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Bonjour a tous,
Vous avez sans doute lu un livre qui vous a marque et que vous coseilez les autres de lire.
Le livre que j'ai adore s'intitule: L'ETRANGER d'ALBERT CAMUS.
Voici le resume de l'auteur:
«...J'ai résumé L'Étranger, il y a longtemps, par une phrase dont je reconnais qu'elle est très paradoxale : 'Dans notre sociéte tout homme qui ne pleure pas à l'enterrement de sa mère risque d'être condamné à mort.' Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu'il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société ou il vit, il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle. Et c'est pourquoi des lecteurs ont été tenté de le considérer comme une épave. Meursault ne joue pas le jeu. La réponse est simple : il refuse de mentir.
[...]
...On ne se tromperait donc pas beaucoup en lisant dans L'Étranger l'histoire d'un homme qui, sans aucune attitude héroïque, accepte de mourir pour la vérité. Meursault pour moi n'est donc pas une épave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d'ombres. Loin qu'il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde, parce que tenance l'anime, la passion de l'absolu et de la vérité. Il m'est arrivé de dire aussi, et toujours paradoxalement, que j'avais essayé de figurer dans mon personnage le seul christ que nous méritions. On comprendra, après mes explications, que je l'aie dit sans aucune intention de blasphème et seulement avec l'affection un peu ironique qu'un artiste a le droit d'éprouver a l'égard des personnages de sa création.»
Bonne journee a tous
l'un de mes livres préféré et qui m'a fait pleurer lorsque je l'ai lu est : Pleur oh mon pays bien aimé. Malheureusement je l'ai lu il y a très longtemps et je ne me rappelle pas de l'auteur. Un ami d'université me l'avait passé et avait hâte de le reprendre, donc j'ai fait vite de terminer sa lecture...
C'était une histoire sur l'Afrique du sud et l'Aparteid. Tout ce dont je me souviens est que c'était une histoire très touchante.
Je pense que je sais de quel livre tu parles Halima. Je l'ai aussi lu il y a longtemps et je l'ai trouve tres interessant.
L'histoire se deroule dans la periode de l'Aparteid. C'est un pasteur noir qui vit dans un petit village a la montagne et qui est oblige de se rendre en ville (a Johanesbourg je pense) pour chercher son fils et sa soeur qui s'y sont rendus et n'ont pas donne signe de vie pendant longtemps... Il y trouve beaucoup de corruption. Sa soeur etait devenue prostituee pour subvenir a ses besoins et ceux de sa famille. Son fils etait implique dans un meurtre et se trouvait en prison... Histoire tres triste.
En ce qui me concerne, l'un de mes livres preferes est "Le fils du pauvre" de Mouloud Feraoun. L'auteur a decrit la vie des pauvres algériens pendant la periode de colonisation de l'Algerie par la France.
Bonjour Malika. Oui le livre que tu as décrit est bien celui que j'ai lu. Par contre j'ai bien entendu parler du livre "le fils du pauvre" mais je ne l'ai jamais lu. Il paraît intéressant alors je vais me le procurer pour le lire.
sihadj.abdenour
21/03/2008, 02h17
Meilleur livre?
et bien mon livre, plutôt mes livres
1.fils de fellagha
2.la guerre franco algérienne dans la poésie populaire kabyle
3.la guerre vécue par un chasseur alpin en kabylie
4.les troupes du colonel Amirouche-en cours d'édition
www.publibook.com
cherchez l'auteur : abdenour si hadj mohand
sihadj.abdenour
21/03/2008, 02h23
9
Sommaire
Préface .................................................. ............................................. 11
Chapitre 1
Iferhounéne (Kabylie) 1959 : peloton du lieutenant Pelardi ..............15
Chapitre 2
La mort atroce de mon père .................................................. .............27
Chapitre 3
Missions dangereuses pour un fils de fellagha...................................41
Chapitre 4
Mission à très haut risque pour fils de fellagha..................................51
Chapitre 5
Contrôle des morts et des vivants en kabylie .....................................71
Chapitre 6
Un harki dans les secrets de Dieu .................................................. ....83
Chapitre 7
Les générations anéanties ? :................................................. .............93
Chapitre 8
L’histoire : messieurs les députés .................................................. ....99
Chapitre 9
« La mission civilisatrice de la France coloniale en Algérie ».........103
11
Préface
Un soldat français raconte sa vie. Un fils de « FELLAGHA
» raconte la sienne. Ce qu’elles ont de communs,
ces deux existences : le lieu du déroulement du drame,
Iferhounéne, un village kabyle posté depuis l’ère des
quinqué gentii1 sur un mamelon qui fait face à l’imposante
chaîne du djurdjura.
En y installant leur camp dés 1956, les forces
d’occupation avaient visé un objectif stratégique, inspiré
de la nature même du relief escarpé et de la position dominante
du chef lieu de cette portion du territoire
algérien : Observer les mouvements des villages environnants
: Tifilkout, Ait arbi, Ait Hamou, Ait Mansour,
Barber, Taourirt Ali Ouanacer, Tikilsa. Quant à Haadouche
et les autres, même cachés, ils ne seront qu’à quelques
minutes de marche de là, à portée de canon.
Jadis panorama touristique pittoresque, le Djurdjura allait,
des années durant, offrir une image apocalyptique ou
se mêlent tous les malheurs d’un peuple marqué par son
histoire déjà trop agitée : batailles sanglantes, embuscades,
ratissage …torture, viols, exécutions sommaires.
Le soldat et le fils de fellagha, ont passé ensemble une
partie de leur vie, face à face, chacun de son coté de la
barrière… Du barbelé qui sépare le village du camp militaire.
