PDA

Voir la version complète : Rhume des Fouins: Traitement des symptômes et Desensibilisation


Leila
12/05/2008, 09h01
Le nez qui coule sans cesse, des éternuements répétés… avec parfois aussi les yeux qui grattent. Ces symptômes typiques de la rhinite allergique deviennent de plus en plus courants au printemps.

Le plus souvent c'est le pollen d'une plante, voire de plusieurs, qui est en cause. Apprenez comment le médecin repère le ou les agents responsables. Découvrez les différents traitements possibles, avec plein de conseils pratiques, mais également les solutions homéopathiques qui peuvent s'avérer efficaces. Consultez et suivez aussi les conseils d'un allergologue et d'un homéopathe pour lutter au mieux contre les allergies.

La faute aux pollens

En vingt ans, les allergies aux pollens ont augmenté de 20 %. Six à dix millions de personnes font une crise chaque année, dont respectivement 10 % et 15 % chez les enfants et les adolescents. Cette augmentation est due en partie aux changements climatiques. Les saisons polliniques sont plus précoces, durent plus longtemps et les pollens sont plus allergisants. Outre l’inconfort qu’elle provoque, la rhinite allergique est soupçonnée de favoriser la survenue d’un asthme.

A quel pollen êtes-vous allergique ?
Les pollens varient selon les régions et les saisons. Par exemple, les allergies les plus fréquentes dans le sud sont celles aux pollens de cyprès, de janvier à février. Dans le nord, ce sont le bouleau et le frêne de mars à avril. Pour connaître votre allergène, deux tests chez l’allergologue vont vous permettre de le savoir : test cutané (prick-tests) et test sanguin (mesure des IgE spécifiques). Ils ne présentent aucun risque et sont quasi indolores. Une fois que vous connaîtrez votre allergène, vous pourrez ainsi consulter les sites de prévisions polliniques… comme on consulte la météo.

Attention à l’asthme !

> Chez l’allergique aux pollens : Cela fait dix ans que les allergologues tirent la sonnette d’alarme : la rhinite allergique favorise l’asthme ! 30 % à 40 % des allergiques ont un risque de développer un asthme. Si vous ne faites qu’un épisode allergique bref chaque année, inutile de vous affoler. En revanche, si chaque année, vos symptômes évoluent, s’aggravent, durent plus longtemps ou qu’une toux apparaît, il est important de consulter votre médecin traitant puis un allergologue.

> Chez l’asthmatique : 70 % à 80 % des asthmatiques souffriraient de rhinite allergique mais beaucoup l’ignorent. Or la prise en charge de la rhinite allergique peut contribuer à un meilleur contrôle de l'asthme.

> Chez l’enfant : il faut surveiller l’enfant qui a une dermatite atopique (eczéma). D’autant plus si celle-ci évolue, s’aggrave et s’il y a d’autres allergiques dans la famille.

Mesures d’éviction :

C’est le premier traitement de l’allergie, même s’il est difficile d’éviter tout contact avec les pollens pendant les périodes de pics. Avant d'envisager les différents médicaments possibles, l'application de simples conseils peuvent déjà bien améliorer les choses.

Nos conseils pratiques :

> Aérez les pièces tôt le matin ou tard le soir et pendant les périodes pluvieuses. Les pollens y sont moins nombreux.

> Lavez vos cheveux le soir.

> Évitez les espaces fraîchement tondus ou fauchés.

> Protégez-vous avec des lunettes de soleil enveloppantes et un chapeau.

> Utilisez des filtres anti-pollens dans votre voiture.

> Arrêtez de fumer pendant la période des pollens (… et même après !). Le tabac aggrave l’allergie.

> La pollinisation est plus longue et précoce dans le sud. Les pollens arrivent avec un mois de retard en altitude. Aussi, évitez de prendre vos vacances à la montagne l’été si vous êtes allergique aux graminées.