Libre08
06/07/2008, 21h17
Qui trop embrasse mal étreint. Barak Obama et John McCain en ont fait l’amère expérience : le candidat démocrate et son rival républicain viennent de congédier chacun leur pasteur, pour cause de « propos antiaméricains, belliqueux, antisémites et islamophobes ». Des pasteurs qui étaient la« caution » religieuse pourtant incontournable pour tout prétendant à la Maison- Blanche. Car les Etats-Unis ont beau être un Etat laïque au sens le plus strict qui soit -la Constitution ne fait mention d’aucune religion- la foi n’y reste pas moins une vertu cardinale pour une Nation vivant « sous l’aile de Dieu » (« under God »). Au point qu’il serait impossible, de l’avis général, à un athée ou agnostique d’y être élu au pouvoir suprême.
Mieux, depuis la « révolution conservatrice » qui a porté à la tête du pays l’acteur de cinéma, Ronald Reagan, nul candidat n’envisage plus de mener campagne politique sans l’appui d’un « guide spirituel », gage de bonne moralité et de fidélité aux valeurs fondatrices d’une Amérique dotée par le Ciel d’une « Destinée manifeste », celle d’incarner le phare de l’humanité, la « lumière des nations ». C’est au demeurant à cette même époque qu’apparaît le courant « néo-conservateur » au sein d’une mouvance trotskiste anticommuniste en étroite relation avec le Likoud, le parti sioniste ultra, chantre du « Grand Israël ». On a ainsi vu, en 1980, Ménahem Bégin, alors Premier ministre israélien, décerner la médaille Jabotinsky, du nom du maître à penser de l’extrême droite sioniste, à Jerry Falwell, le bouillant prédicateur, fondateur de la Majorité morale, un redoutable lobby évangélique.
Aujourd’hui, nul n’ignore l’énorme ascendant des Eglises dites « évangéliques » sur une société dévote. Autant dire un « marché » ouvert à une « offre » religieuse se déclinant en une myriade de 1 200 « megachurches », des églises géantes dont les effectifs oscillent entre 2000 et 30 000 membres actifs, véritables « militants » du Christ, y compris au plan politique. De cette influence croissante, la classe politique donne un fidèle reflet. Ainsi le 110° Congrès, formé début 2007, comporte-t-il un « cartel » d’élus protestants et évangéliques, démocrates et républicains confondus, occupant plus de 200 sièges sur 434 (67 baptistes, 61 méthodistes, 44 presbytériens, 33 épiscopaliens, 18 luthériens…).
Néanmoins, le bloc catholique reste le plus compact avec 155 élus, suivi du groupe juif fort de 33 élus, plutôt démocrates en grand nombre. Outre des bouddhistes, mormons et adventistes, le Congrès compte désormais un musulman, démocrate lui aussi. Elu en 2006, cet ex-protestant démocrate converti à l’islam a dû batailler dur pour obtenir le droit de prêter serment sur le Coran. Il lui aura tout de même fallu, à cette fin, emprunter la version anglaise du Livre d’Allah ayant appartenu au président Thomas Jefferson.
Et l’élection du « premier sénateur musulman » n’alla pas sans susciter, parmi toute une frange d’évangéliques, un discours antimusulman charriant poncifs racistes et caricatures dignes de la presse de l’entre-deux-guerres. Barack Obama s’en trouva depuis lors soumis à un soupçon sournois le faisant passer pour un « cheval de Troie islamiste » lancé à l’assaut de la Maison-Blanche : John McCain y alla de son petit mot en jugeant inconcevable que les Etats-Unis puissent avoir un chef de l’Etat qui ne soit « chrétien ». Une allusion à l’héritage paternel du candidat démocrate né d’un père Kenyan musulman et -détail de taille trop souvent mis en sourdine- d’une mère blanche protestante de l’Arkansas, descendante de Jefferson Davis, le président des Etats Confédérés d’Amérique lors de la Guerre de Sécession.
