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Voir la version complète : Cancer: le taux de survie des malades cinq ans après le diagnostic s'améliore en Euro


fares
22/08/2007, 02h34
Les taux de survie des malades du cancer s'améliorent en Europe, et les écarts entre les différents pays semblent amorcer une réduction, selon des résultats publiés mardi d'une étude Eurocare-4 portant sur 23 pays.


L'analyse, portant sur 2,7 millions de cas de cancer diagnostiqués chez l'adulte entre 1995 et 1999 et suivis jusque fin 2003, fait apparaître un taux de survie moyen de 52% dans les cinq ans suivant le diagnostic, avec un total d'environ 1,3 million de décès.

La Norvège, la Suède et la Finlande sont les pays les mieux placés avec un taux de survie moyen à 5 ans de 57%. Si ce taux avait été atteint par les 23 pays concernés par l'étude, il y aurait eu 150.000 décès par cancer en moins, relèvent Franco Berrino (Milan, Italie) et ses collègues.

Le taux de survie moyen à 5 ans varie en fonction de l'organe atteint: inférieur à 10% pour le pancréas et le foie, il dépasse 90% pour le cancer des lèvres ou des testicules, selon les résultats publiés en ligne par le revue médicale The Lancet Oncology.

Pour le cancer du poumon (plus de 343.000 cas), il reste inférieur à 13%. Il atteint 54% pour le cancer colorectal, 76% pour le cancer de la prostate et 79% pour le cancer du sein. Pour ces quatre cancers fréquents et celui de l'ovaire, le taux de survie est le plus élevé dans les pays nordiques (sauf le Danemark) et en Europe centrale, et le plus faible en Europe de l'Est. Il se situe à un niveau intermédiaire en Europe méridionale, et est faible au Royaume Uni et en Irlande.

Alors que la précédente étude Eurocare-3 publiée en 2003 évoquait un fossé se creusant entre les pays de l'Est et de l'Ouest, les résultats d'Eurocare-4 laissent entrevoir un réduction des différences géographiques, principalement due à l'amélioration des services de santé dans les pays ayant précédemment un faible taux de survie, note le Dr Berrino.

Durant la période 1991-2002, le taux de survie à 5 ans dans les pays de l'est est passé de 30% à près de 45% pour le cancer colorectal, de 60% à 74% pour le cancer du sein et de 40% à 68% pour le cancer de la prostate, relève Arduino Verdecchia (Institut supérieur de Santé, Rome) dans un second article à paraître également dans le mensuel Lancet Oncology.

La survie s'améliore globalement, les pays où les dépenses totales nationales de santé sont les plus élevées ayant généralement (sauf notamment au Royaume Uni et au Danemark) de meilleurs résultats. La Finlande enregistre toutefois un taux de survie élevé malgré un niveau modéré de dépenses.

Le Pr Verdecchia appelle à partager au niveau européen les acquis "des plans nationaux contre le cancer à succès" et à développer, à terme, un plan cancer pan-européen.

D'après AFP