Sans se connaître, ils ont vécu les mêmes
événements historiques qu’ils ont ressentis chacun à leur
1 quinqué gentii. Terme romain, utilisé pour designer les 5 premières
tribus berbères installées au flan DJURDJURA, appelé par les romains,
Mons Ferratus ou montagne de fer, en raison de la résistance
farouche opposée à l’occupant.
12
manière, selon leurs propres convictions. Différemment,
voire parfois même antagonistes, malgré le point commun
qui peut rapprocher les hommes dans certaines circonstances,
dans leur pensée, deux hommes épris de paix et de
justice.
Dans la première partie de cette oeuvre ; Le soldat chasseur
alpin de son état, nous livre les secrets de cette
période de 24 mois de son service militaire, passée à livrer
bataille malgré lui, à un ennemi invisible, au lieu disait-il,
de séjourner en touriste insouciant dans ce qu’en métropole,
les futurs combattants appelaient par fanfaronnade
ironique « les vacances algériennes. »
Je ne dirai rien de sa vie privée, et ne porterai aucun
commentaire sur ses sentiments exprimés, dans ce livre
qui a le mérite de nous dire des choses authentiques, sans
détours, sur le drame vécu par le peuple algérien et les
états d’âme d’un militaire épris de justice.
Si l’histoire est authentique, les noms des acteurs ont
été changés sciemment pour des raisons évidentes de respect
de la discrétion. Mais cela ne leur enlève en rien, la
reconnaissance du mérite ou la condamnation de l’opinion.
Nous laissons le soin sur cet angle, à l’Histoire pour en
juger.
A coté des faits véridiques endeuillant relatés par le
soldat, le narrateur a voulu mettre une place à l’amour, aux
sentiments positifs, à travers cette idylle pour la Femme,
avec un grand F incarnée par YASMINA qui aurait pu
s’appeler Lila ou khelidja, ou encore Jacqueline, et résider
à Ait El Mansour, Taourirt ou encore Iferhounée, Tifilkou
ou Iril El Arbi ou tout simplement Lyon, Marseille, Nantes
dans un contexte de paix.
Cette histoire est le fruit de l’imagination du soldat
français, pour rendre moins pénible, moins cruelle, moins
insupportable la vie, quand la mort est devenue la rançon
quotidienne pour tous, de quelque coté du conflit où l’on
peut se placer.
13
La deuxième partie de ce livre est consacrée aux récits
des faits de ces événements à la même période, vu d’un
oeil d’enfant innocent, qui n’avait que 4 ans et grandi dans
le fracas des armes jusqu’à l’age de 12 ans, pour finir seul,
privé de tous ses parents happés par la machine de guerre
infernale d’une puissance militaire. Ils sont 8 hommes de
la même famille, tous dans la force de l’age, en bonne
santé, bien éduqués, lettrés, à être tués par l’armée française,
entre 1958 et 1960, tous les armes à la main. Ils
étaient, ce que la propagande coloniale appelait « les Fellaghas
», et, que l’enfant de la guerre, fils de « fellagha »,
lui, a toujours pleurés, en secret, dans ses moments de plus
grande solitude. Pour lui, il ne subsiste aucun doute : ils
sont morts pour leur patrie, en martyrs de la révolution.
Cette oeuvre se veut un témoignage fort sur le sacrifice
du peuple algérien, le drame des hommes, des femmes et
des enfants colonisés, dominés, maltraités, torturés, assassinés.
Il est aussi une lueur d’espoir pour les générations montantes
de pays développés pour refuser, rejeter le fait
colonial et condamner la guerre.
15
Chapitre 1
Iferhounéne (Kabylie) 1959 :
peloton du lieutenant Pelardi
Temps brumeux, climat glacial en ce début d’hiver
1959, à Iferhounéne, un village perché sur un mamelon
face à l’imposante chaîne du Djurdjura, couve un événement
dramatique sous l’occupation de l’armée française…
De gros nuages gris et blancs, comme à l’accoutumée
en cette période de l’année, couvrent le ciel, donnant
l’impression d’un couvercle sur le point de se refermer sur
cette cuvette escarpée des tribus quinqué genti, aujourd’hui,
Ath yetsoura (ITTOURARS).
Cette région visitée dans le passé lointain par des
conquistadors européens, mais jamais conquise complètement
y compris dans les années 1854, 1856 et 1857 par les
armées de Constantine et de Bordj Tizi Ouzou conduites
par le maréchal Randon et les généraux Mac Mahon, Yusuf…
Nous sommes en 1959, La Kabylie est maintenant soumise
totalement à la domination de l’armée coloniale et la
population fait l’objet d’une étude minutieuse, d’une observation
méticuleuse. Sur le terrain, les troupes du
vaillant guerrier Amirouche continuent de harceler les
nombreux camps qui égrènent les mamelons de ce territoire
des amazighs, hommes libres et fiers.
La population civile, même réduite sévèrement dans ses
mouvements, continuait de vaquer à ses occupations sous
l’oeil vigilent des quatre sentinelles postés aux quatre coins
du camp militaire, installé depuis 1956 à l’emplacement
16
même du lieu réservé aux commerces de cette population
spolies de se propres magasins.
De ces reliefs sauvages, escarpés et boisés, il ne reste
plus que les pâtés de maisons formant maintenant de véritables
cités dortoirs des kabyles, une fourmilière sans
provisions stockées, entourée d’un barbelé qui l’intègre
ainsi à l’environnement du camp.
