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Voir la version complète : Qui était Si Muhend U Mhend ?


alvaz-94
21/09/2008, 20h53
Né probablement entre 1843 et 1850, selon différents temoignages, Si Muhend U Mhend At Hamadouche vient au monde à Icheraîouen, un village de Tizi Rached, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Tout enfant, Si Muhend U Mhend connaitra les premieres exactions du colonialisme ; son village natal sera rasé par les troupes du général français RANDO. Les At Hamadouche s’installeront alors à Sidi Khelifa, dans la région de Larbaa Nat Iraten, non loin d’Aqbu (petit village dans la Wilaya de TIZI-OUZOU). Dans la région d’Illoullen, Si Muhend U Mhend aura la chance de fréquenter la zaouia de Sidi Abderrahmen des Illoulen, prés d’Azzazga, où il recevra l’essentiel de son instruction, après avoir eu une formation élémentaire à Sidi Khelifa, Malheureusement, la stabilité ne durera pas longtemps, le père de Si Muhend U Mhend sera exécuté, et son oncle déporté en Nouvelle Calédonie, tous deux accusés d’avoir participé activement à l’inssurection de 1871, initiée par les Cheikhs Aheddad et El- Mokrani. Les At Hamadouche connaitront alors l’exode qui les eparpillera sévérement. La mère de Si Muhend U Mhend retournera à Ichraiouen en compagnie du jeune frère. Le frère aîné s’exilera en Tunisie. Si Muhend U Mhend, lui, entamera alors la vie de troubadour et, par moments de misère, de va-nu-pieds. Toute son existence durant, le poète gagnera sa vie en s’exerçant à divers metiers, et le soir venu, au rythme de la vie du berger, Si Muhend U Mhend dépensera toute la rente du jour. Il connaitra de façon exessive le vin, l’opium et autres filles de joie. Mais ses joies ne seront qu’éphèmeres ; toutes les déceptions de la vie, la trahison, le complot..., feront grand cas dans sa thématique. Ainsi, donc, tous les vices collés au poète comme son ombre consumeront sa santé et auront raison de sa vie. Muhend U Mhend quittera ce monde à l’hôpital des Sœurs Blanches, près de Michelet (actuel Aîn El-Hammam), en 1906. Il sera enterré au cimetière Asqif n Tmana. Et il continueara toujours à être un témoin potentiel de son époque. Une époque marquée par une tentative d’acculturation de la popualation kabyle, après surtout l’insurrection de 1871. Si Muhend u Mhend préférera l’errance de ville en ville à la stabilité sous l’autorité de l’administration coloniale. Après ce qu’il a vécu comme exactions et humiliation en compagnie des siens, il restera toujours rebelle au nouvel ordre. Un ordre qu’il dénoncera à travers un nombre inestimable de poèmes forgés par sa force du verbe, plus de trente cinq ans durant. Comme il apparaît à travers ces quelques lignes, il n’est pas adéquat de conjuguer la biographie de Muhend U Mhend au passé, car les poètes de sa trempe ne meurent jamais !
Né probablement entre 1843 et 1850, selon différents temoignages, Si Muhend U Mhend At Hamadouche vient au monde à Icheraîouen, un village de Tizi Rached, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Tout enfant, Si Muhend U Mhend connaitra les premieres exactions du colonialisme ; son village natal sera rasé par les troupes du général français RANDO. Les At Hamadouche s’installeront alors à Sidi Khelifa, dans la région de Larbaa Nat Iraten, non loin d’Aqbu (petit village dans la Wilaya de TIZI-OUZOU). Dans la région d’Illoullen, Si Muhend U Mhend aura la chance de fréquenter la zaouia de Sidi Abderrahmen des Illoulen, prés d’Azzazga, où il recevra l’essentiel de son instruction, après avoir eu une formation élémentaire à Sidi Khelifa, Malheureusement, la stabilité ne durera pas longtemps, le père de Si Muhend U Mhend sera exécuté, et son oncle déporté en Nouvelle Calédonie, tous deux accusés d’avoir participé activement à l’inssurection de 1871, initiée par les Cheikhs Aheddad et El- Mokrani. Les At Hamadouche connaitront alors l’exode qui les eparpillera sévérement. La mère de Si Muhend U Mhend retournera à Ichraiouen en compagnie du jeune frère. Le frère aîné s’exilera en Tunisie. Si Muhend U Mhend, lui, entamera alors la vie de troubadour et, par moments de misère, de va-nu-pieds. Toute son existence durant, le poète gagnera sa vie en s’exerçant à divers metiers, et le soir venu, au rythme de la vie du berger, Si Muhend U Mhend dépensera toute la rente du jour. Il connaitra de façon exessive le vin, l’opium et autres filles de joie. Mais ses joies ne seront qu’éphèmeres ; toutes les déceptions de la vie, la trahison, le complot..., feront grand cas dans sa thématique. Ainsi, donc, tous les vices collés au poète comme son ombre consumeront sa santé et auront raison de sa vie. Muhend U Mhend quittera ce monde à l’hôpital des Sœurs Blanches, près de Michelet (actuel Aîn El-Hammam), en 1906. Il sera enterré au cimetière Asqif n Tmana. Et il continueara toujours à être un témoin potentiel de son époque. Une époque marquée par une tentative d’acculturation de la popualation kabyle, après surtout l’insurrection de 1871. Si Muhend u Mhend préférera l’errance de ville en ville à la stabilité sous l’autorité de l’administration coloniale. Après ce qu’il a vécu comme exactions et humiliation en compagnie des siens, il restera toujours rebelle au nouvel ordre. Un ordre qu’il dénoncera à travers un nombre inestimable de poèmes forgés par sa force du verbe, plus de trente cinq ans durant. Comme il apparaît à travers ces quelques lignes, il n’est pas adéquat de conjuguer la biographie de Muhend U Mhend au passé, car les poètes de sa trempe ne meurent jamais !

djamel
22/09/2008, 01h17
a fellass yaafou yarhemm.c'est un vrai erudit.