alvaz-94
26/09/2008, 04h47
Pour remplacer les actuelles batteries des téléphones, à base de lithium, les piles à combustible, alimentées par de l’hydrogène, sont des candidates sérieuses : à masse égale, elles donnent déjà de meilleurs résultats. Mais voilà, l’hydrogène est un gaz volatil et inflammable, donc hautement dangereux à stocker. Une des solutions possibles pour limiter les risques : le produire à l’intérieur même de la pile. Des chercheurs de l’Institut des nanotechnologies de Lyon ont pour cela ouvert une nouvelle piste : une réaction écologique à partir de « grains de sable » nanométriques. « Concrètement, nous avons produit des grains de 1 à 3 nanomètres de diamètre, composés de plusieurs atomes de silicium, explique Vladimir Lysenko, chargé de recherche à l’INL. Pour une raison simple : on sait depuis longtemps que la structure du silicium dit ‘‘poreux’’ est couverte d’atomes d’hydrogène. Or, passer d’une structure ‘‘solide’’ à une poudre permet d’augmenter, à masse égale, le nombre d’atomes. » Les tests montrent que des rendements énergétiques de 600 Wh/kg sont envisageables, contre les 200 des piles classiques. La société Paxitech de Grenoble s’appuie sur le brevet déposé par les chercheurs de l’INL pour produire de l’hydrogène via ce fameux silicium nanostructuré. D’ici 2009, ils projettent d’alimenter le marché des équipements de sites isolés (balises en mer, matériel de montagne) avec ces batteries à meilleur rendement et très autonomes. De leur côté, les scientifiques cherchent maintenant à rendre ce stockage d’hydrogène « réversible » pour, à terme, recharger la pile.