PDA

Voir la version complète : kateb yacine


Libre08
05/07/2008, 17h05
Poème "C'est vivre"

C’est vivre

Fanon, Amrouche et Feraoun

Trois voix brisées qui nous surprennent

Plus proches que jamais

Fanon, Amrouche, Feraoun

Trois source vives qui n’ont pas vu

La lumière du jour

Et qui faisaient entendre

Le murmure angoissé

Des luttes souterraines

Fanon, Amrouche, Feraoun

Eux qui avaient appris

A lire dans les ténèbres

Et qui les yeux fermés

N’ont pas cessé d’écrire

Portant à bout de bras

Leurs oeuvres et leurs racines

Mourir ainsi c’est vivre

Guerre et cancer du sang

Lente ou violente chacun sa mort

Et c’est toujours la même

Pour ceux qui ont appris

A lire dans les ténèbres,

Et qui les yeux fermés

N’ont pas cessé d’écrire

Mourir ainsi c’est vivre.

abdounadi
06/07/2008, 17h35
comme tout est politique, j enfonce le clou et je vous demande
le but d avoir posté un poeme d un écrivain(Kateb yacine) connu pour avoir nié à l'algerie son arabité et islamité.pire encore, le poeme cite
d autres écrivains dont mouloud feraoun connu pour sa " lacheté" car n ayant jamais été sympathisant de la révolution algerienne.

Libre08
06/07/2008, 18h01
comme tout est politique, j enfonce le clou et je vous demande
le but d avoir posté un poeme d un écrivain(Kateb yacine) connu pour avoir nié à l'algerie son arabité et islamité.pire encore, le poeme cite
d autres écrivains dont mouloud feraoun connu pour sa " lacheté" car n ayant jamais été sympathisant de la révolution algerienne.

Le poème m'a plu et je l'ai posté.
En politique, il faudrait s'armer de la sagesse. Et dans la sagesse, il faut savoir écouter l'autre. J'ai dit bien écouter:D
C'était libre à Mr Katheb yacine de bouder ma langue, çà n'a rien changé dans l'actualité de la vie. L'algerie est un pays arabe avec des diversités éthniques.
Mais, dans la sagesse et de laisser l'autre s'exprimer pour connaitre le fond de sa pensée! ( je ne devrai pas rendre certains de mes pensées transparentes, mais bon vous m'avez un peu titillée)
Zweig était juif, c'est un obscurtisme de ma part si je boude sa littérature parce que ses ailleuls ont fait et font jusqu'à maintenant du mal au peuple palestinien.
Il faudrait lire à tous et faire le filtrage.
On ne peut pas par exemple avoir une vision objectif sur le monde, si on le parcourt pas.
Si, je ne lis pas à Katheb yacine et d'autres poètes kabyles ( dont la plupart fuit la langue arabe), je serai comme eux. Je ferme la porte de discussion avec des intelectuels algériens comme moi qui ont juste des origines differentes des miennes.
Et de ce fait, je nuis à ma nation, je nuis à mon bled, je nuis à l'algérie.
Parce que je serai la bornée qui essaie d'effacer une partie de l'histoire!
Donc @abdounadi tout est politique!
On ouvre une fenetre pour Katheb yacine et d'autres pour qu'eux ouvrent leurs portes;)

Libre08
03/08/2008, 23h44
l'amour entre les époux était très discret!

Kateb yacine a essayé d'enlever la poussière sur ce genre de rapport:

Le moudjahid à la taille élancée
En montagne guette l'avion
Les anges lui demandèrent
"Et ton épouse en larmes?"
"Dites à ma belle lionne,
Le Djihad passe avant le plaisir"

Libre08
04/11/2008, 07h57
UDO SATOSHI, SPÉCIALISTE DE LA LITTÉRATURE MAGHRÉBINE, À L’EXPRESSION


«Je crois que Kateb, lui, mérite bien d’être présenté aux lecteurs japonais, et c’est pourquoi je l’ai choisi pour ma thèse.»

Udo Satoshi, spécialiste de la littérature maghrébine à l’université de Tokyo, est chercheur boursier de la Société japonaise pour la promotion des sciences et doctorant en études françaises à l’université de Tokyo.
Il prépare une thèse sur Kateb Yacine et la littérature algérienne. Il livre un regard particulier sur Kateb et son oeuvre.