Mon oncle Arezki, en rejoignant ce pâté de mechtas à
pieds, sur le point d’atteindre le village, sur son chemin,
en dépassant la fontaine fraîche « thala bouda » tout près
du camion calciné, par je ne sais quelle lubie, fonçant droit
subitement sur le premier rencontré sur son chemin, qui se
trouvait être par hasard un enfant de mon âge, que je
connaissais très parfaitement, lui flanqua sur son menu et
osseux postérieur, son 42 fillette, avec cette rare violence
qui ne pouvait qu’expédier à vol plané sur une dizaine de
mètres, à contrebas de La route carrossable, ce petit enfant
de la taille d’un ballon de rugby. Le coup a été évidemment
bien ressenti, mais heureusement sans conséquence
dramatique pour cet enfant de 9 ans qui, 50 ans après
l’incident s’en souviendra comme si cela datait d’hier.
L’ampleur de la rancune qu’a gardé mon petit ami
Messaoud Ait Oulhadj envers mon oncle Arezki, sera ouvertement
dévoilé devant le cadavre allongé saignant, face
contre la terre, un trou dans la tête, et qui n’a pas trouvé
mieux que ces termes infantiles, innocents, inconscients à
la fois pour lui signifier sa vengeance verbale : « chah !
Chah ! C’est bien fait pour toi ! Je suis très content que ça
se termine pour toi ainsi. tu m’as donné un coup de pieds,
peut être avais-tu raison de frapper mais tu t’es trompé de
victime. je suis certain que tu n’as pas agi gratuitement
mais ton agresseur ce n’est pas moi, te connaissant tu as
dû être victime d’une confusion., un voyou sans doute t’a
mis dans cet état… »
Messaoud avait tout compris. Arezki a du subir une
provocation d’un enfant voyou, ou bien, est-ce que ce qui
17
allait suivre le concernant pourrait tout expliquer. Peut être
inconsciemment avait il voulu calmer ses nerfs sur un enfant
sans défense, se sachant d’avance perdu pour de bon.
Le lieutenant Pelardi est un homme de corpulence et de
haute taille. Derrière un visage jovial et un regard affable
se cache une brute impulsive aux réactions végétatives
avec des accès de sadismes débridés lui faisant ainsi perdre
toute inhibition de ses instincts charnels. Agissant sur
instruction de ses supérieurs restés dans l’ombre pour
épargner leur postérité, le commandant Favier, son adjoint
Wolf qui l’ont désigné, en raison de sa personnalité et sa
solide conviction de l’Algérie française, ou tout simplement
pour sa propension démesurée à convoiter les
gallons, ne laissant sur son passage que des cadavres encore
chauds
sihadj.abdenour
21/03/2008, 02h25
Le présent ouvrage est dédié
à mes enfants, ma femme et les membres de la famille
et à toutes victimes de guerre du monde.
A mes amis :
Jean Boulanger
Docteurs Aït Saïd, Azouaou, Saad, Sellah,
Aux habitants des villages :
Iferhounene-Iril El Arbi-Tifilkout-Soumer-Souk El Had-
Ait Hammou-Ait Idir Ouali-Hadouche-Taourirt-
Aït El Mansour-Tikilsa-Aït Ouatas-Tizit-Mnea-
Boumessaoud-Ouerja-Tirourda-Berber-Tizi Guefres-
Ait ali ouyahia-Tizit-Tirourda
A Myriem (adlis), Ravah, Allou Omar Derouich
8
RRATISSAJ DI TEWRIRT
FFГEMT-D A SUT TEWRIRT !
D ASIREKLI N LEMDERSA.
AM YERGAZEN AM TULAWIN ;
BESSIF D ARUMI,
LLUFAN DI DDUH YEDDA.
ASMI I SSERГAYEN IΣECCIWEN,
NEHSA-TEN DDUKLEN,
DINNA I Г-HEGGAN LEBLASA.
MI Г-HARBEN S IГUNAM,
TTESFIR BDAN,
NESΣEDDI LEMHASBA.
LEDJAMEΣ ΣZIZEN I TZALLIT,
GI NETCA TIГRIT,
DEGS I Г-TNUDA FRANSA.
IRGAZEN ATNA DI TEJMAΣT,
LITUNE YEQQWEL D TIBBURA
ID, QELΣEN-D A Г-PIKIYEN
SA’SSI’LANE CUDDEN
WIDAK IDEGΣEN TISURA.
TILAWIN ARA TTMEDJIDET,
ARA SSAWALET I LYUTNA
9
NAГ LYUTNA D ARUMI,
SIWLEMT I REBBI
A Г-IΣIWEN DI FRANSA !
AXI D LFEDJEΣ A TARWIHT !
D ABAYU UMI YETTGALLA.
YEGGUL WELLAH UR YEHNIT
AD A D-AGMEMT DI TALA.
YEGGUL A TEGGUMT AГRUM
A TECQECREMT LBATATA.
IMI D-FFГENT TEMRABDIN
AMZUN D TISEKKURIN,
AM TETBIRIN LKEΣBA.
TTNAΓED A UBRAHEM,
TEKKRED AY IZEM !
HADER AK-TERREZ LEΣNAYA !
ILAQ A TBEGNED ISEM-IK,
AF AKA RUT YESSIK,
ASSIREKLI AR ABRID-A.
10
Ratissage à Taourirt
Femmes de Taourirt ! Sortez toutes de chez vous !
C’est l’encerclement de la médersa (par les soldats)
Hommes ou femmes qui que vous soyez,
C’est la loi du Roumi ! (du plus fort)
Bébé dans son berceau n’est pas épargné !
En faisant brûler les gourbis,
Nous savions qu’ils reviendraient
Nous aménager, là, une couchette1.