Pis, l’état-major d’Hillary Clinton enfonça le clou en diffusant sur le Net une photo de Barack « Hussein » Obama, souvenir d’un séjour au village natal de son père où il pose en costume « musulman », soit en djellaba et turban blanc ! Acculé, l’intéressé répliqua du tac au tac. Mettant sous le boisseau le legs islamique-« je n’ai jamais été musulman »- il protesta de sa foi évangélique, sous l’œil attendri du pasteur Jeremiah Wright, l’homme qui lui ouvrit les portes de l’Evangile et de la Trinity United Church of Christ, une « megachurch » du South Side, un faubourg pauvre de Chicago.
Lorsqu’il croisa le jeune Barack Obama, il y a vingt ans, Jeremiah Wright lui fit l’effet d’un nouveau Luther King, aussi pacifique que résolu dans sa lutte pour l’égalité entre Blancs et Noirs. Ancien volontaire au Vietnam où il servit six ans durant dans l’US Army, le pasteur frotté de théologie de la libération, ouvrit tôt son temple aux parias de la société, prostitués, sans-abri, malades du Sida… Barack s’ attacha au pasteur Wright au point de lui demander de célébrer son mariage et le baptême de ses deux filles. Et de choisir pour titre de son autobiographie, un mot de son « guide » spirituel : l’ « Audace de l’espoir ».
Seulement voilà, face au soupçon de « crypto-islamisme » et de penchant « gauchiste », le candidat démocrate -« Obama Ben Laden »- entreprend de se démarquer de son mentor. Aussi s’abstient-il de lui demander de bénir, selon un usage établi, la mise en branle de sa campagne électorale. Wright en a conçu une sourde rancœur. Qui explosa en mars dernier lorsqu’il dénonça un « petit jeune politicien », forcément opportuniste, ingrat, en un mot sujet à caution.
Et d’enfoncer le clou en invitant le public à inverser la devise « God Bless America » en un « Dieu maudisse l’Amérique », non sans accuser le Blanc d’user du Sida comme d’une arme contre le Noir et de rendre un hommage appuyé à Louis Farrakhan, le leader controversé de la Nation of Islam, qui n’a au demeurant d’islamique que le nom*. Face au tollé soulevé par ces propos qu’il jugea « provocateurs et écoeurants », Barack Obama n’a eu d’autre choix que de se démarquer davantage de son ex-guide spirituel avant d’annoncer, fin mai, sa décision de quitter l’Eglise où il officia vingt ans durant.
Maigre consolation pour Obama : peu avant le prêche incendiaire du révérend Wright, le pasteur Rod Prasley, mentor spirituel, lui, de John MacCain qui le qualifia un jour de « boussole morale », se livra à une incroyable philippique antimusulmane. Accueillant le candidat républicain au sein de sa « megachurch » de 37 000 m2, la World Harvest Church de Cincinnati, il salua un « vrai conservateur », le seul apte à mener le combat contre l’islam, fausse religion de Mahomet, avatar de l’ « Antéchrist », « ennemi absolu » des Etats-Unis… L’écho donné à ce prêche incendiaire par le magazine « Mother Jones », obligea MacCain à désavouer un religieux dont « le discours n’a pas sa place aux Etats-Unis ».
Cependant, le prêche de Rod Prasley ne fit pas autant de bruit que celui de Jeremiah Wright. Il aura fallu des vaticinations encore plus outrancières, celles du célèbre télévangéliste John Hagee, pour décider, enfin, le candidat républicain à se démarquer nettement de tout « dérapage » belliqueux, islamophobe et antisémite. Homophobe virulent, le révérend Hagee avait vu dans l’ouragan Katerina un juste « châtiment divin » pour la Gay-Pride organisée par la Nouvelle-Orléans. Il n’a jamais non plus manqué une occasion de vitupérer l’Eglise romaine, qui incarne à ses yeux, la « Grande prostituée » de l’Apocalypse, coupable de surcroît d’avoir inspiré les Croisades, l’Inquisition et… Hitler, un « catholique », bien entendu.