L’Expression: Pourquoi le choix de Kateb Yacine pour effectuer votre thèse de doctorat à l’université de Tokyo?
Udo Satoshi: D’abord, Kateb Yacine est un écrivain maghrébin que j’aime et que je respecte le plus. Je crois qu’il est un auteur de qualité universelle. Je sais, bien sûr, que Kateb Yacine aimait l’Algérie profondément et passionnément. Toutes ses oeuvres sont avant tout dédiées et dévouées au peuple d’Algérie. Je serai donc son lecteur secondaire, mais ses écrits ne sont pas «touristiques» pour moi. Je n’y cherche pas quelque chose d’exotique ni de divertissant. Je lis et relis Kateb Yacine, pour que je puisse toucher le vif de ses oeuvres. Les écrits katébiens semblent inaccessibles, très loin pour les étrangers, surtout pour nous Asiatiques de l’Est, parce que c’est toujours l’Algérie elle-même que Kateb voulait réaliser dans son imaginaire. Pourtant, je trouve que Kateb Yacine est, en réalité, bien accessible et ouvert à tous les lecteurs dans le monde. Il a réfléchi l’Algérie jusqu’au bout. C’est pour cela, un peu paradoxalement, qu’il a atteint l’universalité. Ses oeuvres ne sont pas de simples patchworks des réalités algériennes. C’est une Algérie rêvée, saisie dans la totalité de son historicité qui est exprimée à travers une poésie profonde. A la recherche de l’Algérie idéale, Kateb Yacine s’approche de l’humanisme universel. La liberté est l’enjeu de ses oeuvres, et les révolutions sont connues comme éternels mouvements pour sa quête. Donc, je crois que Kateb, lui, mérite bien d’être présenté aux lecteurs japonais, et c’est pourquoi je l’ai choisi pour ma thèse.

Comment avez-vous découvert la littérature algérienne?
C’était presque par hasard, cette découverte, ou bien, disons que c’était le destin, si vous voulez. En entrant à l’université, j’ai commencé à apprendre le français (donc c’est ma deuxième langue étrangère). J’aimais bien cette langue. J’étais à ce moment-là spécialiste en droit, mais j’ai décidé de choisir un chemin plus dur, la littérature. J’ai aimé le français mais pas forcément la littérature française et j’étais attiré plutôt par les cultures orientales.
La sinologie, par exemple, m’était toujours favorite (même maintenant), mais mon amour de la langue française et la beauté de la poésie arabe m’ont dirigé vers le Maghreb. J’’ai eu l’occasion d’étudier un an à Strasbourg. A l’université Marc-Bloch, j’ai pu, heureusement, assister à un cours de la littérature francophone dont les professeurs étaient Mme Beïda Chikhi, Azouz Begag et Nina Bouraoui. En même temps, j’ai connu plusieurs Algériens. J’ai découvert, petit à petit, les Algériens et leur littérature. A mon retour au Japon, j’ai écrit tout de suite un mémoire sur La répudiation de Rachid Boudjedra.

Vous êtes en Algérie depuis le 17 octobre dernier afin de collecter des informations et des témoignages sur l’auteur du Polygone étoilé. Parlez-nous de vos contacts à ce sujet.
Je suis venu en Algérie pour voir l’Algérie avec mes yeux. Pour les études littéraires, c’est très nécessaire de sentir l’ambiance. Ce n’est pas comme en sciences naturelles... Pour ramasser des documents, il faudrait aller en France d’abord, mais quand même j’ai pu obtenir quelques livres sur Kateb Yacine publiés en Algérie.
Ce qui m’a fait plaisir, ce sont quelques rencontres avec les gens qui connaissent personnellement Kateb Yacine. Par exemple, j’ai discuté pendant trois heures avec M.Ismaïl Abdoun, véritable spécialiste des études katébiennes. C’est un grand honneur pour moi de partager l’amour de la littérature algérienne avec les Algériens. Pour les études littéraires, l’amour et la passion sont plus importantes que les informations.

Vous avez rencontré Amazigh, le fils de Kateb Yacine. Quel genre d’informations avez-vous recueillies auprès de ce dernier?
Amazigh Kateb est venu au Japon il y a deux ans pour le concert de Gnawa diffusion. Un professeur japonais, grand fervent du raï, a organisé à cette occasion une conférence à l’Université de Waseda. Je me suis présenté à Amazigh, c’est tout. Il n’y avait pas beaucoup de temps pour discuter. Je me souviens qu’il a parlé du gnawa comme une musique des esclaves noirs.
C’est toujours étonnant, cette hybridité culturelle de l’Algérie. J’ai posé une question: «Vous êtes musicien de la musique noire, et votre père, Kateb Yacine a souvent parlé du ´´nègre´´. Est-ce qu’il y a quelque influence de votre père?». Il m’a répondu: «C’est possible, c’est mon père qui m’a éduqué.» J’étais en train d’écrire un article sur l’africanité chez Kateb Yacine. L’Afrique (dont le nom est d’origine berbère) était pour lui la base la plus authentique de l’Algérie, car elle est seule capable de couvrir tous les peuples en Algérie. Kateb a dit: Il faut se dire africain. Je crois que l’on devient africain pour créer l’Algérie future.

