Malika
04/08/2007, 04h59
Paroles des chansons d'Aït Menguellet (Lewnis At Mangellat) (Extraites du livre de Tassadit Yassine: "Aït Menguellet chante")
Iminig g id (Le Voyageur de nuit) :
Si tu connais ton chemin
Si tu sais ta destination
Sors et ferme la porte derrière toi
Tu ne te retourneras ni ne te lamenteras
Dans l’obscurité écoute ta trace
Et le bruit où tu le sentiras
Le Monstre de la nuit est ton compagnon
Vaincs-le ou tu t’inclineras devant lui
Son chemin en quoi tu as cru un jour
T’épargnera ou t’emportera
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t’attend
Ô Voyageur de nuit!
Si la tourmente t’épargne
Si elle te permet d’arriver
Dis-leur notre état
Notre vie tu la leur montreras
Un genou par terre
Attend l’autre
Le temps passe sans que l’on sache
S’il se relèvera ou le rejoindra
Toi, que le jour ne te rattrape
De peur qu’il ne t’emporte
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t’attend
Ô voyageur de nuit !
Si tu arrives dis-leur
Dis-leur : considérez-les mesures prises
Les Gens de Dieu nous entendent
Mais ils refusent de nous répondre
Nous les attendons encore
Leur Protection reviendra-t-elle ?
Jusqu’à ce que les bras nous en tombent
La force d’agir anéantie
Dis-leur : l’espoir est souffrant
Si elle persiste sur cette voie il nous oubliera
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t’attend
Ô voyageur de nuit !
À l’orée du jour
Tombé la tourmente t’a vaincu
Le cri de la paix s’est brisé
Ils n’entendront pas ton message
Tu es né un soir
Ta vie n’est qu’une nuit
Ton nom par l’obscurité gardé
Tu es mort sans jamais voir le soleil
Tu es tombé à l’aube
Laissant l’espoir derrière toi
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t’a emporté
Ô voyageur de nuit
Lather (La trace) :
J’ai suivi une trace, à qui appartient-elle ?
J’ai pris la route pour le rattraper
Les pieds de marche sont usés
En fait, je tournais en rond
Quand je croyais atteindre le Vrai
C’était sur mes traces que je revenais
Les roses, parce qu’elles sont belles,
Parce que les gens les aiment, je les jalouse
Jadis, à moi aussi, leur odeur m’était familière
Aujourd’hui, les regarder m’écoeure
Quand je vois une main portant un bracelet
Ce sont les menottes me viennent à l’esprit
N’en cherchez pas la raison
Gens, dites seulement: je fais peine
Nous voyons le temps pressé
Nous l’entendons qui se plaint
Nous l’avons entendu appelé
Nous avons seulement dit : « Que veut-il ? »
Un jour que les temps ont changé
Mes dires se sont retournés contre moi
Quand je croyais manier le Verbe
Ce fut le silence qui eut raison de moi
Qui a vécu une injustice,
Des jours meilleurs suivront, dit-on
Qui pense que le temps trompe
Seuls les rêveurs le croient
Vous avez entendu le cœur plein
S’il se tait, tous l’oublieront
Nous ne tarirons de discours
Jusqu’à ce que rient ceux qui pleurent
Ettes Ettes (Dors, Dors) :« Dors, dors,
Il n'est pas encore temps
Ce n'est pas ton temps de parole
Toi qui as perdu le sommeil
C'est dans notre pays que tu le retrouveras
Nous l'aimons il nous est bénéfique
Ne t'avises pas d'enlever l'objet de notre détestation
Qui veut se réveiller
Nous le convions à dormir
Et lui disons:
Dors, Dors,
Il n'est pas encore temps:
La parole n'est pas à toi
Levez-vous femmes kabyles
Apportez-moi un rameau.
D’où me l'apporterez-vous ?
Apportez-le de La Mecque.
Quiconque s’en éventera
Sombrera dans un sommeil, d’où il ne s’éveillera pas.
Dors, dors, il n’est pas encore temps
Ce n’est pas ton tour de parole,
Toi qui as perdu le sommeil...
Plane vers Damas,
Doux ramier, je te prie,
Ramène le Talisman du sommeil,
De qui a la lettre bien droite.
Qui s'éveille, le trouvera à ses côtés,
A sa seule vue tes yeux se referment.
Dors, dors, il n’est pas encore temps,
Ce n’est pas ton tour de parole,
Toi qui a perdu le sommeil...
Commence du fin fond de l'Egypte,
Oiseau porte leur mon message.
Dis leur : les caisses d’opium
Que vous nous avez envoyées,
Nous les avons reçues.
Dis leur : bannissez toute inquiétude,
Ceux que vous craignez sont tous endormis.