Quant à l'islam, le pasteur John Hagee n’y voit qu’un univers « satanique » dont les Ecritures, le Coran, ne sont rien d’autre qu’un « mode d’emploi », un « manuel pour tuer les juifs et les chrétiens ». Fondateur du lobby ultra sioniste, Chrétiens unis pour Israël, le révérend milite, en évangélique conséquent, pour le Grand Israël, celui où tous les juifs devront se retrouver afin d’y accueillir le « retour du Christ », prélude à l’ultime bataille d’Armaggedon, qui opposera les forces du Bien -Etats-Unis et Israël- à un Axe du Mal associant l’Islam, la Chine, la Russie et l’Inde conduite par…le président de la Commission européenne !
Et condition « sine qua non », ce retour du Christ, à la salvation des juifs qui auront à ce moment dramatique la « chance » de se racheter, sous peine de déchéance éternelle, en acceptant Jésus comme le Messie annoncé par la Bible hébraïque. Cette vision du proprement apocalyptique se traduit, au plan politique, par un refus absolu de toute idée de partage de la Terre Sainte, car une telle « amputation » rendrait impossible l’installation de tous les juifs et dissuaderait donc le Messie d’y revenir.
Le « retour » des juifs en Israël, condition « sine qua non » du « retour » de Jésus pour sauver le monde, voilà la saga apocalyptique pour l’avènement de laquelle prient et militent des millions d’évangéliques qui disposent, on le sait, de solides relais autant au Pentagone qu’à la Maison-Blanche… Fin mai dernier John Hagee en a franchi la ligne jaune en affirmant qu’aux fins d’accélérer le « retour » des fils d’Israël en Palestine, Dieu en vint à « missionner »… Hitler, un « chasseur », voué par le Ciel à traquer chaque juif pour le persuader, sinon le contraindre de « rentrer » dans sa Terre, sous peine de déportation en camp d’extermination. Le Führer, « agent » rabatteur de Yahvé, en quelque sorte !
Ces propos plutôt « révisionnistes » ont aussitôt déclenché une ferme levée de boucliers. Impavide, le révérend Hagee persista et signa. Contraint et forcé, John MacCain condamna sans appel des mots « offensants et indéfendables ». Comme quoi, il n’y a pas qu’avec le diable qu’il faut se munir d’une longue cuillère avant d’aller dîner.
Slimane Zeghidour
Mieux, depuis la « révolution conservatrice » qui a porté à la tête du pays l’acteur de cinéma, Ronald Reagan, nul candidat n’envisage plus de mener campagne politique sans l’appui d’un « guide spirituel », gage de bonne moralité et de fidélité aux valeurs fondatrices d’une Amérique dotée par le Ciel d’une « Destinée manifeste », celle d’incarner le phare de l’humanité, la « lumière des nations ». C’est au demeurant à cette même époque qu’apparaît le courant « néo-conservateur » au sein d’une mouvance trotskiste anticommuniste en étroite relation avec le Likoud, le parti sioniste ultra, chantre du « Grand Israël ». On a ainsi vu, en 1980, Ménahem Bégin, alors Premier ministre israélien, décerner la médaille Jabotinsky, du nom du maître à penser de l’extrême droite sioniste, à Jerry Falwell, le bouillant prédicateur, fondateur de la Majorité morale, un redoutable lobby évangélique.
Aujourd’hui, nul n’ignore l’énorme ascendant des Eglises dites « évangéliques » sur une société dévote. Autant dire un « marché » ouvert à une « offre » religieuse se déclinant en une myriade de 1 200 « megachurches », des églises géantes dont les effectifs oscillent entre 2000 et 30 000 membres actifs, véritables « militants » du Christ, y compris au plan politique. De cette influence croissante, la classe politique donne un fidèle reflet. Ainsi le 110° Congrès, formé début 2007, comporte-t-il un « cartel » d’élus protestants et évangéliques, démocrates et républicains confondus, occupant plus de 200 sièges sur 434 (67 baptistes, 61 méthodistes, 44 presbytériens, 33 épiscopaliens, 18 luthériens…).