En quelques lignes, que pouvez-vous dire du roman Nedjma? Pourquoi ce livre a-t-il tant marqué la littérature maghrébine au point de devenir une référence?
Nedjma a déjà fait couler beaucoup d’encre. Comme vous le savez, ce roman a changé complètement l’écriture maghrébine en dépassant le réalisme. Tous les premiers romans maghrébins ont essayé de décrire la réalité maghrébine par les yeux «indigènes», car telle réalité n’a été exprimée que par les Français. En Algérie, la littérature des colons, produite par les écrivains de l’algérianisme ou l’Ecole d’Alger, a précédé la littérature «indigène» en créant un nouveau langage algérien dans le domaine littéraire. Rappelons-nous, par exemple, les romans de Musette. On ne peut pas nier quelques aspects positifs de la littérature coloniale, puisque les écrivains ont tenté de fonder une nouvelle littérature «algérienne». Bien sûr, c’est un grave problème étant donné que les autochtones y étaient marginalisés.
Les écrivains algériens voulaient toujours écrire leur vécu en Algérie. Ce désir de décrire son propre pays a fait naître la littérature. Lisez la préface du Fils du pauvre, un modeste souhait d’écrire y est exprimé. Comme ça, les romans réalistes sont nés. Et, enfin, Kateb vint. Il est aussi dans cette tradition mimétique, mais ce qu’il voulait achever n’est pas d’écrire quelques fragments de l’Algérie contemporaine. Nedjma est une tentative de saisir l’Algérie par sa totalité historique. Parmi les épisodes des quatre jeunes protagonistes, Kateb nous rappelle beaucoup de traces historiques (les cavaliers numides, le fondateur de la tribu des Keblouti...).
Ce n’est pas un roman réaliste, mais ce n’est pas un roman irréel ou surréel, non plus. C’est un roman tissé par la poésie, et ce langage poétique est le seul moyen de réaliser une Algérie passée, présente et même future à la fois. Nedjma est donc une écriture en mouvement, et ce dynamisme ne cesse de se renforcer par la structure en cercle du roman. L’Algérie y est toujours «en chantier», et Nedjma est projetée vers «l’avenir».

Vous vous intéressez à d’autres écrivains algériens. Vous vous êtes rendu en Kabylie, au village natal de Mouloud Feraoun à Tizi Hibel. Un mot sur ce romancier?
Feraoun est pour moi le romancier maghrébin le plus aimable. J’adore ses romans qui me guident dans la vie kabyle quotidienne. Mais je pense qu’il est injustement sous-estimé par les critiques littéraires. Il est le romancier maghrébin le plus lu et le plus aimé.
Parce que facile à lire. Oui, Le Fils du pauvre est un simple roman réaliste linéaire. Quelques critiques accusent Feraoun de son manque de nationalisme, conscience politique, etc. Ils disent que ce n’est qu’un roman «ethnographique». Mais pourquoi? Ce n’est pas bon, un roman ethnographique? De plus, il n’est pas un homme apprivoisé. Au fond de ses écrits charmants, les lecteurs trouvent la force de son esprit avec générosité et tolérance. C’est aussi un homme indomptable comme Kateb.
Je crois que les critiques doivent trouver un nouveau langage pour raconter Feraoun et son originalité. Par exemple, je trouve beaucoup de phrases apparemment figées dans les romans. N’est-ce pas des proverbes kabyles? Vraiment dommage que je ne connaisse pas la langue kabyle. Cette oralité textuelle, me semble-t-il, donne une singularité au son d’écriture. Je ferai, à cet égard, une comparaison stylistique entre Feraoun et Kateb dans ma thèse.

Quels sont les romanciers algériens qui vous ont marqué?
Bon, j’ai déjà trop parlé de Kateb et de Feraoun. Récemment, je m’intéresse beaucoup à Rabah Belamri. Peut-être son lyrisme avec une ardeur cachée me marque.

