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Voir la version complète : La pitié dangereuse


Libre08
27/06/2008, 23h05
La pitié dangereuse fut le seul roman de Stefan Zweig. Ecrit à la veille de la Seconde guerre mondiale, il nous présente, d'une part, le portrait d'une petite ville autrichienne en 1913, et d'une façon plus large, celui de l'Autriche toute entière peu avant la chute de l'Empire austro-hongrois, dont la capitale est encore à l'époque un carrefour de civilisations et de cultures.

Il évoque aussi, et c'est ce qui compose l'intrigue principale de l'oeuvre, le cas presque pathologique d'un jeune officier Autrichien victime de sa pitié pour une jeune femme paraplégique. Ce sentiment que l'on présente habituellement comme une vertu (la miséricorde chrétienne), devient ici le rouage essentiel du drame.

Grand ami de Freud, Stefan Zweig s'est toujours efforcé de développer dans son oeuvre l'aspect psychanalytique des personnages et des situations, qui devient souvent ainsi l'élément essentiel de l'intrigue, au-delà de toute considération d'ordre historique. Le joueur d'échecs, par exemple, dépeint les souffrances et les traumatismes d'un homme qui, ayant été capturé par les nazis, vécut dans un isolement total, privé de tous les objets qui composent notre existence d'être humain : une table, une chaise, un livre, du papier, un stylo. La geôle dans laquelle il est maintenu devient alors un véritable terrain expérimental : privé de toutes ces choses qui contribuent à nourrir et entraîner son esprit, qu'adviendra-t-il de cet homme ? Quels changements pourrons-nous constater en lui ?

Pour son seul et unique roman, Zweig décrit les étapes d'une autre expérience : confronter un jeune homme au coeur tendre à la misère humaine, et lui donner les moyens de la soulager, au moins partiellement, au prix du douloureux sacrifice de sa propre existence sentimentale. Quel sera le choix de notre héros ?

"Il y a deux sortes de pitié. L'une, molle et sentimentale, qui n'est en réalité que l'impatience du coeur de se débarrasser le plus vite de la pénible émotion qui vous étreint devant la souffrance d'autrui, qui n'est pas du tout la compassion, mais un mouvement instinctif de défence de l'âme contre la souffrance étrangère. Et l'autre, la seule qui compte, la pitié non sentimentale mais créatrice, qui sait ce qu'elle veut et est décidée à persévérer jusqu'à l'extrême limite des forces humaines." (La pitié dangereuse, prologue)

L'histoire : En 1913, dans une petite ville de garnison autrichienne, Anton Hofmiller, jeune officier de cavalerie, est invité dans le château du riche Kekesfalva. Au cours de la soirée, il invite la fille de son hôte à danser, ignorant qu'elle est paralysée. Désireux de réparer sa "gaffe", Anton, pris de pitié pour l'infirme, multiplie bientôt ses visites. Edith de Kekesfalva cache de plus en plus mal l'amour que lui inspire le bel officier, qui lui ne s'aperçoit de rien, jusqu'au moment où il sera trop tard. Car est dangereuse la pitié "qui n'est en réalité que l'impatience du coeur de se débarrasser le plus vite possible de la pénible émotion qui vous étreint devant la souffrance d'autrui".

abdounadi
30/06/2008, 19h28
@ merci libre08 pour l'article posté

j ai suivi dans les colonnes du quotidien El Wattan, il y a de cela plus de deux ans, une vive et longue "querelle" opposant une certaine Leila Benmansour, docteur algerienne en communication, à "l association des études camusiennes" , autour de l'origine du célèbre roman "l 'etranger" attribué injustement selon la docteur a l ecrivain francais Albert Camus. en effet, Dr benmansour ayant mené une longue étude "scientifique" en comparant sur bien des aspects, les ouevres de Zweig dont "le joueur d'échec" au roman en question, s'en est sortie avec la conclusion suivante: l etranger n etait pas l ouevre du francais Camus mais bel et bien celle de l autrichien Zweig. des intrigues dans le joueur d echec trouvent leurs solutions dans l etranger!!ceci a attiré l ire de ladite association sur elle . en fait, les francais n ont pas apprécié qu un tel chef d ouevre ne soit qu un plagiat.

