Libre08
19/06/2008, 22h37
La semaine dernière, des violations de la liberté de la presse ont été observées en Algérie, en Irak, au Maroc et en Mauritanie.
En Algérie, deux correspondants de Reuters et de l'AFP se sont vus retirer, le 10 juin, leur accréditation presse sur décision du gouvernement, pour avoir exagéré le bilan de l'attentat terroriste de Beni Amrani qui s'est produit le 8 juin dernier et pour avoir diffusé de fausses informations en ce qui concerne une attaque à un arrêt de bus le lendemain dans la ville de Bouira.
En Irak, Mohialddin Abdulhamid, journaliste de la chaîne de télévision Al-Iraqiya, basée dans la province de Ninive dont Mossoul est la capitale, a été assassiné le 17 juin alors qu'il se rendait sur son lieu de travail. Abdulhamid aurait reçu plusieurs menaces de mort en raison de ses activités professionnelles.
En Mauritanie, Mohamed Nema Oumar, directeur de publication de l'hebdomadaire arabophone privé Al-Houriya, a été remis en liberté dans la soirée du 13 juin, après 30 heures de détention dans un commissariat de police de la capitale, Nouakchott. Le journaliste est accusé de « diffamation et outrage » et devra faire acte de présence deux fois par semaine auprès de la police, en attendant son procès. Son passeport a été confisqué et il lui est interdit de quitter le pays pendant deux mois.
Au Maroc, Hassan Rachidi, le directeur du bureau d'Al-Jazira au Maroc, est accusé d'avoir diffusé de fausses informations concernant les émeutes qui ont eu lieu au début du mois de juin à Sidi Ifni, port du sud-ouest du Maroc. Rachidi a été inculpé pour diffusion de fausses nouvelles et complicité. Son procès aura lieu le 1er juillet à Rabat. Le ministère de la Communication a également privé Rachidi de son accréditation. Par ailleurs, au mois de mai, les autorités marocaines ont interdit à Al-Jazira de diffuser un programme d'informations quotidien qui couvrait l'actualité des pays du Maghreb.
Sources :
Al-Jazira
Reporters sans frontières (RSF), Paris
AFP
En Algérie, deux correspondants de Reuters et de l'AFP se sont vus retirer, le 10 juin, leur accréditation presse sur décision du gouvernement, pour avoir exagéré le bilan de l'attentat terroriste de Beni Amrani qui s'est produit le 8 juin dernier et pour avoir diffusé de fausses informations en ce qui concerne une attaque à un arrêt de bus le lendemain dans la ville de Bouira.
En Irak, Mohialddin Abdulhamid, journaliste de la chaîne de télévision Al-Iraqiya, basée dans la province de Ninive dont Mossoul est la capitale, a été assassiné le 17 juin alors qu'il se rendait sur son lieu de travail. Abdulhamid aurait reçu plusieurs menaces de mort en raison de ses activités professionnelles.
En Mauritanie, Mohamed Nema Oumar, directeur de publication de l'hebdomadaire arabophone privé Al-Houriya, a été remis en liberté dans la soirée du 13 juin, après 30 heures de détention dans un commissariat de police de la capitale, Nouakchott. Le journaliste est accusé de « diffamation et outrage » et devra faire acte de présence deux fois par semaine auprès de la police, en attendant son procès. Son passeport a été confisqué et il lui est interdit de quitter le pays pendant deux mois.
Au Maroc, Hassan Rachidi, le directeur du bureau d'Al-Jazira au Maroc, est accusé d'avoir diffusé de fausses informations concernant les émeutes qui ont eu lieu au début du mois de juin à Sidi Ifni, port du sud-ouest du Maroc. Rachidi a été inculpé pour diffusion de fausses nouvelles et complicité. Son procès aura lieu le 1er juillet à Rabat. Le ministère de la Communication a également privé Rachidi de son accréditation. Par ailleurs, au mois de mai, les autorités marocaines ont interdit à Al-Jazira de diffuser un programme d'informations quotidien qui couvrait l'actualité des pays du Maghreb.
Sources :
Al-Jazira
Reporters sans frontières (RSF), Paris
AFP