Libre08
04/11/2008, 07h58
Quels sont les romans algériens traduits en japonais et qu’on peut trouver dans les librairies de votre pays?
Il y a presque trente ans, dans le courant du mouvement tiers-mondiste Asie-Afrique, une collection de la littérature arabe moderne a été publiée avec la collaboration de plusieurs intellectuels japonais (chercheurs, traducteurs, écrivains...). Un été africain (Mohamed Dib), L’opium et le bâton (Mouloud Mammeri) et La Statue de sel (Albert Memmi) ont été traduits.
Ces livres sont maintenant disponibles dans plusieurs bibliothèques universitaires et municipales. Plus tard, Nedjma et La Répudiation ont été traduits, et plusieurs romans de Tahar Ben Jelloun aussi. Récemment, une autobiographie de Fadhma Amrouche et deux romans de Yasmina Khadra ont été traduits.
Pour la critique littéraire, Camus, Alger de Christiane Chaulet Achour vient d’être traduit.

Le Japon a eu deux prix Nobel de littérature et accorde une grande importance à la littérature. Parlez-nous-en...
Ces deux écrivains prix Nobel se font contraste au niveau esthétique et stylistique. Le premier, Yasunari Kawabata (1899-1972), a été nourri de la tradition littéraire classique représentée par Le dit de Genji du XIe siècle. Son discours à la remise du prix Nobel s’intitulait Moi, d’un beau Japon. Par contre, le deuxième prix Nobel japonais, Kenzabur (né en 1935), est un intellectuel militant et ses oeuvres sont assez iconoclastes. Son discours s’intitulait Moi, d’un Japon ambigu.
Il y a quelques revues littéraires au Japon qui remettent des prix (par exemple le prix Akutagawa est considéré comme étant l’équivalent du Goncourt), mais comme dans les autres pays du monde, les jeunes lisent de moins en moins la littérature.
Malgré la commercialisation de la littérature, il existe quand même quelques écrivains de qualité supportés par les jeunes, comme Banana Yoshimoto et Haruki Murakami. Ils ont créé de nouvelles écritures.

Des universitaires et des chercheurs japonais travaillent sur l’Algérie, pouvez-vous nous en parler?
Pas beaucoup, malheureusement. Mais je crois que ce pays de singularité pourra, de plus en plus, attirer des chercheurs japonais. Auparavant, il y a eu de nombreux Japonais qui ont connu l’Algérie à travers la guerre de Libération.
Quelques chercheurs précurseurs ont réalisé des recherches dans l’Algérie indépendante. Mais les années noires ont coupé les relations algéro-japonaises, et les études algériennes ont été interrompues.
Maintenant, nous sommes en train de rétablir les relations (littéraires, universitaires) et les amitiés avec l’Algérie, et petit à petit, nous avons de jeunes spécialistes de l’Algérie. Attendons cette nouvelle génération naissante.

alvaz-94
04/11/2008, 18h12
comme tout est politique, j enfonce le clou et je vous demande
le but d avoir posté un poeme d un écrivain(Kateb yacine) connu pour avoir nié à l'algerie son arabité et islamité.pire encore, le poeme cite
d autres écrivains dont mouloud feraoun connu pour sa " lacheté" car n ayant jamais été sympathisant de la révolution algerienne.azul! abdounadi est-ce que tu sais comment il est mort ce Monsieur (Mouloud Fraoun)?
Avec une balle dans la poitrine, par un capitaine de l'armée française, dans une court d'un ecole primiaire! tu n'auras jamais cet honneur de mourir devant tout le Monde pour ton pays domage!! voila un extraits d'un entretien paru en 1953!