Néanmoins, le bloc catholique reste le plus compact avec 155 élus, suivi du groupe juif fort de 33 élus, plutôt démocrates en grand nombre. Outre des bouddhistes, mormons et adventistes, le Congrès compte désormais un musulman, démocrate lui aussi. Elu en 2006, cet ex-protestant démocrate converti à l’islam a dû batailler dur pour obtenir le droit de prêter serment sur le Coran. Il lui aura tout de même fallu, à cette fin, emprunter la version anglaise du Livre d’Allah ayant appartenu au président Thomas Jefferson.
Et l’élection du « premier sénateur musulman » n’alla pas sans susciter, parmi toute une frange d’évangéliques, un discours antimusulman charriant poncifs racistes et caricatures dignes de la presse de l’entre-deux-guerres. Barack Obama s’en trouva depuis lors soumis à un soupçon sournois le faisant passer pour un « cheval de Troie islamiste » lancé à l’assaut de la Maison-Blanche : John McCain y alla de son petit mot en jugeant inconcevable que les Etats-Unis puissent avoir un chef de l’Etat qui ne soit « chrétien ». Une allusion à l’héritage paternel du candidat démocrate né d’un père Kenyan musulman et -détail de taille trop souvent mis en sourdine- d’une mère blanche protestante de l’Arkansas, descendante de Jefferson Davis, le président des Etats Confédérés d’Amérique lors de la Guerre de Sécession.
Pis, l’état-major d’Hillary Clinton enfonça le clou en diffusant sur le Net une photo de Barack « Hussein » Obama, souvenir d’un séjour au village natal de son père où il pose en costume « musulman », soit en djellaba et turban blanc ! Acculé, l’intéressé répliqua du tac au tac. Mettant sous le boisseau le legs islamique-« je n’ai jamais été musulman »- il protesta de sa foi évangélique, sous l’œil attendri du pasteur Jeremiah Wright, l’homme qui lui ouvrit les portes de l’Evangile et de la Trinity United Church of Christ, une « megachurch » du South Side, un faubourg pauvre de Chicago.
Lorsqu’il croisa le jeune Barack Obama, il y a vingt ans, Jeremiah Wright lui fit l’effet d’un nouveau Luther King, aussi pacifique que résolu dans sa lutte pour l’égalité entre Blancs et Noirs. Ancien volontaire au Vietnam où il servit six ans durant dans l’US Army, le pasteur frotté de théologie de la libération, ouvrit tôt son temple aux parias de la société, prostitués, sans-abri, malades du Sida… Barack s’ attacha au pasteur Wright au point de lui demander de célébrer son mariage et le baptême de ses deux filles. Et de choisir pour titre de son autobiographie, un mot de son « guide » spirituel : l’ « Audace de l’espoir ».
Seulement voilà, face au soupçon de « crypto-islamisme » et de penchant « gauchiste », le candidat démocrate -« Obama Ben Laden »- entreprend de se démarquer de son mentor. Aussi s’abstient-il de lui demander de bénir, selon un usage établi, la mise en branle de sa campagne électorale. Wright en a conçu une sourde rancœur. Qui explosa en mars dernier lorsqu’il dénonça un « petit jeune politicien », forcément opportuniste, ingrat, en un mot sujet à caution.
Et d’enfoncer le clou en invitant le public à inverser la devise « God Bless America » en un « Dieu maudisse l’Amérique », non sans accuser le Blanc d’user du Sida comme d’une arme contre le Noir et de rendre un hommage appuyé à Louis Farrakhan, le leader controversé de la Nation of Islam, qui n’a au demeurant d’islamique que le nom*. Face au tollé soulevé par ces propos qu’il jugea « provocateurs et écoeurants », Barack Obama n’a eu d’autre choix que de se démarquer davantage de son ex-guide spirituel avant d’annoncer, fin mai, sa décision de quitter l’Eglise où il officia vingt ans durant.