Puisque conduites au bâton
En sifflant,
Nous serons maltraitées, c’est évident !
Oh ! Mosquée bien aimée, lieu de prière
En ton enceinte, sommes bastonnées,
Et passées à la fouille.
Nos hommes mis en quarantaine, à la djemaa,
Les tôles font offices de portes.
Que de piquets arrachés !
Au fil de fer attachés,
En guise de fermeture (clefs).
Les femmes se sont mises à hurler/
au secours ! mon lieutenant !
1 les femmes font allusion aux violences que les soldats prépareraient
– ici allusion aux viols
sihadj.abdenour
21/03/2008, 02h32
9
Préface
Un chasseur alpin raconte sa vie. Un fils de « fellagha »
raconte la sienne. Ce qu’elles ont de communs, ces deux
existences : le lieu du déroulement du drame, Iferhounéne,
un village kabyle posté depuis l’ère des quinqué gentii1 sur
un mamelon qui fait face à l’imposante chaîne du djurdjura.
En y installant leur camp dés 1956, les forces
d’occupation avaient visé un objectif stratégique, inspiré
de la nature même du relief escarpé et de la position dominante
du chef lieu de cette portion du territoire
algérien : Observer les mouvements des villages environnants
: Tifilkout, Ait arbi, Ait Hamou, Ait Mansour,
Barber, Taourirt Ali Ouanacer, Tikilsa. Quant à Haadouche
et les autres, même cachés, ils ne seront qu’à quelques
minutes de marche de là, à portée de canon.
Jadis panorama touristique pittoresque, le Djurdjura allait,
des années durant, offrir une image apocalyptique ou
se mêlent tous les malheurs d’un peuple marqué par son
histoire déjà trop agitée : batailles sanglantes, embuscades,
ratissage …torture, viols, exécutions sommaires.
Le chasseur et le fils de fellagha, ont passé ensemble
une partie de leur vie, face à face, chacun de son coté de la
barrière… Du barbelé qui sépare le village du camp militaire.
Sans se connaître, ils ont vécu les mêmes
événements historiques qu’ils ont ressentis chacun à sa
1 quinqué gentii. Terme romain, utilisé pour designer les 5 premières
tribus berbères installées au flan DJURDJURA, appelé par les romains,
Mons Ferratus ou montagne de fer, en raison de la résistance
farouche opposée à l’occupant.
10
manière, selon ses propres convictions. Différemment,
voire parfois même antagonistes, malgré le point commun
qui peut rapprocher les hommes dans certaines circonstances,
dans leur pensée, deux hommes épris de paix et de
justice.
Dans la première partie de cette oeuvre ; Le chasseur alpin,
nous livre les secrets de cette courte période de son
service militaire, passée à livrer bataille malgré lui, à un
ennemi invisible, au lieu disait-il, de séjourner en touriste
insouciant dans ce qu’en métropole, on appelait, fanfaronnerie
ironique « les vacances algériennes. »
Je ne dirai rien de sa vie privée, et ne porterai aucun
commentaire sur ses sentiments exprimés, dans ce livre
qui a le mérite de nous dire des choses authentiques, sans
détours, sur le drame vécu par le peuple algérien.
Si l’histoire est authentique, les noms des acteurs ont
été changés sciemment pour des raisons évidentes de respect
de la discrétion. Mais cela ne leur enlève en rien, la
reconnaissance du mérite ou la condamnation de l’opinion.
Nous laissons le soin sur cet angle, à l’Histoire pour en
juger.
A coté des faits véridiques endeuillants relatés par le
soldat, le narrateur a voulu mettre une place à l’amour, aux
sentiments positifs, à travers cette édile pour la Femme,
avec un grand F incarnée par YASMINA qui aurait pu
s’appeler Lila ou khelidja, ou encore Jacqueline, et résider
à Ait El Mansour, Taourirt ou encore Iferhounée, Tifilkout
ou Iril El Arbi ou tout simplement Lyon, Marseille, Nantes
dans un contexte de paix
Cette histoire est le fruit de la pure imagination délirante
du soldat français, pour rendre moins pénible, moins
cruelle, moins insupportable la vie, quand la mort est devenue
la rançon quotidienne pour tous, de quelque coté du
conflit où l’on peut se placer.
La deuxième partie de ce livre est consacrée aux récits
des faits de ces événements à la même période, vu d’un
11
oeil d’enfant innocent, qui n’avait que 4 ans et grandi dans
le fracas des armes jusqu’à l’age de 12 ans, pour finir seul,
privé de tous ses parents happés par la machine de guerre
infernale d’une puissance militaire. Ils sont 8 hommes de
la même famille, tous dans la force de l’age, en bonne
santé, bien éduqués, lettrés, à être tués par l’armée française,
entre 1958 et 1960, tous les armes à la main. Ils
étaient, ce que la propagande coloniale appelait « les Fellaghas
», et, que l’enfant de la guerre, fils de « fellagha »,
lui, a toujours pleurés, en secret, dans ses moments de plus
grande solitude. Pour lui, il ne subsiste aucun doute : ils
sont morts pour leur patrie, en martyrs de la révolution.
Cette oeuvre se veut un témoignage fort sur le sacrifice
du peuple algérien, le drame des hommes, des femmes et
des enfants colonisés, dominés, maltraités, torturés, assassinés.
Il est aussi une lueur d’espoir pour les générations montantes
de pays développés pour refuser, rejeter le fait
colonial et condamner la guerre.