Extraits d’un entretien paru en 1953

Parlez-moi de votre premier roman...
J’ai écrit Le Fils du pauvre pendant les années sombres de la guerre, à la lumière d’une lampe à pétrole. J’y ai mis le meilleur de mon être.
Roman autobiographique, n’est-ce pas ?
Oui... Je suis très attaché à ce livre, d’abord parce que je ne mangeais pas tous les jours à ma faim alors qu’il sortait de ma plume, ensuite parce qu’il m’a permis de prendre conscience de mes moyens. Le succès qu’il a remporté m’a encouragé à écrire d’autres livres.
Que faisait votre père ?
A l’époque de ma naissance, il était cultivateur. Mais, dès avant 1910, il avait dû quitter le sol natal pour chercher ailleurs du travail.
En ce temps-là, les Kabyles n’allaient pas encore en France, mais dans le Constantinois. Par la suite, il se rendit dans les mines du Nord - à Lens, exactement - et de là dans la région parisienne. Il travaillait aux Fonderies d’Aubervilliers lorsqu’il fut accidenté.
On peut dire de mon père qu’il s’est donné beaucoup de mal pour élever sa nichée.
Combien eut-il d’enfants ?
Cinq dont deux garçons. Mon frère cadet est aussi instituteur.
Dans Le Fils du pauvre, vous avez raconté - bien sûr en les transposant sur le plan romanesque - votre enfance et vos études. Vous êtes arrivé à votre but à la force des poignets. J’ai beaucoup admiré votre courage...
Grâce à la compréhension d’un de mes maîtres, j’obtins une bourse, commençais mes études à Tizi Ouzou et les achevais à l’Ecole normale d’Alger.
Quand avez-vous été nommé instituteur ?
En 1935. Depuis cette date, j’ai enseigné dans différents postes et principalement à Taourirt Moussa, à deux kilomètres de mon village natal, de 1946 à 1952.
Vous êtes actuellement directeur de l’école de garçons de Fort-National
Oui, depuis octobre dernier. Ecole de 300 élèves avec cours complémentaires.
Satisfait ?
Ça va. Nous avons l’eau courante et l’électricité. Le médecin et le pharmacien sont à proximité. Les enfants travaillent ; ils sont assidus, sans doute parce qu’ils sont dévorés du besoin de connaître.
Vous êtes marié, n’est-ce pas ?
Et j’ai six enfants ; mon aîné a 13 ans.
(Nous en venons à La Terre et le Sang. Mouloud Feraoun parle, parle... On sent que ce livre a requis toute sa sollicitude pendant de longs mois. L’oeuvre vit encore en lui, bien que le manuscrit soit déjà à Paris.)
Comment vous est venue l’idée de ce nouveau roman ?
Je vous disais à l’instant que le succès de mon premier ouvrage m’avait encouragé à écrire d’autres livres. Il faut ajouter ceci : l’idée m’est venue que je pourrais essayer de traduire l’âme kabyle. D’être un témoin. Je suis de souche authentiquement kabyle. J’ai toujours habité la Kabylie. Il est bon que l’on sache que les Kabyles sont des hommes comme les autres. Et je crois, voyez-vous, que je suis bien placé pour le dire. Vous noterez que ma décision prise, quelqu’un m’a constamment tarabusté, mis la plume entre les pattes. C’est mon ami Roblès que je connais depuis 20 ans. Chaque fois : "Où en es-tu ?", "Travaille sec", "J’attends ton roman". Il est venu à plusieurs reprises me relancer à Taourirt et, pour sa voiture, ce fut chaque fois une expédition. Dites bien que, pour lui, l’amitié n’est pas un vain mot.
Quel est le sujet de La Terre et le Sang ?
J’ai pensé que l’émigration des Kabyles pouvait donner matière à un ou plusieurs ouvrages dignes d’intérêt. J’ai distingué deux périodes : de 1910 à 1930 et de 1930 aux années que nous vivons. La Terre et le Sang est consacré à la première période. J’écrirai un autre roman sur la seconde période.
Pourquoi deux périodes ?
A mon avis, il y a une grande différence entre ces deux périodes. La psychologie des Kabyles d’aujourd’hui se rendant en France n’est plus du tout celle des Kabyles qui leur ont ouvert la route. Les Kabyles de 1953 sont mieux armés que leurs devanciers, parce qu’ils s’adaptent plus facilement aux faons de vivre de la métropole. Par contre, il me semble que les anciens étaient davantage attachés à leur village, à leur terre, aux murs kabyles ; ils se hâtaient de retourner chez eux avec leurs économies pour améliorer leur situation au village, ce qui n’est pas automatique aujourd’hui.
Le sujet ?
La Terre et le Sang relate l’histoire d’Amer, un garçon de 14 ans, envoyé à Paris avec des voisins. Cela se passe avant la Première Guerre mondiale. D’abord cuisinier de la petite colonie de son village, le jeune Kabyle ne tardera pas à travailler dans la mine, comme ses compagnons. Un soir, il tuera accidentellement un de ses compatriotes. N’osant plus rentrer en Kabylie (où il risque d’être exécuté par la famille du défunt), il décide de vivre désormais en France. Quinze années passent. L’appel du sol natal et le désir d’une existence plus simple l’emportent sur la prudence. Accompagné de sa femme Marie, une Parisienne que la vie a meurtrie, il rentre dans son village. Deux ans après son installation, la tragédie éclatera...
Avez-vous d’autres projets ?
Oui, car le domaine qui touche à l’âme kabyle est très vaste. La difficulté est de l’exprimer le plus fidèlement possible.
Y aura t -il une suite au Fils du pauvre ?
Ce n’est pas impossible... Mais avant, je publierai très certainement un ouvrage illustré par Brouty, gerbe de scènes de la vie kabyle : une réunion publique, la fontaine du village, le marché, le retour des voyageurs de France, etc. Ce livre s’achèvera sur des contes kabyles.
Quand écrivez-vous ?
Je consacre ma journée à ma tache professionnelle. J’écris mes livres la nuit et les jours de congé. Je noircis presque tous les jours de trois à quatre pages, sauf quand l’inspiration me fuit. Dans ce cas, je n’insiste pas.
Travaillez-vous d’après un plan ?
Je commence par établir une grossière ébauche du livre, et c’est en écrivant que j’ordonne mon récit. En gros, je sais où je vais. Mais au fur et à mesure qu’avance le travail, surviennent des scènes et des situations que je n’avais pas prévues.
Quelle attitude prenez-vous à l’égard de vos personnages ?
Je me mets honnêtement à leur place. Je les sollicite. Et, finalement, ce sont les personnages qui me disent ce que je dois écrire.
Quels livres aimez-vous ?
J’ai beaucoup lu, et de tout. Je suis aujourd’hui plus exigent que je ne l’étais hier. Je goûte les livres vraiment humains, ceux où l’écrivain a essayé d’interpréter l’homme dans toute sa plénitude. Car l’homme n’est ni franchement bon, ni franchement mauvais. L’écrivain, voyez-vous, n’a pas le droit de parler des hommes à la légère. N’êtes-vous pas de mon avis ?

