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Voir la version complète : Première cause de mortalité en Algérie


Libre08
14/10/2008, 01h37
Pathologies cardiovasculaires
La situation sanitaire en Algérie, qui a été caractérisée pendant longtemps par des maladies transmissibles, enregistre une montée des maladies non transmissibles.

Parmi ces pathologies, l’on citera les maladies cardiovasculaires, l’asthme, l’hypertension artérielle, le diabète, les cancers… «Cette transition épidémiologique se caractérise, aujourd’hui, par la persistance de certaines maladies transmissibles (tuberculose, maladies à transmission hydrique, zoonose..), qui touchent des pays en voie de développement et l’émergence de maladies dite de ‘’civilisation’’ en constante progression», a relevé il y a quelque temps le docteur Yagoubi, du service de cardiologie de l’Hôpital central de l’armée, lors de la tenue du congrès national de la société algérienne de cardiologie (SAC).
Cette situation, selon les spécialistes du domaine médical, impose à notre société une double charge de plus en plus lourde qui risque de compromettre le développement socioéconomique du pays. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité en Algérie, avec de 20 000 à 25 000 décès chaque année. En 2002, 26,1% des décès ont été causés par ces maladies qui font, par ailleurs, 6 millions de morts dans le monde chaque année. Plus de 1 million de personnes présentent des affections cardiovasculaires dans notre pays.
Les facteurs de risques sont principalement le tabagisme, l’hypertension artérielle HTA, le diabète notamment de type 2, l’hypercholestérolémie et l’obésité. Le tabac, selon une enquête de l'OMS, est responsable de 11,5% et l’alcool 6,7% des cas. L’enquête révèlera que le déséquilibre alimentaire et la sédentarité favorisent l’apparition des maladies cardiovasculaires. Des facteurs qui peuvent être prévenus chez nous par des gestes simples. L’incidence de ces maladies peut ainsi être diminuée de 80% selon les médecins. L’Algérie, qui figure parmi les pays en voie de développement, compte encore certaines pathologies et leurs facteurs de risque qui ont commencé à disparaître dans les pays d'origine, autrement dit, dans les pays développés.
L'exemple le plus concret est l'interdiction du tabac dans les lieux publics et de travail dans de nombreux pays occidentaux.
Les habitudes alimentaires des Algériens ne sont pas faites non plus pour arranger les choses puisque nos concitoyens se sont mis, depuis plus d'une décennie, à fréquenter les fast-foods avec leur nourriture pleine de gras et leurs sodas au taux de sucre élevé, ignorant les risques que cela fait peser sur leur santé.
Preuve en est la prolifération de ce genre de commerces et l’entrée même de certaines grandes chaînes internationales de restauration rapide. On se dirige inexorablement vers plus d’obésité, de cholestérol, donc de facteurs de risque.

Source : Infosoir

mohand
18/10/2008, 00h13
Je pense que tout le malheur de salgeriens vient du stresse qui est le premier resultat directe de tout les cancers.et comment ne pas etre stresse dans un pays ou l'espoir n'existe meme pas dans notre dictionnaire,et le desespoir est notre quotidien.:mad:

amdan
07/02/2009, 09h30
L’athérothrombose en débat

L’athérothrombose, qui veut dire artères bouchées, est une maladie redoutable.

Elle est la première cause de mortalité dans le monde avec un taux de 23,5%, nettement supérieur à celui du cancer (5,5%) ou le diabète (1,7%), selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les nouvelles approches dans la prise en charge des événements athérothrombotiques ont été les thèmes débattus lors de la 2e journée Sanofi-Aventis qui s’est déroulée, jeudi dernier, à l’hôtel El Aurassi. Plus de quatre cents praticiens, venus des quatre coins du pays, ont assisté à cette manifestation scientifique consacrée essentiellement à l’amélioration de la prise en charge de l’athérothrombose. Le Pr Drouet a présenté les nouvelles données sur la compréhension de l’athérothrombose. Cet éminent praticien de l’hôpital parisien Lariboisière a fait un exposé sur cette pathologie sur les plans épidémiologique, expérimental, biologique et clinique. Le Pr Nibouche, cardiologue à l’hôpital Parnet, a, pour sa part, présenté l’étude Aghata Like, dont il est le coordonnateur national et le rapporteur. Cette étude d’évaluation de l’athérothrombose, par l’index cheville sur une population à risque cardiovasculaire, a été entamée en 2002 pour 27 médecins algériens répartis à travers tout le territoire national. « Elle a été initiée par le laboratoire Sanofi-Aventis », a tenu a préciser le Pr Nibouche. Le Pr Mohamed Arezki, neurologue à l’hôpital de Blida, a presenté l’état des lieux de la prise en charge des accidents vasculo-cérébraux (AVC) en Algérie. Ce professeur en neurologie et, néanmoins, président des Sociétés algérienne et maghrébine de neurologie, affirmera : « L’Algérie enregistre annuellement 60 000 nouveaux cas d’AVC. » Et d’ajouter : « Ces nouveaux cas ont pour conséquences 20 000 décès par an, soit quatre à cinq fois plus que le nombre des victimes des accidents de la circulation et 30 000 nouveaux handicapés. » Evoquant le volet de la prise en charge, le conférencier estime qu’elle reste très insuffisante en Algérie. II n’existe en Algérie qu’une seule unité d’urgence cérébro-vasculaire (Stroke Unit), implantée au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Blida et une unité de réanimation au CHU de Constantine spécialisée dans le domaine des AVC. Le Pr Arezki suggère la création d’unités Stroke au niveau de tous les les CHU d’Algérie dans un premier temps et une coordination effective entre le services d’imagerie médicale, cardiologie, neurochirurgie, rééducation fonctionnelle et réanimation avec le service de neurologie. Notre interlocuteur dira : « La courbe des AVC est ascendante en Algérie, contrairement aux autres pays. Notre pays est obligé de réfléchir sur une politique de prévention pour la prise en charge de ces malades. » Et de conclure : « On vit avec l’athérosclérose, mais on meurt de l’athérothrombose. » Les experts algériens Brouri, Nibouche, Berrah, Arezki et les Français Drouet, Carpentier et Barthélémy, qui ont encadré cette rencontre, ont tous insisté sur la prévention pour éviter les facteurs de risque, comme le tabac, l’obésité, le diabète, l’hypertension et l’alimentation. Le volet thérapeutique était le centre d’intérêt de ce regroupement. Les nouvelles avancées des antiagrégants plaquettaires dans la prise en charge de l’athérothrombose ont été présentées lors de cette seconde journée.

El Watan (24/06/2007)