Libre08
15/06/2008, 12h10
Voltaire considère jusqu’en 1745, Mahomet comme un « imposteur », un « faux prophète », un « fanatique » et un « hypocrite »[15] pour le décrire plus tard comme un « enthousiaste » et « grand homme » à l’image d’Alexandre le Grand[16].
Si Voltaire est hostile à Mahomet et à l’islam avant ses recherches pour la documentation historique du « Siècle de Louis XIV » et de l’Essai sur les Mœurs, c’est qu’avant 1745 ses sources sur la civilisation islamique sont des ouvrages de « tradition dévote hostile au fondateur de l’islam »[17] tous chargés d’une longue histoire d’hostilité entre Occidentaux et Orientaux[18].
Par la suite, lorsque Voltaire se détache des sources héritées du Moyen Âge, notamment après avoir lu Henri de Boulainvilliers et Sale[19], sa perspective change radicalement et il refusera ensuite de voir en Mahomet un illettré : il ne peut imaginer qu’un homme qui avait été « négociant, poète, législateur et souverain ne sut pas signer son nom » comme il l’exprime dans le Dictionnaire philosophique (article sur le Coran). Comme Boulainvilliers et Sale, Voltaire préfère utiliser l’islam comme un subterfuge pour attaquer le christianisme qu’il considère comme « la plus ridicule, la plus absurde et la plus sanglante religion qui ait jamais infecté le monde[20]. » Par contraste, il vante la doctrine musulmane pour sa grande simplicité : « Il n’y a qu’un Dieu et Mahomet est son prophète[21]. »
L’évolution de Voltaire sur l’islam arrive à son point culminant avec Examen important de milord Bolingbroke ou le tombeau du fanatisme[22]. Jésus y est caricaturé « comme un chef de parti », un « gueux », un homme « de la lie du peuple » qui voulait former une secte[22]. Par contre, Mahomet quant à lui avait établit un culte qui « était sans doute plus sensé que le christianisme. On n’y adorait point un juif en abhorrant les juifs ; on n’y appelait point une juive mère de Dieu ; on n’y tombait point dans le blasphème extravagant de dire que trois dieux font un dieu ; enfin, on n’y mangeait pas ce dieu qu’on adorait et on n’allait pas rendre à la selle son créateur[23]. » La religion qu’apporte Mahomet était en revanche « le simple théisme, la religion naturelle et par conséquent la seule véritable[23]. »
Comme beaucoup d’autres déistes, Voltaire était attiré par la rationalité apparente de l’islam, « religion sans clergé, sans miracle et sans mystères[21]. » Ainsi, entre 1742, date à laquelle Voltaire a présenté sa pièce de théâtre Le Fanatisme ou Mahomet et sa dernière phase sur l’islam qui se situe entre 1768 et 1772, le chemin parcouru est long.
Source : Wikipédia
Si Voltaire est hostile à Mahomet et à l’islam avant ses recherches pour la documentation historique du « Siècle de Louis XIV » et de l’Essai sur les Mœurs, c’est qu’avant 1745 ses sources sur la civilisation islamique sont des ouvrages de « tradition dévote hostile au fondateur de l’islam »[17] tous chargés d’une longue histoire d’hostilité entre Occidentaux et Orientaux[18].
Par la suite, lorsque Voltaire se détache des sources héritées du Moyen Âge, notamment après avoir lu Henri de Boulainvilliers et Sale[19], sa perspective change radicalement et il refusera ensuite de voir en Mahomet un illettré : il ne peut imaginer qu’un homme qui avait été « négociant, poète, législateur et souverain ne sut pas signer son nom » comme il l’exprime dans le Dictionnaire philosophique (article sur le Coran). Comme Boulainvilliers et Sale, Voltaire préfère utiliser l’islam comme un subterfuge pour attaquer le christianisme qu’il considère comme « la plus ridicule, la plus absurde et la plus sanglante religion qui ait jamais infecté le monde[20]. » Par contraste, il vante la doctrine musulmane pour sa grande simplicité : « Il n’y a qu’un Dieu et Mahomet est son prophète[21]. »
L’évolution de Voltaire sur l’islam arrive à son point culminant avec Examen important de milord Bolingbroke ou le tombeau du fanatisme[22]. Jésus y est caricaturé « comme un chef de parti », un « gueux », un homme « de la lie du peuple » qui voulait former une secte[22]. Par contre, Mahomet quant à lui avait établit un culte qui « était sans doute plus sensé que le christianisme. On n’y adorait point un juif en abhorrant les juifs ; on n’y appelait point une juive mère de Dieu ; on n’y tombait point dans le blasphème extravagant de dire que trois dieux font un dieu ; enfin, on n’y mangeait pas ce dieu qu’on adorait et on n’allait pas rendre à la selle son créateur[23]. » La religion qu’apporte Mahomet était en revanche « le simple théisme, la religion naturelle et par conséquent la seule véritable[23]. »
Comme beaucoup d’autres déistes, Voltaire était attiré par la rationalité apparente de l’islam, « religion sans clergé, sans miracle et sans mystères[21]. » Ainsi, entre 1742, date à laquelle Voltaire a présenté sa pièce de théâtre Le Fanatisme ou Mahomet et sa dernière phase sur l’islam qui se situe entre 1768 et 1772, le chemin parcouru est long.
Source : Wikipédia