Livre 1
Un soldat français m’a raconté…
Un épisode de la guerre d’Algérie
qui s’est déroulé dans mon village :
Iferhounéne (Kabylie 1958-1960)
Première partie
17
Insouciance
Août 1957, la date fatidique approchait, au mois de septembre
je serai convoqué pour effectuer mon service
militaire.
Ainsi une partie de ma vie s’achevait. Ma bicyclette
appuyée contre un arbre de la forêt de Senlis, j’étais allongé
sur un tapis de mousse et regardais le ciel bleu azur à
travers le feuillage d’un chêne centenaire. Mon enfance
me revenait en mémoire, toute ma tendre et heureuse jeunesse
passée dans ce quartier populaire de la Villette où se
côtoyaient Français, Italiens et Algériens sans grande harmonie
mais sans trop de problèmes. Les années de guerre
avaient eu raison des petites économies de mes parents,
consacrées en grande partie à l’achat de denrées payées au
prix fort, qui permirent à ma soeur et moi de nous alimenter
à peu près correctement.
Les instituteurs de l’école primaire de la rue de l’Ourcq
m’amenèrent jusqu’au certificat d’études que j’obtins facilement,
mais sans grand mérite, car j’apprenais facilement
et souvent mes leçons étaient retenues sur le chemin menant
à l’école.
J’avais passé avec succès l’examen d’entrée en sixième
du lycée Colbert, mais mon père, sachant qu’il ne pourrait
faire face à de longues et coûteuses études malgré les
bourses délivrées chichement, décida que j’apprendrais un
métier manuel. J’avais une préférence pour le métier
d’électricien, mais ma brave maman, gardienne d’immeu18
ble, (on disait concierge à l’époque, d’une façon moins
péjorative que maintenant) avait l’estime de "ses" locataires
et au cours d’une conversation avec une demoiselle de
l’immeuble, celle-ci lui fit part des avantages des métiers
des arts graphiques.
C’est ainsi qu’au mois de septembre 1951 la grande
famille des typographes comptait un apprenti de plus.
Merci chère maman de m’avoir fait épouser le plus beau
des métiers, hélas, obsolète aujourd’hui.
C’était le début de ma vie professionnelle, mais je ne
quittais pas pour autant l’enseignement général ; tous les
mercredis pendant quatre ans, je retrouvais les bancs et
ateliers de la prestigieuse École Estienne ; les professeurs
nous enseignaient avec autorité et compétence de solides
cours théoriques et pratiques sur les métiers de l’imprimerie.
Tous les soirs je rentrais chez moi vers 17h30 ; après
une rapide toilette, je rejoignais mes copains au café "La
Mandoline", c’était notre lieu de rencontre habituel ; le
petit groupe que nous formions était sans histoire ; tout le
monde nous connaissait, les quelques voyous du quartier
eux-mêmes nous saluaient, nous avions usé nos fonds de
culottes sur les mêmes bancs d’école ; pour eux, nous faisions
partie du paysage depuis toujours et ils nous
fichaient une paix royale. Nous avions de bons rapports
avec les Italiens et les Maghrébins qui malgré leur nombre
élevé se faisaient discrets.
Après avoir dégusté une ou deux boissons non alcoolisées
(le lait grenadine était très à la mode à cette époque),
nous "montions" nonchalamment jusqu’au métro "Crimée"
pour y retrouver d’autres copains et surtout nos
chères copines… J’étais très amoureux de Denise. Avec le
recul je pense qu’il s’agissait plutôt d’attirance physique ;
ce sentiment qu’inspire une jolie fille de dix-huit ans à un
bellekarima
21/03/2008, 02h37
Meilleur livre?
et bien mon livre, plutôt mes livres
1.fils de fellagha
2.la guerre franco algérienne dans la poésie populaire kabyle
3.la guerre vécue par un chasseur alpin en kabylie
4.les troupes du colonel Amirouche-en cours d'édition
www.publibook.com
cherchez l'auteur : abdenour si hadj mohand
Merci pour les liens :)
Voici les résumés des livres:
- Fils de fellagha
Résumé : 1959. Depuis quelques années déjà, l’Algérie s’est soulevée contre la France coloniale, réclamant son indépendance. Le pays est en proie à un conflit qui l’oppose à l’armée française. Les Algériens sont eux-mêmes divisés, les harkis affrontant les fellaghas. Si Hadj Mohand Abdenour, alors âgé de neuf ans, vit en Kabylie, dans le village d’Iferhounène. Il est le fils d’un résistant exécuté la même année par des soldats français. A son tour, l’enfant entre en résistance et se voit confier des missions qui, pour être courtes, n’en sont pas moins dangereuses. Avec "Fils de Fellagha", l’auteur fait retour vers cette époque déterminante de son histoire et décrit son parcours de jeune fellagha, inspiré par un père que l’on peut qualifier d’héroïque. Il nous confie ainsi son quotidien de résistant, la peur, mais aussi son indéfectible volonté de lutter contre un système inique, violent et meurtrier.
[ lire les premières pages du livre (http://www.publibook.com/librairies/publibook/images/3456d.pdf) ]
- La Guerre franco algérienne dans la Poésie populaire kabyle
Résumé : En 1959, en Kabylie, lors de la guerre d’indépendance algérienne, le père de Si Hadj Mohand Abdenour est froidement exécuté par les militaires français après avoir subi tortures et humiliations. Afin de rendre hommage à ce père, trop tôt retiré à sa femme et à ses huit enfants, mais aussi pour faire œuvre de mémoire, l’auteur retrace ici les derniers jours d’un homme dont la volonté ne plia pas face à l’horreur et au jusqu’au-boutisme du système colonial. Mais au-delà du père, c’est aux résistants de toute la Kabylie que ce texte est dédié. En effet, pour que les plus jeunes n’oublient pas l’héroïsme de leurs aînés, l’auteur se fait compilateur et regroupe poèmes et chants kabyles nés de ce conflit, que ce soit dans les camps de prisonniers ou dans le maquis. Un texte entre témoignage familial et transmission littéraire.
