Libre08
23/11/2008, 16h57
Yasmina Khadra aura-t-il les moyens de ses ambitions ?
Sa nomination avait surpris tout le monde. Bombardé il y a un an à la tête du Centre culturel algérien (CCA) sur demande express d'Abdelaziz Bouteflika, l’écrivain Yasmina Khadra, alias Mohamed Moulessehoul, veut "vivifier" l’institution située au 171 rue de la Croix-Nivert, Paris XVe. Sans patron depuis mars 2005, et la promotion du précédent directeur Mokhtar Taleb-Bendiab (diplomate) en tant que numéro deux de l’Institut du monde arabe (IMA), le CCA était frappé de léthargie. Soucieux de remettre les sept étages de l’institution et sa quinzaine de salariés en ordre de marche, Khadra souhaite obtenir d’Alger un budget - non communiqué - à la hauteur de ses ambitions. Mais il se heurte à la double tutelle du ministère de la culture et des affaires étrangères, dont dépend encore le CCA. Un arbitrage législatif devrait bientôt favoriser les affaires étrangères dirigées par Mourad Medelci. Plusieurs manifestations ont été organisées cette année avec l’Unesco et la Sorbonne, une première. De son bureau, Yasmina Khadra prévient : "Si je constate que je perds mon temps, je retournerais sans regret à ma littérature"…
Sa nomination avait surpris tout le monde. Bombardé il y a un an à la tête du Centre culturel algérien (CCA) sur demande express d'Abdelaziz Bouteflika, l’écrivain Yasmina Khadra, alias Mohamed Moulessehoul, veut "vivifier" l’institution située au 171 rue de la Croix-Nivert, Paris XVe. Sans patron depuis mars 2005, et la promotion du précédent directeur Mokhtar Taleb-Bendiab (diplomate) en tant que numéro deux de l’Institut du monde arabe (IMA), le CCA était frappé de léthargie. Soucieux de remettre les sept étages de l’institution et sa quinzaine de salariés en ordre de marche, Khadra souhaite obtenir d’Alger un budget - non communiqué - à la hauteur de ses ambitions. Mais il se heurte à la double tutelle du ministère de la culture et des affaires étrangères, dont dépend encore le CCA. Un arbitrage législatif devrait bientôt favoriser les affaires étrangères dirigées par Mourad Medelci. Plusieurs manifestations ont été organisées cette année avec l’Unesco et la Sorbonne, une première. De son bureau, Yasmina Khadra prévient : "Si je constate que je perds mon temps, je retournerais sans regret à ma littérature"…