruire – L’affectation des moyens les plus appropriés – La gestion de l’information). Aucun détail n’a été laissé au hasard et pourtant l’opération a été un fiasco. Contrairement à la « VICTOIRE DIVINE » de 2006, cette fois-ci la victoire a été humaine, œuvre de gens qui croient en la démocratie et en les institutions encore fragiles et hésitantes de la jeune République. Ni HARIRI dont la fortune familiale lui permettait de levée d’une puissante armée, ni les supposés sanguinaires DJOUMBLAT et DJAAJAA n’ont répondu violemment au déferlement des milices se contentant de se mettre sous la protection de l’Armée Libanaise. Tout un symbole.
Malgré le fait que je ne suis pas un Libanais, je réagis par solidarité et ma sympathie va vers eux, leurs familles, leurs sympathisants ainsi qu’à tous ceux qui croient en les institutions. Ce sont peut être des utopistes, je n’aurais certainement pas réagi de la même façon, mais ils ont vaincu la terreur et limité le carnage. Espérons que les autres leaders en tirent les enseignements.