Dors, dors, il n’est pas encore temps,
Ce n’est pas ton tour de parole...
Ils te bercent jusqu'à t’endormir,
Te couvrent,
Tout ce que tu désires existe
En rêve tout est facile
Refermes tes yeux et rendors toi,
De peur que nous te réveillions.
Dors, dors, il n’est pas encore temps,
Ce n’est pas ton tour de parole.
Toi qui a perdu le sommeil,
Tu le retrouveras dans notre pays,
Toi qui as perdu le sommeil »
Thafath :
A Thafath n ddunit-iw
wali-d win teggid' yudan
Azar-im yu&-ed akw ul-iw
Idammen-iw dges uzzlen
Tekksed i te&zalt sser
Tamu&li m-medden akw &rem
Ilemzi teggit-t yesker
Tilemzit sgem tusem
Ma zri& lward n tefsut
Tmektay-e& d ssifa-m
La3'ql-iw sber yettu-t
Tesh'erm-ed felli naddam
Lemmer zmire& ad am hedre&
A-m-ini& i diy' irhan
A-m-ini& wi ff i selbe&
M'ur tezrid medden akw zran
Axemmem yezga elli
Deg-gwexxam ne& di berra
Xas lweqt ad yett'3addi
Fellam ur sbire& ara
Nnan-iyi-d wid steqsa&
Lweqt ittawi-d ssber
Ac'hal ayagi i ruja&
Yugw' ad yet'hedden lxater
A Thafath n ddunit-iw
wali-d win teggid' yudan
Azar-im yu&-ed akw ul-iw
Idammen-iw dges uzzlen
Thekksed i te&zalt sser
Thamu&li m-medden akw &rem
Ilemzi teggit-t yesker
Tilemzit sgem tusem
Ma zri& lward n tefsut
Tmektay-e& d ssifa-m
La3'ql-iw sber yettu-t
Tesh'erm-ed felli naddam
Lemmer zmire& ad am hedre&
A-m-ini& i diy' irhan
A-m-ini& wi ff i selbe&
M'ur tezrid medden akw zran
Axemmem yezga elli
Deg-gwexxam ne& di berra
Xas lweqt ad yett'3addi
Fellam ur sbire& ara
Nnan-iyi-d wid steqsa&
Lweqt ittawi-d ssber
Ac'hal ayagi i ruja&
Yugw' ad yet'hedden lxater
Iminig g id (Le Voyageur de nuit) :
Si tu connais ton chemin
Si tu sais ta destination
Sors et ferme la porte derrière toi
Tu ne te retourneras ni ne te lamenteras
Dans l’obscurité écoute ta trace
Et le bruit où tu le sentiras
Le Monstre de la nuit est ton compagnon
Vaincs-le ou tu t’inclineras devant lui
Son chemin en quoi tu as cru un jour
T’épargnera ou t’emportera
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t’attend
Ô Voyageur de nuit!
Si la tourmente t’épargne
Si elle te permet d’arriver
Dis-leur notre état
Notre vie tu la leur montreras
Un genou par terre
Attend l’autre
Le temps passe sans que l’on sache
S’il se relèvera ou le rejoindra
Toi, que le jour ne te rattrape
De peur qu’il ne t’emporte
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t’attend
Ô voyageur de nuit !
Si tu arrives dis-leur
Dis-leur : considérez-les mesures prises
Les Gens de Dieu nous entendent
Mais ils refusent de nous répondre
Nous les attendons encore
Leur Protection reviendra-t-elle ?
Jusqu’à ce que les bras nous en tombent
La force d’agir anéantie
Dis-leur : l’espoir est souffrant
Si elle persiste sur cette voie il nous oubliera
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t’attend
Ô voyageur de nuit !
À l’orée du jour
Tombé la tourmente t’a vaincu
Le cri de la paix s’est brisé
Ils n’entendront pas ton message
Tu es né un soir
Ta vie n’est qu’une nuit
Ton nom par l’obscurité gardé
Tu es mort sans jamais voir le soleil
Tu es tombé à l’aube
Laissant l’espoir derrière toi
Quatre-vingt-dix-neuf balles
La centième t’a emporté
Ô voyageur de nuit
Lather (La trace) :
J’ai suivi une trace, à qui appartient-elle ?
