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Voir la version complète : Salman Rushdie, L'Enchanteresse de Florence


alvaz-94
04/10/2008, 18h29
Un musulman bienveillant, ouvert et éclairé

Lorsqu'on fait sa connaissance, il prétend se nommer «Mogor dell'Amore». Il vient de quitter Florence - nous sommes au mitan du XVIe siècle - et il navigue vers les Indes lointaines avec, dans ses bagages, une lettre volée, écrite par Elisabeth Tudor: ce parchemin sera son sésame, la clé qui lui donnera accès à la cour du Grand Moghol Jalaluddin Muhammad Akbar. En débarquant à Sikri, la capitale impériale, le Florentin découvre une citadelle envoûtante, un diadème de palais et de mirages. «Le soleil montait vers son zénith et la chaleur du jour faisait trembler l'air comme une antilope effrayée, en effaçant presque la frontière entre raison et folie, imaginaire et réel.»
C'est là que règne Akbar, un musulman bienveillant, ouvert et éclairé, tout le contraire de ceux qui ont lancé leur fatwa contre Rushdie... A Sikri, la cité radieuse qui «n'appartient ni à une religion ni à une tribu», le Grand Moghol laisse souffler les vents de la liberté: il a fait édifier une maison de tolérance où chacun peut s'exprimer sans la moindre censure, boire du vin sans offenser les prêtres et «même nier l'existence de Dieu ou réclamer l'abolition de la monarchie».
La rencontre entre le souverain - porte-parole idéal de Rushdie - et Mogor dell'Amore - qui se fera bientôt appeler Niccolo Vespucci - pourrait sortir d'un conte oriental. Un festival de raffinements, avant que le Florentin ne soit frappé de disgrâce: il devra alors subir la pire des épreuves, un affrontement avec un éléphant aveugle, redoutable, qu'il saura apprivoiser grâce à un parfum magique. Protégé par le ciel, il ne tardera pas à recevoir de nouveau les faveurs du Grand Moghol. Entre-temps, comme dans Les mille et une nuits, Rushdie aura multiplié les parenthèses et les digressions, autant d'enluminures ciselées sur les arabesques d'un récit intarissable.
Lequel rebondit au moment où Niccolo Vespucci, alias Mogor dell'Amore, fait à Akbar la plus troublante des confidences: il prétend être son oncle, une révélation rocambolesque mais plausible, car chacun sait à la cour que la famille du souverain est une inextricable forêt de mystères. Autre révélation: le Florentin dit être le fils de la divine Qara Köz, une princesse aux yeux d'ébène, une enchanteresse toujours accompagnée d'une esclave «aussi resplendissante qu'elle»... Les deux héros de Rushdie descendent-ils de la même femme? La magicienne Qara Köz leur a-t-elle transmis les secrets de son prodigieux pouvoir sur les humains? Le royaume d'Akbar sera-t-il ébranlé par les confidences de son hôte si singulier? Et que dira l'enchanteresse au Grand Moghol lorsque, sous sa tente de brocart, elle surgira soudain dans ses rêves, «belle comme une flamme»?
C'est sur ces énigmes que se noue le roman, qui fait magistralement revivre l'Orient et l'Occident du XVIe siècle, entre bordels et harems, palais et gondoles, complots et épidémies de peste. Avec des ombres célèbres qui se faufilent dans les coulisses, Machiavel, les Médicis, Dracula ou Savonarole. Sur son tapis volant, Rushdie fait des prouesses. Et d'une histoire à l'autre, il fredonne sans cesse le même refrain: un fabuleux éloge de la féminité. «La femme, dit Akbar, détourne votre esprit de la mort, sèche vos larmes brûlantes et calme votre envie de savoir à quoi ressemble le Jugement dernier.»
Au passage, le sulfureux auteur des Versets sataniques ne résiste pas au plaisir de fustiger, par-delà les époques, le fanatisme religieux et l'intolérance enturbannée. Aux dérives islamistes d'aujourd'hui, il oppose l'humanisme chevaleresque de son cher Akbar, qui dit détester les barbus parce que «la barbe tire sa nourriture des testicules». Mêlant le merveilleux, la satire et la chronique historique, L'enchanteresse de Florence est un des meilleurs romans de Rushdie. Avec cette conclusion, qui est la clé de toute bonne littérature: «La vérité se cache dans les histoires les plus mensongères du monde.»

mohand
07/10/2008, 20h25
Salman Rushdie, Apostasy and Khomeini's Fatwah..
4e7zeuXIcio
Je vais essayer de traduire un peut le contenu de la video en francais et excuser moi si la traduction n'est pas aussi comprehensif.
Abdel hakim mourad parle de l'apstasy qui est synonime de la trahison dans n'autre language actuel,
L'islam a laisser le chatiment des traitres pour lui seul,bien que tous les musulmans etais tous d'accord pour l'execution de salman rushdie apres la fatwa de "el khoumaini" par rapport a sa publication des versets sataniques,mais aucune des autorites musulmanes 'n'etait d'accord ou a prononce son execution,meme la plus haute legale autorite sounite qui est "el azhar" ou moment ou meme les ministeres des affaires etrangeres en amerique et en angleterre etais inquiet sur la question.et ont annonce dans leur journaux que les etats musulmans ont prononce l'execution et la mise a mort de salman roushdie.car eus meme etais contre sa publication qu'ils ont penses qu'elle porte atteinte a la paye mondiale,et que c'est une insulte pour les musulmans.
Car jesus etais crucifie en etant accuse d'apstasy et de compagne contre je judaisme.