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Voir la version complète : Google et Yahoo prêt à renoncer à leur accord publicitaire ?


Yazid
01/11/2008, 06h05
Les deux groupes internet américains Google et Yahoo pourraient renoncer à leur partenariat commercial dans la publicité, en cours d'examen par la justice américaine, faute d'avancées dans leurs négociations tripartites, rapporte jeudi soir le Wall Street Journal en ligne. Les deux groupes, qui discutent avec les autorités américaines depuis plusieurs semaines, ne parviennent pas à s'entendre avec le département de la Justice, qui menace de bloquer ce partenariat faute de concessions sur l'accord, selon des sources proches du dossier citées par le quotidien.

Google et Yahoo ont rencontré des responsables du département de la Justice ce jeudi. Les deux groupes pourraient décider de jeter l'éponge et faire une annonce en ce sens d'ici le milieu de la semaine prochaine, toujours selon les mêmes sources. Google avait déjà annoncé début octobre que la mise en oeuvre de son partenariat avec Yahoo, initialement annoncé en juin, serait retardé, le temps que se terminent les discussions avec le département de la Justice chargé de se prononcer sur la conformité du partenariat avec les lois sur la concurrence.

La semaine dernière, la direction de Yahoo avait indiqué, en marge de la présentation des résultats trimestriels du groupe, continuer de discuter avec le département de la Justice. "Nous espérons pouvoir apporter à nos clients les bienfaits de ce partenariat aussi vite que possible", avait indiqué le patron de Yahoo, Jerry Yang.

Ce partenariat de longue durée avait été annoncé en juin alors que Yahoo était en plein bras de fer avec le géant informatique Microsoft, qui voulait le racheter. Il permettrait notamment à Yahoo d'afficher sur ses pages des liens sponsorisés négociés par Google, et de partager les revenus. A eux deux, Google et Yahoo encaissent plus de 50% des recettes mondiales de la publicité en ligne. Notamment, ils contrôlent ensemble 75% des recherches sur internet et des recettes publicitaires qui en découlent. Rappelons que cet accord, même s'il n'est valable qu'aux Etats-Unis et au Canada, est actuellement aussi examiné par la Commission européenne.

Source: ZDNet et AFP

alvaz-94
02/11/2008, 11h58
azul!

Bruxelles vient d'autoriser le versement d'une subvention de 99 millions d'euros par la France au projet Internet Quaero. Ce financement public conduit par Thomson a pour ambition de concurrencer le moteur de recherche le plus populaire du monde, l'américain Google. La Commission européenne vient de donner son feu vert à la subvention de 99 millions d'euros de la France à Quaero, un projet ambitieux qui réunit 23 partenaires européens. Annoncé en 1995 par le président français d'alors, Jacques Chirac, le projet a bien failli tomber aux oubliettes.
Après la dissolution de l'Agence de l'Innovation et le retrait de l'Allemagne, beaucoup voyaient Quaero enterré. Aujourd'hui, avec l'autorisation de Bruxelles du financement public d'une partie du programme, le projet pourrait à nouveau décoller.
Les 99 millions d'euros que la France a été autorisée à verser devraient combler une bonne partie de l'investissement total qui se monte à 199 millions d'euros sur cinq ans, et qui vise à développer des technologies du traitement automatique de la parole, du langage, de la musique, de l'image et de la vidéo.
En clair, il s'agit de tenter de mettre sur pied un concurrent sérieux face à l'américain Google. Nous sommes assurés que l'apport positif du programme pour la recherche européenne sera supérieur aux distorsions de concurrence induites par l'aide, affirme Nellie Kroes, Commissaire européen chargée de la concurrence, dans un communiqué visant à expliquer le choix de Bruxelles.
Alors que la France et l'Allemagne devaient travailler main dans la main pour mettre en place ce projet commun, des divergences ont fini par séparer les deux pays dans ce dossier.
Deux équipes ont alors été formées: d'une part les français, avec Thomson à leur tête, qui se concentreront sur les technologies de reconnaissance d'image et de vidéo avec le projet Quaero. De leur côté, les allemands emmenés par Empolis, SAP ou Siemens devraient se focaliser sur la recherche sémantique avec Theseus.
La grande question reste de savoir si le programme Quaero parviendra à combler le retard accumulé pendant les trois années durant lesquelles le projet est resté en stand-by.