Libre08
05/08/2008, 02h11
La semaine sera marquée par plusieurs réunions importantes de banques centrales. Tour d'horizon des enjeux et des débats.
Après la RBA australienne et la Fed aujourd'hui, ce sera au tour de la Banque d'Angleterre et de la BCE jeudi. Dans tous les cas, les analystes tablent sur un statu quo monétaire. Une réponse temporaire au dilemme entre croissance et inflation, qui s'est encore renforcé ces dernières semaines. Le ralentissement économique frappe désormais la zone euro, l'Australie et le Royaume-Uni alors que le rebond de la croissance américaine au deuxième trimestre ne pourrait être que provisoire. Mais partout les prix continuent leur course folle. L'inflation atteint 5 % aux États-Unis, 3,8 % au Royaume-Uni, 4,8 % en Australie et 4,1 % dans la zone euro. Impossible dans ces conditions de lever la garde contre l'hydre inflationniste. Le choix du statu quo en attendant un retour au calme - encore incertain - sur les prix semble alors s'imposer pour tous. Mais cette stratégie sert des enjeux et des situations différents : la Fed maintient des taux réels négatifs tandis que les niveaux élevés du loyer de l'argent en Australie menacent la demande domestique. Et alors que la Banque d'Angleterre et la Fed semblent de plus en plus divisées face au phénomène de la stagflation, la BCE, un mois après sa hausse des taux, continue avant tout de vouloir affirmer sa crédibilité contre l'inflation.
Après la RBA australienne et la Fed aujourd'hui, ce sera au tour de la Banque d'Angleterre et de la BCE jeudi. Dans tous les cas, les analystes tablent sur un statu quo monétaire. Une réponse temporaire au dilemme entre croissance et inflation, qui s'est encore renforcé ces dernières semaines. Le ralentissement économique frappe désormais la zone euro, l'Australie et le Royaume-Uni alors que le rebond de la croissance américaine au deuxième trimestre ne pourrait être que provisoire. Mais partout les prix continuent leur course folle. L'inflation atteint 5 % aux États-Unis, 3,8 % au Royaume-Uni, 4,8 % en Australie et 4,1 % dans la zone euro. Impossible dans ces conditions de lever la garde contre l'hydre inflationniste. Le choix du statu quo en attendant un retour au calme - encore incertain - sur les prix semble alors s'imposer pour tous. Mais cette stratégie sert des enjeux et des situations différents : la Fed maintient des taux réels négatifs tandis que les niveaux élevés du loyer de l'argent en Australie menacent la demande domestique. Et alors que la Banque d'Angleterre et la Fed semblent de plus en plus divisées face au phénomène de la stagflation, la BCE, un mois après sa hausse des taux, continue avant tout de vouloir affirmer sa crédibilité contre l'inflation.