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gladiator
13/08/2007, 20h08
L'Aile de la Voyelle Par Achour Ouamara (http://www.tifilkout.com/pages/Achour-Ouamara)

Oubliez Dihya-la-Kahina,
oubliez Fathma n Summer,
oubliez Hassiba Ben Bouali,
oubliez Nabila Djahnine,
oubliez...
Du reste, qui convaincre ?
L'homme à la naissance glorifiée ?
Le prêcheur enivré de sourates ?
Le législateur qui statue sur nos mères pour les codifier ?
Il n'est d'affranchissement réel que celui qui substitue drastiquement aux désirs de gynécée la passion de l'égalité sororale.
Il n'est de promesse abrogeante que celle qui oppose didactiquement aux prescriptions célestes nos exigences terrestres.
Il n'est de Demain radieux que celui qui ose l'audace d'une rupture franche face à une société chargée de tant d'années inégales. Et coupables !
Et si, dans ce cas d'espèce, toutes les querelles de nos ancêtres nous paraissent vaines, les nôtres sont condamnées à être fécondes, ou nous laisserions lâchement notre indignité en héritage à nos enfants.
Il nous reviendra donc d'opposer aux sermons des fatwas le serment de désobéissance,
de répondre aux injustes prestations masculines par de farouches protestations,
de frotter à l'ortie le sceau discriminatoire du législateur,
et le ranger sans recours au magasin des registres honteux.
Ni fiancée vierge, ni épouse féconde.
Etre et non avoir.
Citoyenne et non domestique.
Levier et non accessoire.
Non ! la Femme n'est pas l'avenir de l'Homme.
La femme n'est pas l'avenir de l'Algérie.
Elle est mesure d'aujourd'hui,
mesure de notre incommensurable.
Elle n'est plus marge des marges.
Elle est centre des centres,
le plein de notre béance.
Vacillement de notre mâlitude.
Elle est voyelle sans qui la consonne est orpheline.
Et nous, sans elle, nous sommes manqués.
Pourtant, nous en faisons l'ennemie familiale,
cible de notre pathos. Religieux. Coutumier. Ancestral.
La femme sauvage nous effraie, et nous avons mal à notre virilité agonisante.
Surtout n'invoquons plus nos mères !
Les ventres qui nous portèrent nous exhérèdent de la parole lactée.
Interrogeons plutôt nos abîmes d'infamie,
nos manquements que nous érigeons en règles d'honneur canonique.
Alors, que reste-t-il pour notre commun salut ?
Apposer le scellé sur la bière de nos privilèges.
Mettre à bas le cloître pour le dehors reconquis.
Transformer la moitié en part entière.
Céder la force altière pour une tranquille altérité.
Poser à jamais une stèle sur l'odieuse tutelle.
Car l'horizon est commun ou ne sera pas.

Halima
15/08/2007, 03h43
Bonjour Gladiator,

Qui est Achour Ouamara? J'ai jamais entendu parler de lui?

Nabila Djahnine. C'était une étudiante en architecture à l'université de Tizi Ouzou? Elle était toujours active et je pense qu'elle avait fondé une association appelée Thafath ou ... (je ne me souviens pas du nom).

A la fin de ses études elle avait travaillé à Tizi Ouzou pour Génie cider je pense. Elle a été assassinée mais j'ignore les circonstances dans lesquelles elle a été tuée. Bien sûr elle gênait et c'est pour cela qu'on la tuée, mais qui et pourquoi?

Malika
15/08/2007, 06h26
Moi aussi je me souviens de Nabila Djahnine. Lorsque je suis allée à l'université elle était en dernière année d'ingéniorat en architecture.

J'étais étudiante en France lorsqu'elle a été assassinée et moi aussi je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Mais on m'a dit qu'elle a été tuée par des terroristes.

Elle était encore jeune... Alah yerhamha.

reine des berbères
14/02/2008, 03h23
Le livre qui m'a marqué le plus est «« jamais sans ma fille»». Je l'ai lu, il ya à peu près 15ans. Ça parle d'une femme américaine mariée à un iranien. puis elle raconte comment elle s'est battue pour retourner dans son pays, mais avec sa fille de 5ans. avec son courage, elle a réussi. Aussi, j'ai aimé l'histoire de L'alchimiste. J'ai appris beaucoup de valeurs sans ces lignes. Je cherche un livre intitulé«« le grand Bets be» je ne sAIS PAS COMMENT ÇA S'ÉCRIT , C'est un ami qui l'a lu dans le temps, en version anglaise«« the gréat bets be»» . Ça raconte l'histoire d'un homme qui est tombé amoureux d'une femme riche. Lui , comme il était pauvre, il ne pouvait pas l'aborder. Il avait juste le droit de la voir de loin, dans des bals. Un beau jour, il a eu la nouvelle du mariage de sa dulcinée avec un homme célèbre. Il décida alors de travailler fort pour l'avoir à ses côtés. Éfféctivement, iL travailla dur jusqu'à prendre place au sein des aristocrates, qu'il voyait de très bas. le temps passe, son coeur bat toujours pour sa bele jeune femme. Un jour, il invita le couple de sa bien aimée. Puis, cela ce fut à plusieurs reprises. Et la femme tomba amoureuse du bets be. les problèmes conjugaux commencèrent entre la jeune femme et son époux. ils finissaient par divorcer. Bets be arriva enfin à son désir qui perdurait depuis des années. Enfin du compte, il constata que ses éfforts, et ses souffrances n'étaient que du temps perdu, car la jeune femme nétait qu'un être ordinaire. Et Il finit par se suicider. Si quelqu'un l'a lu, dites moi son auteur, je le chercherai à la bibiliothèque. Merci et À la prochaine............