[ lire les premières pages du livre (http://www.publibook.com/librairies/publibook/images/3447d.pdf) ]
- La Guerre vécue par un chasseur alpin
Résumé : 1957. Jean a tout juste vingt ans. Appelé, il effectue ses classes de chasseur alpin et embarque pour l’Algérie. Un camp au cœur des montagnes de Kabylie. Autour, partout et nulle part, l’ennemi. Invisible. Jadis panorama touristique pittoresque, le Djurdjura va, des années durant, offrir une image apocalyptique: exactions en tout genre, torture, viol. Plongé dans un univers qui le transforme, l’Homme tente de dominer sa sauvagerie. Entre les mensonges pour rassurer les parents, les patrouilles, les embuscades et les fouilles de villages, Jean essaie de s’adapter…
[ lire les premières pages du livre (http://www.publibook.com/librairies/publibook/images/3557d.pdf) ]
Voici le lien pour accéder directement a la liste de ses livres : http://www.publibook.com/boutique2006/auteur.php?auteur=10064
sihadj.abdenour
22/03/2008, 19h56
EL QAOULIOU YAVDHA AFALLIF
ALLAH YA LATIF
AVRIDHA QWANE LES RALLIES
OUAHMAGH DHACHOU YEZDEKSEN
ELDJAYER AAZIZEN
MIGOUDJANE ALLI GOUMMIERS
ELDJAZAIR OURKOUNTAHWADJ
KOUNOUI ALAKHMADJ
THALLA THARRAOU THIK ANVI
NAK OULIOU YOUGUI ADHISVAR
IFRANSA AYIDAHDHAR
AYEDASSAOUEL A LI RALLIERS (les ralliés)
LMOURAD DHLISTIQLAL
AMASSA ANAMZAR
ADIFRAZ OUHARRI DHOUAKLI
sihadj.abdenour
22/03/2008, 21h37
Chapitre 2 :
Femmes , enfants et chibanis , expulsés de leur village par la 1° section des chasseurs alpins dirigée par le lieutenant PELARDDI , aux ordres du capitaine Wolf et du Capitaine Favier.
Qui ne se souvient pas non plus de ce lieutenant « boiteux », un chasseur alpin de haute et taille fine. Il donnait le visage d’un homme nerveux, irritable conviendrait le mieux pour le caractériser peut être plus juste. il dégaina son pistolet d’un geste fébrile avec l’intention avouée de tirer à bout portant sur mon grand père Hadj Ali , après que celui-ci lui eut intimé l’ordre d’inciter les villageois à s’enrôler dans les rangs de l’armée française , il avait répondu d’abord sans aucune hésitation « oui mon capitaine ! » pour n’avoir rien compris à ce que lui disait ce FSE de grade de lieutenant, avant de se corriger après que le harki présent sur les lieux lui eut expliqué dans sa propre langue la demande du lieutenant en ces termes : « A SIL HADJ ALI ! Je crois que tu n’as pas compris ce que le lieutenant est en train de te demander ? », En ajoutant : « il dit que vous devez, en votre qualité de chef respecté de tous les villageois, inviter vos concitoyens à porter l’uniforme français et assurer la garde contre les infiltrations et les attaques de fellaghas »
A ce moment, comme dans une pièce de théâtre, El hadj Ali, d’un air étonné , et d’une voix excitée , avec un geste menaçant de l’index , lâcha son refus d’obtempérer : « abaden ! Jamais ! Nous ne prendrons les armes contre nos enfants et nos frères, fussent ils ce que vous appelez les fellaghas, encore mieux !des hors la loi ».
La spontanéité et la détermination de notre chibani ont fini par excéder le militaire qui brandit le pistolet balle au canon, à cet instant précis, et comme dans un film de gangsters, un autre soldat fse bondit sur cette arme qu’il arracha d’un geste énergique de la main du lieutenant, pour l’empêcher de tirer. Il s’en est fallu de peu que notre chibani soit assassiné ce jour. A cause de son intransigeance ou de l’entêtement du roumi ? Qui avait raison dans cette affaire d’expulsion d’enfants et de femmes de leur chez soi.
