Libre08
26/07/2008, 13h23
Germaine Tillion, née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) et morte le 19 avril 2008 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est une résistante et une ethnologue française. Elle avait pour père Lucien Tillion, un juge qui collabora parfois à l'écriture de guides touristiques, en compagnie de son épouse, l'écrivaine Émilie Cussac, connue sous le nom d'Émilie Tillion.
Entre 1934 et 1940, elle réalise quatre séjours en Algérie pour étudier l'ethnie berbère des Chaouis dans le cadre de sa thèse. De retour en France au moment de l’armistice de 1940, elle devient, après les arrestations et les exécutions de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et de Paul Hauet (dont elle est l'adjointe dès 1940) chef du réseau de Résistance du Musée de l'Homme, avec le grade de commandant de 1941 à 1942. Le réseau travaille à l’évasion des prisonniers et au renseignement.
Elle retourne en Algérie en 1954 pour une mission d’observation et participe à la création de centres sociaux : ses nombreux travaux de recherches au cours de sa carrière au CNRS et à l’EHESS portent sur les sociétés méditerranéennes.
À Alger, le 4 juillet 1957, elle rencontre clandestinement Yacef Saadi, à l'instigation de ce dernier, pour tenter de mettre fin à la spirale des exécutions capitales et des attentats aveugles.
Après la guerre d'Algérie, elle s'engage dans divers combats politiques :
contre la clochardisation du peuple algérien,
contre la torture en Algérie,
pour l'émancipation des femmes de Méditerranée.
http://fr.youtube.com/watch?v=Xr6uu3Z9nUE
Entre 1934 et 1940, elle réalise quatre séjours en Algérie pour étudier l'ethnie berbère des Chaouis dans le cadre de sa thèse. De retour en France au moment de l’armistice de 1940, elle devient, après les arrestations et les exécutions de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et de Paul Hauet (dont elle est l'adjointe dès 1940) chef du réseau de Résistance du Musée de l'Homme, avec le grade de commandant de 1941 à 1942. Le réseau travaille à l’évasion des prisonniers et au renseignement.
Elle retourne en Algérie en 1954 pour une mission d’observation et participe à la création de centres sociaux : ses nombreux travaux de recherches au cours de sa carrière au CNRS et à l’EHESS portent sur les sociétés méditerranéennes.
À Alger, le 4 juillet 1957, elle rencontre clandestinement Yacef Saadi, à l'instigation de ce dernier, pour tenter de mettre fin à la spirale des exécutions capitales et des attentats aveugles.
Après la guerre d'Algérie, elle s'engage dans divers combats politiques :
contre la clochardisation du peuple algérien,
contre la torture en Algérie,
pour l'émancipation des femmes de Méditerranée.
http://fr.youtube.com/watch?v=Xr6uu3Z9nUE