Maigre consolation pour Obama : peu avant le prêche incendiaire du révérend Wright, le pasteur Rod Prasley, mentor spirituel, lui, de John MacCain qui le qualifia un jour de « boussole morale », se livra à une incroyable philippique antimusulmane. Accueillant le candidat républicain au sein de sa « megachurch » de 37 000 m2, la World Harvest Church de Cincinnati, il salua un « vrai conservateur », le seul apte à mener le combat contre l’islam, fausse religion de Mahomet, avatar de l’ « Antéchrist », « ennemi absolu » des Etats-Unis… L’écho donné à ce prêche incendiaire par le magazine « Mother Jones », obligea MacCain à désavouer un religieux dont « le discours n’a pas sa place aux Etats-Unis ».
Cependant, le prêche de Rod Prasley ne fit pas autant de bruit que celui de Jeremiah Wright. Il aura fallu des vaticinations encore plus outrancières, celles du célèbre télévangéliste John Hagee, pour décider, enfin, le candidat républicain à se démarquer nettement de tout « dérapage » belliqueux, islamophobe et antisémite. Homophobe virulent, le révérend Hagee avait vu dans l’ouragan Katerina un juste « châtiment divin » pour la Gay-Pride organisée par la Nouvelle-Orléans. Il n’a jamais non plus manqué une occasion de vitupérer l’Eglise romaine, qui incarne à ses yeux, la « Grande prostituée » de l’Apocalypse, coupable de surcroît d’avoir inspiré les Croisades, l’Inquisition et… Hitler, un « catholique », bien entendu.
Quant à l'islam, le pasteur John Hagee n’y voit qu’un univers « satanique » dont les Ecritures, le Coran, ne sont rien d’autre qu’un « mode d’emploi », un « manuel pour tuer les juifs et les chrétiens ». Fondateur du lobby ultra sioniste, Chrétiens unis pour Israël, le révérend milite, en évangélique conséquent, pour le Grand Israël, celui où tous les juifs devront se retrouver afin d’y accueillir le « retour du Christ », prélude à l’ultime bataille d’Armaggedon, qui opposera les forces du Bien -Etats-Unis et Israël- à un Axe du Mal associant l’Islam, la Chine, la Russie et l’Inde conduite par…le président de la Commission européenne !
Et condition « sine qua non », ce retour du Christ, à la salvation des juifs qui auront à ce moment dramatique la « chance » de se racheter, sous peine de déchéance éternelle, en acceptant Jésus comme le Messie annoncé par la Bible hébraïque. Cette vision du proprement apocalyptique se traduit, au plan politique, par un refus absolu de toute idée de partage de la Terre Sainte, car une telle « amputation » rendrait impossible l’installation de tous les juifs et dissuaderait donc le Messie d’y revenir.
Le « retour » des juifs en Israël, condition « sine qua non » du « retour » de Jésus pour sauver le monde, voilà la saga apocalyptique pour l’avènement de laquelle prient et militent des millions d’évangéliques qui disposent, on le sait, de solides relais autant au Pentagone qu’à la Maison-Blanche… Fin mai dernier John Hagee en a franchi la ligne jaune en affirmant qu’aux fins d’accélérer le « retour » des fils d’Israël en Palestine, Dieu en vint à « missionner »… Hitler, un « chasseur », voué par le Ciel à traquer chaque juif pour le persuader, sinon le contraindre de « rentrer » dans sa Terre, sous peine de déportation en camp d’extermination. Le Führer, « agent » rabatteur de Yahvé, en quelque sorte !
Ces propos plutôt « révisionnistes » ont aussitôt déclenché une ferme levée de boucliers. Impavide, le révérend Hagee persista et signa. Contraint et forcé, John MacCain condamna sans appel des mots « offensants et indéfendables ». Comme quoi, il n’y a pas qu’avec le diable qu’il faut se munir d’une longue cuillère avant d’aller dîner.
Slimane Zeghidour