J’ai pris la route pour le rattraper
Les pieds de marche sont usés
En fait, je tournais en rond
Quand je croyais atteindre le Vrai
C’était sur mes traces que je revenais
Les roses, parce qu’elles sont belles,
Parce que les gens les aiment, je les jalouse
Jadis, à moi aussi, leur odeur m’était familière
Aujourd’hui, les regarder m’écoeure
Quand je vois une main portant un bracelet
Ce sont les menottes me viennent à l’esprit
N’en cherchez pas la raison
Gens, dites seulement: je fais peine
Nous voyons le temps pressé
Nous l’entendons qui se plaint
Nous l’avons entendu appelé
Nous avons seulement dit : « Que veut-il ? »
Un jour que les temps ont changé
Mes dires se sont retournés contre moi
Quand je croyais manier le Verbe
Ce fut le silence qui eut raison de moi
Qui a vécu une injustice,
Des jours meilleurs suivront, dit-on
Qui pense que le temps trompe
Seuls les rêveurs le croient
Vous avez entendu le cœur plein
S’il se tait, tous l’oublieront
Nous ne tarirons de discours
Jusqu’à ce que rient ceux qui pleurent
Ettes Ettes (Dors, Dors) :« Dors, dors,
Il n'est pas encore temps
Ce n'est pas ton temps de parole
Toi qui as perdu le sommeil
C'est dans notre pays que tu le retrouveras
Nous l'aimons il nous est bénéfique
Ne t'avises pas d'enlever l'objet de notre détestation
Qui veut se réveiller
Nous le convions à dormir
Et lui disons:
Dors, Dors,
Il n'est pas encore temps:
La parole n'est pas à toi
Levez-vous femmes kabyles
Apportez-moi un rameau.
D’où me l'apporterez-vous ?
Apportez-le de La Mecque.
Quiconque s’en éventera
Sombrera dans un sommeil, d’où il ne s’éveillera pas.
Dors, dors, il n’est pas encore temps
Ce n’est pas ton tour de parole,
Toi qui as perdu le sommeil...
Plane vers Damas,
Doux ramier, je te prie,
Ramène le Talisman du sommeil,
De qui a la lettre bien droite.
Qui s'éveille, le trouvera à ses côtés,
A sa seule vue tes yeux se referment.
Dors, dors, il n’est pas encore temps,
Ce n’est pas ton tour de parole,
Toi qui a perdu le sommeil...
Commence du fin fond de l'Egypte,
Oiseau porte leur mon message.
Dis leur : les caisses d’opium
Que vous nous avez envoyées,
Nous les avons reçues.
Dis leur : bannissez toute inquiétude,
Ceux que vous craignez sont tous endormis.
Dors, dors, il n’est pas encore temps,
Ce n’est pas ton tour de parole...
Ils te bercent jusqu'à t’endormir,
Te couvrent,
Tout ce que tu désires existe
En rêve tout est facile
Refermes tes yeux et rendors toi,
De peur que nous te réveillions.
Dors, dors, il n’est pas encore temps,
Ce n’est pas ton tour de parole.
Toi qui a perdu le sommeil,
Tu le retrouveras dans notre pays,
Toi qui as perdu le sommeil »
Thafath :
A Thafath n ddunit-iw
wali-d win teggid' yudan
Azar-im yu&-ed akw ul-iw
Idammen-iw dges uzzlen
Tekksed i te&zalt sser
Tamu&li m-medden akw &rem
Ilemzi teggit-t yesker
Tilemzit sgem tusem
Ma zri& lward n tefsut
Tmektay-e& d ssifa-m
La3'ql-iw sber yettu-t
Tesh'erm-ed felli naddam
Lemmer zmire& ad am hedre&
A-m-ini& i diy' irhan
A-m-ini& wi ff i selbe&
M'ur tezrid medden akw zran
Axemmem yezga elli
Deg-gwexxam ne& di berra
Xas lweqt ad yett'3addi
Fellam ur sbire& ara
Nnan-iyi-d wid steqsa&
Lweqt ittawi-d ssber
Ac'hal ayagi i ruja&
Yugw' ad yet'hedden lxater
A Thafath n ddunit-iw
wali-d win teggid' yudan
Azar-im yu&-ed akw ul-iw
Idammen-iw dges uzzlen
Thekksed i te&zalt sser
Thamu&li m-medden akw &rem
Ilemzi teggit-t yesker
Tilemzit sgem tusem
Ma zri& lward n tefsut
Tmektay-e& d ssifa-m
La3'ql-iw sber yettu-t
Tesh'erm-ed felli naddam
Lemmer zmire& ad am hedre&
A-m-ini& i diy' irhan
A-m-ini& wi ff i selbe&
M'ur tezrid medden akw zran
Axemmem yezga elli
Deg-gwexxam ne& di berra
Xas lweqt ad yett'3addi
Fellam ur sbire& ara
Nnan-iyi-d wid steqsa&
Lweqt ittawi-d ssber
Ac'hal ayagi i ruja&
Yugw' ad yet'hedden lxater