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Libre08
23/06/2008, 01h06
François Fillon repart d'Algérie sans avoir obtenu de réponse du président Bouteflika. L'Algérie est l'un des derniers pays riverains de la Méditerranée à ne pas s'être prononcée sur sa participation au sommet du 13 juillet prochain. Mais la confiance demeure côté français.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a refusé de se prononcer ce dimanche sur sa participation le 13 juillet à Paris au sommet constitutif de l'Union pour la Méditerranée (UPM), à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre français François Fillon.

"Chaque chose en son temps", a dit laconiquement le chef de l'Etat algérien aux journalistes, à l'issue d'une audience de deux heures vingt minutes accordée à François Fillon, entouré de la délégation française qui l'accompagne dans son séjour officiel en Algérie. Le chef d'Etat algérien s'exprimait sur le perron du bureau présidentiel du Palais El Mouradia, sur les hauteurs d'Alger, en présence de M. Fillon.

Le chef du gouvernement français avait auparavant assuré qu'"il y a un climat de très grande franchise entre la France et l'Algérie". "J'ai été reçu avec beaucoup de chaleur", a-t-il dit à la presse à l'issue de l'entretien, "et avec en même temps une volonté de mettre en oeuvre tous les engagements qui ont été pris par le président français et le président Bouteflika lors de la visite d'Etat" de Nicolas Sarkozy à Alger en décembre 2007.

"Un climat de confiance s'est instauré", a insisté François Fillon, tandis qu'on se montre très confiant, côté français, sur la participation de l'Algérie à l'UPM.

Le Premier ministre français François Fillon avait mis à profit la seconde et dernière journée de sa visite en Algérie pour tenter de convaincre Abdelaziz Bouteflika d'engager son pays dans le projet d'Union pour la Méditerranée (UPM).

L'Algérie est l'un des derniers pays riverains de la Méditerranée à maintenir le suspense sur sa participation à l'UPM, un projet de partenariat politique Nord-Sud qui sera lancé le 13 juillet à Paris. Seule la Libye de Mouammar Kadhafi a décliné formellement l'invitation.

La délégation française présente à Alger ne s'attendait toutefois pas à recevoir une réponse officielle de l'Algérie ce dimanche.

Source les echos