ps: pour de plus amles informations, visiter le site d elwattan ici
http://www.elwatan.com/Le-coauteur-Stefan-Zweig

Libre08
30/06/2008, 22h13
Comment peut-on semer la confusion dans les esprits des gens. Une confusion qui ne pourrait avoir lieu si Mme Benmansour a pris le temps d’étudier les deux génies profondément.
Après lecture de l'article apparu dans le journal ElWatan. J'ai constaté que Mme Benmansour n'a presque rien lu à Stefan Zweig.
Je vous laisse ce site pour voir ses œuvres que sans prétention de ma part, je les ai presque tous lu. Et le dernier de ses œuvres n'était pas le jour d'échecs même-s’il était publié après sa mort.
Mais plutôt l'Ivresse de métamorphose ou, il a simulé sa mort avec sa deuxième femme.
Après la lecture du dernier de ses œuvres, j'en ai voulu à Zweig son suicide.
Parce que son suicide pour moi était incompréhensible tellement cette personne avait un regard profond dans la nature humaine.
Il aurait dû savoir que l'existence d'Hitler était passagère et que tout va rentrer un jour dans l'ordre.
Je pense quand on a une sensibilité assez élevé et une clairvoyance pas comme tout le monde. On vit dans un malaise et une dépression perpétuelle.
Je vais vous dire Monsieur, que Stefan Zweig m'a bouleversé par ses écrits.
J'ai senti et pour la première fois de ma vie, qu'il existait un homme dans un lieu et dans un temps différents du mien et dont mes pensées coïncidaient avec.
Et croyez-moi ou pas, je ne me suis jamais senti proche de quelqu'un comme je l'étais avec Stefan Zweig.
Mme Benmansour n'avait qu'un regard superficiel dans la comparaison des œuvres des deux génies.
Parce que si elle a vu au plus profond des deux, elle aurait pu comprendre que deux âmes peuvent être sur la même longueur d'onde quelque soit les temps quelque soit les lieux quelques soit leur existence.
Je n'ai pas lu "l'étranger" de Camus mais je ne pourrai douter de son œuvre!
Je pourrai alors conclure ainsi : Mme Benmansour a échouée dans son analyse.
Parce que dans son article, on sent son ignorance de Zweig, et son incompréhension du mal être de Camus.
Elle n'a jamais pu entrer dans le monde de deux hypersensibles.


@ merci libre08 pour l'article posté

j ai suivi dans les colonnes du quotidien El Wattan, il y a de cela plus de deux ans, une vive et longue "querelle" opposant une certaine Leila Benmansour, docteur algerienne en communication, à "l association des études camusiennes" , autour de l'origine du célèbre roman "l 'etranger" attribué injustement selon la docteur a l ecrivain francais Albert Camus. en effet, Dr benmansour ayant mené une longue étude "scientifique" en comparant sur bien des aspects, les ouevres de Zweig dont "le joueur d'échec" au roman en question, s'en est sortie avec la conclusion suivante: l etranger n etait pas l ouevre du francais Camus mais bel et bien celle de l autrichien Zweig. des intrigues dans le joueur d echec trouvent leurs solutions dans l etranger!!ceci a attiré l ire de ladite association sur elle . en fait, les francais n ont pas apprécié qu un tel chef d ouevre ne soit qu un plagiat.

ps: pour de plus amles informations, visiter le site d elwattan ici
http://www.elwatan.com/Le-coauteur-Stefan-Zweig

Libre08
30/06/2008, 22h14
Voilà le site des oeuvres de Zweig:

http://www.alalettre.com/international/zweig-bio.htm