djamel
04/11/2008, 19h09
comme tout est politique, j enfonce le clou et je vous demande
le but d avoir posté un poeme d un écrivain(Kateb yacine) connu pour avoir nié à l'algerie son arabité et islamité.pire encore, le poeme cite
d autres écrivains dont mouloud feraoun connu pour sa " lacheté" car n ayant jamais été sympathisant de la révolution algerienne.

azul eh oui il nya qu'en algerie ou on se permet de traiter les hommes de je ne sais quoi.et toi yassi abdounadi qu'a tu fait pour ton pays??sache que l'Homme que tu es entrain de traiter de "lache" a ete assassine pas pour sa kabylité mais pour son ALGERIANITE.sait tu au moins que le livre la terre et le sans a ete traduit par l'universite americaine et sache ce n'est pas grace a ton pouvoir (gouvernement)mais grace a l'universalité des ecrits de mouloud feraoun et compagnie.pour une fois je remercie libre08 qui a demontré tout le contraire de celui que tu ose critiquer parceque comme dirait l'arabe que es "LADAYKA DJOUR A"tu a du culot! je te conseille en toute amitie de rtevoir tes connaissances .j'oserais te conseiller aussi de verifier la liste des faux-moudjahidines et des faux martyrs et ai le courage de denoncer tous ces apparatchiks qui controlent ton pays

alvaz-94
04/11/2008, 23h15
azul eh oui il nya qu'en algerie ou on se permet de traiter les hommes de je ne sais quoi.et toi yassi abdounadi qu'a tu fait pour ton pays??sache que l'Homme que tu es entrain de traiter de "lache" a ete assassine pas pour sa kabylité mais pour son ALGERIANITE.sait tu au moins que le livre la terre et le sans a ete traduit par l'universite americaine et sache ce n'est pas grace a ton pouvoir (gouvernement)mais grace a l'universalité des ecrits de mouloud feraoun et compagnie.pour une fois je remercie libre08 qui a demontré tout le contraire de celui que tu ose critiquer parceque comme dirait l'arabe que es "LADAYKA DJOUR A"tu a du culot! je te conseille en toute amitie de rtevoir tes connaissances .j'oserais te conseiller aussi de verifier la liste des faux-moudjahidines et des faux martyrs et ai le courage de denoncer tous ces apparatchiks qui controlent ton paysAzul djamel!
merci,pour cet information complementaire!aime la vérité, mais pardonne à l'erreur . ils savent pas ce qu'ils font ; il faut pas les en vouloir, ils sont des victimes d'eux mêmes, et du systéme haineux envers tout ce qui ne viens pas de L'arabe! il ya que AbedelKADER!! wahdweh la chârika lah! les autres ils qui sont mots pour notre pays ne valent arien a leurs yeux!( qama toudîne toudan!)