Wolf a tiré sa leçon, il n’y avait vraiment rien à faire avec cette famille de fellagas. Ils doivent tous quitter leur village. Mais où doivent ils aller ? Où peuvent ils se réfugier ? Surtout à cette période de l’année. les habitants des villages avoisinants vont-ils les accueillir comme des hotes , à bras ouverts ou au contraire appréhender leur arrivée – la peur des représailles, des habitants de Tikilsa , Taourirt , Tifilkout, Ait Ouatas ne va – t -elle pas pousser vers un conflit intestin ? Les membres de notre famille « de fellaghas » ne vont-ils pas continuer à errer dans les champs et finir par passer la nuit dehors ? Et ces enfants de quelques mois, quelques années qui n’ont pas eu droit ce soir à leur dîner, vont-ils pouvoir résister aux agressions de cette nature sauvage ? Ce climat capricieux et son amplitude thermique entre le jour et la nuit, ou entre les différentes saisons trop grande pour la supporter. Qu’importe ce sont des kabyles ou des arabes .ceux sont ce que les stratèges foudres de guerre coloniaux appellent sans hésitation aucune, sans état d’âme les dégâts collatéraux – encore faudrait- il faire prendre conscience à ces mêmes zélés que l’action militaire qu’ils menaient en ce moment précis, en cette année 1958, était loin d’être ce qu’ils appellent, selon leur propre vocabulaire, une opération de police. Qui plus est, ces enfants affamés, terrifiés, parce que leurs amours de papas ont pris le chemin de la rébellion. Leur résidence est le djebel, ils sont destinés à cette vie de sauvage. Cela me rappelle un Maréchal d’une certaine époque tout aussi triste qui faisait des femmes et des enfants des prisonniers, un butin de guerre. C’était en 1854, à ce même endroit que le Docteur et non moins général de division A Bertherand relevait déjà dans son œuvre « campagnes de Kabylie » « que plus 230 prisonniers ont été faits, des femmes et des enfant pour la plupart, À Thiferounene » pour dire Iferhounéne ; « en passant par illilten »
Comme en 1954 les techniques ont évolué mais le but est demeuré le même : occuper, spolier, affamer, torturer, violer et assassiner ; pour quel objectif ? Au delà du dessein de la satisfaction des besoins économiques, il y a celui d’assouvir les instincts bestiaux, criminels.
C’est la conjugaison de la recherche du bien être de l’humanité « européenne » avec la négaton, la suppression physique de l’humanité tout court. Si ce n’est pas cela le nazisme , alors je délire - laissez moi alors ce droit de délirer, de dire ce qui pour moi est lourd , trop lourd à supporter ; cette propension impérialiste à vouloir édifier sa stratégie de sortie de crise , de développement , de leur système global décadent sur le malheur de millions d’enfants , de femmes qu’ils livrent à la torture à la privation aux lois scélérates de l’impôt payable sur chaque arbre , chaque animal domestique que puissent posséder ces pauvres êtres transformés déjà en animaux eux mêmes. Ces enfants qui n’ont d’autre issue que la voie tracée par leurs pères et leurs frères aînés qui, malgré la supériorité écrasante de l’ennemi, ont choisi de se battre et mourir pour sauver ce qui reste de leur unique richesse: la dignité d’êtres humains.
Ils se battent , ces colonialistes pour nous occuper, nous asservir , nous martyriser , nous spolier nous tuer. Nous nous battons pour exister.
Ils sont les envahisseurs. Nous sommes les indigènes et non moins propriétaires des lieux. Légitimes.
Ils sont dotés de gros moyens et d’esprit matérialiste. Nous sommes armés de la foi et du courage.
Ils guerroient pour s’enrichir illicitement. Nous résistons pour vivre humblement. C’est la lutte du mal contre le bien où seule la volonté divine en sort triomphante.
Ils tuent leurs frères issus du même ancêtre Adam, l’œil sera toujours là à les regarder du ciel, et la fin de la guerre n’est pas la fin du supplice, Celui de l’esprit pour ceux- là qui auront dans le feu de l’action oublié qu’il existe un jugement dernier que chaque être humain, agresseur ou victime doit inexorablement subir. L’agresseur ne pourra impunément oublier sa victime ; l’espace d’une courte existence pour savourer le butin illicite et illégal, fruit d’une sauvage, criminelle, génocidaire invasion
Extrait de l’ouvrage :
« Les troupes du colonel Amirouche, les Chasseurs alpins et les Harkis, en Kabylie » Guerre d’Algérie 1954-1962
Du même auteur : Abdenour Si hadj Mohand
1. la guerre vécue par un chasseur alpin en Kabylie
2. la guerre franco algérienne dans la poésie kabyle
3. Fils de fellagha
Aux éditions publibook, 14 rue des volontaires Paris 75015 : www.publibook.com
Fils de Fellagha
Notre avis
Avec "Fils de Fellagha", Si Hadj Mohand Abdenour fait œuvre de mémoire. Certes, l’auteur relate son expérience de combattant pour...(suite)
par Abdenour Si Hadj Mohand
108 pages.
Prix Papier : 13€
Prix Papier : 12.34€
La Guerre franco algérienne dans la Poesie populaire kabyle
Notre avis
Dans cet ouvrage hybride, soustraire à l’oubli ce qui doit être retenu de nos prédécesseurs prend une forme plurielle mais pourtant...(suite)
par Abdenour Si Hadj Mohand
34 pages.
Prix Papier : 10€
Prix Papier : 9.5€
La Guerre vécue par un chasseur alpin
Notre avis
En puisant dans leurs souvenirs, Abdenour Si Hadj Mohand et Jean Collet offrent une vision authentique de ce conflit hors-norme qu’on...(suite)
par Abdenour Si Hadj Mohand
384 pages.
Prix Papier : 26€
Prix Papier : 24.7€
sihadj.abdenour
22/03/2008, 22h28
EL QAOULIOU YAVDHA AFALLIF
ALLAH YA LATIF
AVRIDHA QWANE LES RALLIES
OUAHMAGH DHACHOU YEZDEKSEN
ELDJAYER AAZIZEN
MIGOUDJANE ALLI GOUMMIERS
ELDJAZAIR OURKOUNTAHWADJ
KOUNOUI ALAKHMADJ
THALLA THARRAOU THIK ANVI
NAK OULIOU YOUGUI ADHISVAR
IFRANSA AYIDAHDHAR
AYEDASSAOUEL A LI RALLIERS (les ralliés)
LMOURAD DHLISTIQLAL
AMASSA ANAMZAR
ADIFRAZ OUHARRI DHOUAKLI
POEME DICTE PAR AINI
1958-IFERHOUNENE
TRADUCTION FRANÇAISE
Mon discours commence par la lettre A
Diable! Quel malheur!
