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Libre08
29/07/2008, 13h45
Tahar Djaout

D'origine kabyle, Tahar Djaout est né le 11 janvier 1954 à Oulkhou (Ighil Ibahriyen) près d'Azeffoun en Kabylie.

En 1970 sa nouvelle Les insoumis reçoit une mention au Concours littéraire « Zone des tempêtes ». Il achève ses études l'année suivante au Lycée Okba d’Alger et obtient en 1974 une licence de mathématiques à l’Université d’Alger, où il s’est lié avec le poète Hamid Tibouchi.

Tahar Djaout écrit ses premières critiques pour le quotidien El Moudjahid, collabore régulièrement en 1976 et 1977 au supplément El Moudjahid Culturel puis, libéré en 1979 de ses obligations militaires, reprend ses chroniques dans El Moudjahid.


Tahar Djaout en 1980Responsable de 1980 à 1984 de la rubrique culturelle de l’hebdomadaire Algérie-Actualité, il y publie de nombreux articles sur les peintres et sculpteurs (Baya, Mohammed Khadda, Denis Martinez, Hamid Tibouchi, Mohamed Demagh) comme sur les écrivains algériens de langue française dont les noms et les œuvres se trouvent alors occultés, notamment Jean Amrouche, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Mohammed Dib, Rachid Bey, Jean Sénac, Bachir Hadj Ali, Hamid Tibouchi, Messaour Boulanouar, Youcef Sebti, Kamel Bencheikh, Abdelhamid Laghouati, Malek Alloula, Nabile Farès...

En 1985 Tahar Djaout reçoit une bourse pour poursuivre à Paris des études en Sciences de l’information. De retour à Alger en 1987, il reprend sa collaboration avec "Algérie-Actualité". Alors qu'il continue de travailler à mieux faire connaître les artistes algériens ou d'origine algérienne (par exemple Mohamed Aksouh, Choukri Mesli, Mokhtar Djaafer, Abderrahmane Ould Mohand ou Rachid Khimoune), les événements nationaux et internationaux le font bifurquer sur la voie des chroniques politiques.

Il quitte en 1992 Algérie-Actualité pour fonder avec quelques uns de ses anciens compagnons, notamment Arezki Metref et Abdelkrim Djaad, son propre hebdomadaire : le premier numéro de Ruptures, dont il devient le directeur, paraît le 16 janvier 1993.

Victime d'un attentat islamiste organisé par le FIS (Front islamique du salut), le 26 mai 1993, alors que vient de paraître le n° 20 de son hebdomadaire et qu’il finalise le n° 22, Tahar Djaout meurt à Alger le 2 juin et repose dans son village natal d'Oulkhou.

Après sa disparition la BBC réalise sur lui un documentaire intitulé « Shooting the Writer », avec la participation de Rachid Mimouni.

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abdounadi
29/07/2008, 21h10
... et qu en pensez de la déclaration de l ecrivain algerien tahar ouettar , qui aurait commenté l assassinat de Djaout ainsi : " sa mort n est une perte que pour la france et sa famille.."????

Libre08
30/07/2008, 12h07
“Accompagnée de sa sœur Houria, surnommée Mériem, secrétaire dans la même boîte, Rachida Hammadi, comme tous les matins, s’apprête en ce début de journée du 20 mars 1995, à se rendre au siège de la télévision nationale où elle travaille comme journaliste. Il est 8h 20 et devant leur domicile, situé à la cité Rostomia (ex-Clairval) de Chevalley, sur les hauteurs d’Alger, le chauffeur de la voiture de service qui les accompagne tous les jours au travail attend depuis quelques minutes. Du balcon, leur père, qui a pris l’habitude, depuis que les assassinats de journalistes se sont multipliés, de regarder à l’extérieur pour s’assurer qu’il n’y a rien de suspect, ne remarque pas la voiture de type Lada break de couleur rouge stationnée juste en face de la cité, de l’autre côté de la route. La circulation est particulièrement dense dans ce quartier encombré. La vigilance la plus extrême peut être prise en défaut tant le ballet infernal des voitures qui passent, qui s’arrêtent ou qui démarrent est incessant. A peine les deux sœurs ont-elles pris place dans la voiture de service qu’un jeune homme armé, qui s’était mêlé à la foule des étudiants attendant leur transport à l’arrêt des autobus universitaires, s’approche du véhicule de service dont le chauffeur marque un temps d’arrêt avant de quitter l’esplanade de la cité et de se couler dans le flot des voitures. Arrivé au niveau du véhicule, il sort son arme automatique et ouvre le feu, visant la journaliste et sa sœur. Houria, qui a remarqué le manège tente, dans un geste désespéré, de protéger sa sœur en la couvrant. Elle est tuée sur le coup. Atteinte de plusieurs balles dont une à la tête, Rachida sombre dans le coma. Son forfait accompli, le tueur rejoint ses deux complices qui l’attendent dans leur véhicule, moteur en marche. A l’hôpital le plus proche où elles ont été évacuées, les médecins tentent l’impossible pour sauver Rachida qui lutte contre la mort. Les balles sont retirées du corps, mais celle qui s’est logée dans la tête nécessite des moyens dont l’hôpital de Beni Messous ne dispose pas. Transférée à l’hôpital militaire de Aïn-Naâdja, mieux équipé, Rachida est immédiatement prise en charge par des médecins qui tentent de l’arracher des griffes de la mort. Alors que sa sœur lutte toujours contre la mort, Houria est enterrée au cimetière de Béni Messous. Elle avait 36 ans. Devant l’impuissance des médecins à extraire la balle qui s’est logée dans sa tête, le 26 mars, la décision est prise de transférer Rachida à l’hôpital parisien du Kremlin-Bicêtre. Malheureusement, les médecins parisiens échouent aussi dans leur tentative désespérée de la ramener à la vie et Rachida décède dans la nuit du 30 au 31 mars. A l’âge de 32 ans. C’est la première femme journaliste assassinée.”

Hammadi
20/04/2009, 18h31
D'apres le telex qui nous est parvenue Rachida a rendu l'ame suite à la balle qu'elle a reçu au poumon. A Ain naadja, elle a demandé des nouvelles de sa soeur Houria - surnommée Meriem - d'apres notre defunt pere qui lui a rendu visite juste apres son transfert de Beni messous à Ain naadja. Son frere ainé Djamal.