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Voir la version complète : Nutrition et cancer du sein : une relation encore mal connue, mais réelle


samira
29/06/2008, 06h28
ll y a belle lurette que des liens étroits sont reconnus entre l’alimentation et plusieurs types de cancers. Pour les tumeurs du sein en revanche, la corrélation est beaucoup moins évidente. Même si de lourds soupçons pèsent sur tel ou tel aliment, aucune étude n’a encore démontré de réelle relation de cause à effet. Seule la consommation d’alcool en excès pour l’instant, a vu son rôle établi.

« A défaut de certitudes, nous pensons que la nutrition joue tout de même un rôle dans la survenue du cancer du sein. Au même titre que les facteurs environnementaux d’une manière générale » précise le Dr Marc Espié, maître de conférences et responsable du Centre des maladies du sein à l’hôpital Saint-Louis de Paris.

« L’exemple des Japonaises est significatif » nous a-t-il précisé à l’occasion du Congrès Eurocancer, qui se déroule actuellement à Paris. « Le Japon est connu pour être à bas risque de cancer du sein. Or lorsque ces femmes migrent aux Etats-Unis, elles acquièrent le profil de risque élevé des Américaines. Et cela, en une seule génération. L’argument génétique n’est donc pas suffisant ».

Faudrait-il alors chercher l’explication dans notre assiette ? « A priori oui, car l’alimentation américaine est grasse et riche en sucres » poursuit Marc Espié. « Or les nombreuses études menées outre-Atlantique n’ont rien révélé de particulier. Mais elles mettent toutes en parallèle des Américaines, dont nous savons qu’elles mangent une nourriture grasse. Dans ces conditions, quelle est la pertinence de comparer des femmes qui mangent gras à d’autres qui mangent très gras ? »

En revanche, « nous leur conseillons de privilégier une alimentation de type méditerranéen. Elles doivent également éviter de prendre du poids, surtout après la ménopause ». Mais attention prévient Marc Espié, « il ne faut surtout pas priver ces femmes du plaisir de la nourriture. Nous devons éviter de leur imposer des régimes drastiques. Tout cela doit se faire avec tact ».

Enfin concernant le rôle de l’alcool, une consommation excessive augmenterait bel et bien le risque de cancer du sein. « Il y a un « effet dose » réel, surtout chez les femmes ménopausées » conclut le Dr Espié.

Destination Santé [27 juin 2008]

Libre08
29/06/2008, 08h53
Concernant l'hygiène de vie, aucun lien n'a pu être clairement établi entre le cancer du sein et une alimentation trop riche en graisse[1], une consommation d'alcool ou de tabac. A contrario, l'obésité à l’âge adulte[2] mais également durant l'adolescence[3] favorise l'apparition de tumeur avant ou après la ménopause. Capable de lutter contre ce surpoids, une activité physique régulière permet de réduire le risque de cancer du sein[4]. Un temps suspecté, ni les augmentations mammaires[5] ni les avortements[6] n'ont d'influence sur la survenue de cette maladie.

References

1-NEJM 1996 ;334 :356-61
2-Nutr Cancer. 2003;45(1):1-16.
3-NEJM 2004 ;351 :1619-26
4-NEJM 1997 ;336 :1269-75
5-NEJM 1992 ;326 :1649-53
6-NEJM 1997 ;336 :81-5




ll y a belle lurette que des liens étroits sont reconnus entre l’alimentation et plusieurs types de cancers. Pour les tumeurs du sein en revanche, la corrélation est beaucoup moins évidente. Même si de lourds soupçons pèsent sur tel ou tel aliment, aucune étude n’a encore démontré de réelle relation de cause à effet. Seule la consommation d’alcool en excès pour l’instant, a vu son rôle établi.

« A défaut de certitudes, nous pensons que la nutrition joue tout de même un rôle dans la survenue du cancer du sein. Au même titre que les facteurs environnementaux d’une manière générale » précise le Dr Marc Espié, maître de conférences et responsable du Centre des maladies du sein à l’hôpital Saint-Louis de Paris.

« L’exemple des Japonaises est significatif » nous a-t-il précisé à l’occasion du Congrès Eurocancer, qui se déroule actuellement à Paris. « Le Japon est connu pour être à bas risque de cancer du sein. Or lorsque ces femmes migrent aux Etats-Unis, elles acquièrent le profil de risque élevé des Américaines. Et cela, en une seule génération. L’argument génétique n’est donc pas suffisant ».

Faudrait-il alors chercher l’explication dans notre assiette ? « A priori oui, car l’alimentation américaine est grasse et riche en sucres » poursuit Marc Espié. « Or les nombreuses études menées outre-Atlantique n’ont rien révélé de particulier. Mais elles mettent toutes en parallèle des Américaines, dont nous savons qu’elles mangent une nourriture grasse. Dans ces conditions, quelle est la pertinence de comparer des femmes qui mangent gras à d’autres qui mangent très gras ? »

En revanche, « nous leur conseillons de privilégier une alimentation de type méditerranéen. Elles doivent également éviter de prendre du poids, surtout après la ménopause ». Mais attention prévient Marc Espié, « il ne faut surtout pas priver ces femmes du plaisir de la nourriture. Nous devons éviter de leur imposer des régimes drastiques. Tout cela doit se faire avec tact ».

Enfin concernant le rôle de l’alcool, une consommation excessive augmenterait bel et bien le risque de cancer du sein. « Il y a un « effet dose » réel, surtout chez les femmes ménopausées » conclut le Dr Espié.

Destination Santé [27 juin 2008]