Cette fois y a trop de rallies (harkis)
Je suis sceptique quant à ce que l'on peut reprocher
À l'Algérie chérie
Pour s'engager dans les rangs des goumiers (le goumme)
L’ALGÉRIE n’à que faire de vous
Oh! Renégats que vous êtes
Elle peut compter sur ses fils authentiques
Quant à moi, je ne peux supporter
Que la France m'adresse la parole
Pour m'appeler "rallies"
Notre objectif étant l'indépendance
On se reverra ce jour
On distinguera alors entre l'homme libre et l'esclave
Ce poème met en comparaison les choix faits par les maquisards et les harkis et goumiers durant la guerre de libération (1954-1962). Une fois de plus je ne fais que rapporter intégralement ce que la vox populi a chanté sans rien ajouter ni retrancher. Si le terme ALLOUKHMADJ avait été utilisé , il correspond bien par rapport à l'époque aux agissements des FSE et FSNA qui , heureusement ne se sont pas tous faits remarqués par les exactions , les violences et les viols.
réso-révo
03/05/2008, 01h21
on peut pas préféré un livres ,méme pas un auteur .
je dirais :doeistovski ,l'idiot
"1984" de Georges Orwell est un chef d'oeuvre de la littérature du XXème siècle. Son Big Brother est entré dans le langage courant.
Moi personnellement, je papillonne dans differentes types de litteratures, et je suis très faciné et éblouit par la narration des écrivains germaniques et parmis les livres que j'ai lu et m'ont vraiment marqué:
cette année:
" L'ombre du vent" à Carlos Ruiz Zafon
Et dans d'autres précedentes
Les oeuvres suivants de Zweig:
" Vingt-quatre heures de la vie d'une femme"
" Le Joueur d'échecs"
" La Pitié dangereuse"
Et à David lodge:
" Jeux de maux"
Et Amin Maalouff:
" Les Identités meurtrières"
" Samarcande"
" Le Périple de Baldassare"
" Le rocher de Tanios"
A conseiller vivement!
Et çà serait bien qu'un formiste lira un des livres que j'ai cité pour qu'on puisse en discuter!
Cordialement
abdounadi
16/05/2008, 20h12
pour ce qui des lectures qui m ont marqué, je cite:
goethe dans " les souffrances du jeune Werther"
amin maalouf dans " leon l africain", " le premier siecle apres beatrice"
rachid mimouni dans " le fleuve détourné"
buck dans " la trilogie chinoise"
....etc
çà parle de quoi leon l'africain, abdounadi??
reine des berbères
13/06/2008, 23h19
salut, je voudrai savoir si quelqu'un a lu le livre "le commun des mortels".
Juste une question quand on emploie l'expression le commun des mortels,çela veut dire quoi au juste? Exemple: Les traités d’enquête publique sont imbuvables par "le commun des mortels". .. merci pour tous et bonne fin de journée!
"Le commun des mortels" est une locution, qui designe la majorité des personnes, et les gens en général.
De quel auteur? d'alain Koch (kokor)?
salut, je voudrai savoir si quelqu'un a lu le livre "le commun des mortels".
Juste une question quand on emploie l'expression le commun des mortels,çela veut dire quoi au juste? Exemple: Les traités d’enquête publique sont imbuvables par "le commun des mortels". .. merci pour tous et bonne fin de journée!
abdounadi
19/06/2008, 16h11
çà parle de quoi leon l'africain, abdounadi??
" leon l africain"( le heros) est en fait une biographie imaginaire partant de faits reels. leon de son vrai nom mohammed ben hassen el wazzane( le pesanteur) y relate ainsi sa vie a grenade (son pays natal), son enfance, les évènements de la reconquista en 1492, ses voyages et periples en terre d afrique( sejelmassa, tomboctou, fes, bejaia...) au caire, a la mecque ou il effectuait le pelerinage. de retour de la mecque, il a été capturé en mediterranée par des pirates siciliens qui l amenent a rome. a rome , il a pu approcher la famille des sforza a florence, la ville de la renaissance. cette famille connue pour son amour de l art, et la littératre et de la culture ...c est a rome que leon connut ces glorieux jours en redigeait sa fameuse " description de l afrique" une reference pour les europeens, mais aussi en jouant l intermediaire entre rome et "la sublime porte"dans leurs negociations...etc .bref il n y a pas mieux que de le lire toi meme. a+
Merci, franchement! vous m'avez donné envie de le lire!
Chaque fois que je parte à la librairie et je le prend pour l'acheter. Je me resigne à la dernière minute.
Maintenant, c'est decidé je vais lire!
" leon l africain"( le heros) est en fait une biographie imaginaire partant de faits reels. leon de son vrai nom mohammed ben hassen el wazzane( le pesanteur) y relate ainsi sa vie a grenade (son pays natal), son enfance, les évènements de la reconquista en 1492, ses voyages et periples en terre d afrique( sejelmassa, tomboctou, fes, bejaia...) au caire, a la mecque ou il effectuait le pelerinage. de retour de la mecque, il a été capturé en mediterranée par des pirates siciliens qui l amenent a rome. a rome , il a pu approcher la famille des sforza a florence, la ville de la renaissance. cette famille connue pour son amour de l art, et la littératre et de la culture ...c est a rome que leon connut ces glorieux jours en redigeait sa fameuse " description de l afrique" une reference pour les europeens, mais aussi en jouant l intermediaire entre rome et "la sublime porte"dans leurs negociations...etc .bref il n y a pas mieux que de le lire toi meme. a+
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