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Voir la version complète : La typhoïde


Libre08
05/08/2008, 02h22
Djelfa
La typhoïde ne devait pas réapparaître et pourtant…


On vient d’apprendre de source bien informée, malgré la rétention de l’information que des cas de typhoïde ont été détectés et que quatre personnes sont hospitalisées actuellement aux urgences de l’hôpital de Djelfa.
Le nombre de personnes admises, selon nos sources, est beaucoup plus important. Certains malades, représentant les mêmes symptômes qui se sont estompés après que des soins leur aient été prodigués ont quitté l’hôpital rétablis, d’où la piste de la typhoïde a été écartée. Il reste qu’au service des urgences de l’hôpital de Djelfa, les équipes ont été renforcées et des dispositions sont prises pour parer au plus important en cas d’épidémie. Le personnel rompu à de telles situations, car il en a vécu à plusieurs reprises, en est venu à bout. Pour rappel, et aux plus récentes épidémies de juillet 2007, pas moins de 53 personnes ont été contaminées à Sidi Laadjel et Aïn Ouessara. Quelques mois avant, le nombre était plus important à Djelfa ville, entre décembre 2006 et janvier 2007, et a atteint 408 personnes infectées et avérées. Des moyens importants ont été alors engagés pour parer au plus urgent, heureusement qu’il n’y avait aucune victime. Le projet de transfert de l’eau potable du bassin d’Oued S’dar vers Djelfa a été boosté par le wali lui-même, qui faisait le chef de chantier et est même tombé malade. Donc, des moyens colossaux ont été engagés par l’Etat pour mettre les citoyens à l’abri des maladies à transmission hydrique. Avec le transfert de «l’eau minérale» à partir de Oued S’dar et sa distribution en tant qu’eau potable pour la population de Djelfa, c’était la fête et elle l’est jusqu’à maintenant. Il y a même des résidants de la cité des Sciences qui ont commencé à déboulonner leurs citernes de stockage d’eau installées sur les terrasses et de les descendre. Sauf que l’Algérienne des eaux n’a pas joué le jeu et n’a fourni que peu d’efforts pour collecter les redevances des consommations. Alors, ils avaient promis au ministre de passer à une distribution en H24 avant la fin de l’année 2007. D’ailleurs, il l’a déclaré à tous les journalistes qui avaient assuré la couverture de la visite officielle. A ce jour l’Algérienne des eaux n’a toujours pas rempli son contrat. Pour alimenter la partie sud-ouest (Berrebih, Aïn Chih el Gueblia et Bengermain) , il a fallu que le wali et le DHW veillent personnellement à la réalisation des travaux. Et dès leur départ après que le T de branchement fut fixé, les travaux s’arrêtèrent brusquement, l’excavation y est toujours béante. L’eau est très mal distribuée en ville. C’est ce qui permet aux «citernistes» de sévir. L’astuce est que les fontainistes n’ouvrent pas les vannes correctement et le temps requis, soit de deux heures du matin pour les fermer à sept heures du matin. Après que cette ignoble mission accomplie, les citernistes entrent en jeu après avoir fait le plein à partir du château d’eau. Nous les avons surpris à trois heures du matin quittant le château d’eau de l’Algérienne des eaux ! C’est ce qui augmente nos doutes sur la connivence entre les agents de l’Algérienne des eaux et les marchands d’eau. Aussi, est-ce que les citernes transportant l’eau potable sont adaptées à ce genre d’activité ? Ont-elles été contrôlées depuis que l’eau coule dans une partie des robinets de la ville ? Car lors de la dernière épidémie, la piste des citernes n’a pas été écartée malgré que ce soit les producteurs de salades qui ont payé les frais. Depuis quelques jours à l’hôpital de Djelfam on continue d’accepter les infectés.

Source la nouvelle république

Libre08
08/08/2008, 01h26
Sous venons d’apprendre malgré la rétention d’information que le nombre de personnes atteintes par la salmonella-typhie, virus de la typhoïde, est de 16 et s’est stabilisé à ce chiffre hier matin à 10 heures. A l’hôpital de Djelfa il y a un entrant et un sortant. Ce dernier s’est avéré non atteint de la typhoïde et que ce n’était qu’une intoxication.
Sur son visage les signes de joie comme s’il quittait la prison.
L’inquiétude est telle que la peur plane parce que l’on entretient un certain mutisme autour de ce qui arrive. Ce n’est pas simplement la typhoïde qui atteint plusieurs personnes mais au service infectieux que venait de quitter l’heureuse personne d’hier, il y a des cas de méningite et de brucellose. Il a été interdit au personnel de service de transmettre des informations aux journalistes, ces derniers se rabattent sur les parents des malades pour faire des recoupements d’informations. Quand à la direction de l’hôpital de Djelfa, l’intérimaire du directeur en congé nous renvoie vers la direction de la santé et de la population qui s’est érigée en unique source d’information, interdisant à l’hôpital de donner des informations. En nous rendant à la DSP, on avait été très mal accueillis par un gardien qui semble ne plus nous reconnaitre. L’intérimaire du DSP était présent sur les lieux et nous l’avons simplement entrevu. Il s’est éclipsé….convoqué certainement par l’intérimaire du wali monsieur le secrétaire général de la wilaya.
Quelles sont les pistes à privilégier pour éradiquer la salmonella-typhie ?
Jusqu’à cette heure, on n’est toujours pas fixé sur la piste la plus probable de ce mal chez les citoyens de Djelfa. Est ce qui coule des robinets ? Ce n’est pas certain car cela aurait causé une endémie. Ou bien celle vendue par les marchands propriétaire de citernes ? C’est une possibilité et cela dépend d’où ils s’alimentent ; si c’est du château d’eau comme nous les avions surpris à trois heures du matin ! Il n’ya pas de problème, cette eau est traitée par l’Algérienne des eaux. Mais si cette eau est puisée dans des puits, car il en existe, non contrôlés et interdits, bonjour les dégâts ! Nos questions sont restées sans réponses. Sauf une illuminée qui avant de nous renvoyer du service infectieux, nous explique que c’est une maladie des mains sales ! On avait quitté ce service sans aucune réponse convaincante et avec l’intime conviction que les Algériens (du moins ceux qui ne se sentent pas concernés) tirent l’Algérie vers le bas. Une autre piste et des plus plausible, celle des pastèques qui auraient été arrosées avec de l’eau souillée. Mais comme ce sont des cas économiques (les citernes et les pastèques) on est contraint ,selon les gestionnaires de la situation, de nous astreindre aux mains sales, et ce sont toujours les citoyens qui se font mal par masochisme et dont les chambres d’hôpitaux sont plus reposantes et moins insalubres…..l’éradication n’est pas pour demain !


Source : Nouvelle république