Orky
10/01/2009, 21h55
L'actualité dans les pays en Europe relate parfois les conflits familiaux de familles immigrées notamment maghrébines. Des parents s'opposent au fait que leur fille fréquente par exemple un européen et décident de l'envoyer au pays pour empêcher toute union. Certaines ont peur du mariage arrangé avec un cousin lors des vacances et décident de fuguer du domicile familial.
Cela se traduit par des ruptures définitives avec la famille et les parents le vivent comme un drame voire un déshonneur.
Quant on lit la réaction des Européens sur ce sujet, on lit beaucoup de bêtises rejetant la responsabilité sur ces parents que l'on qualifie de rétrogrades, intolérants, extrémistes ... Il faut savoir répondre à ces réactions épidermiques et leur expliquer que cela est beaucoup plus complexe.
Essayons de comprendre l'attitude de ces parents , qui souvent n'ont pas fait d'études et qui se rattachent à la bouée de la tradition dans une société qui file très vite. Ils sont perdus et tentent de défendre le peu qu'il leur reste: l'honneur vis à vis du quartier ou de la famille du bled. Les pères ont du mal à affirmer leur autorité avec leur fille mais aussi avec leur garçon. La génération des "chibanis" plus de 60 ans qui a traversé la mer pour donner une vie meilleure à leurs enfants, ne savait pas que la société qui allait les accueillir était "révolutionnaire".
Une pensée émue à ces pères et mères qui ont élevés 8, 9 ou 10 enfants dans des quartiers difficiles dans un pays qui n'était pas le leur et qui ont produit les Dati, les Begag...
Eux qui sont arrivés ne parlant pas un mot de la langue du pays, ont travaillé dur, se sacrifiant pour envoyer des mandats pour la grande famille resté au pays (oncles et tantes), pensant à construire une maison au pays, je ne sais pas si beaucoup aujourd'hui pourrait faire la même chose.
Encore une pensée à nos "Vieux" qui sont sur la voie du départ.
Cela se traduit par des ruptures définitives avec la famille et les parents le vivent comme un drame voire un déshonneur.
Quant on lit la réaction des Européens sur ce sujet, on lit beaucoup de bêtises rejetant la responsabilité sur ces parents que l'on qualifie de rétrogrades, intolérants, extrémistes ... Il faut savoir répondre à ces réactions épidermiques et leur expliquer que cela est beaucoup plus complexe.
Essayons de comprendre l'attitude de ces parents , qui souvent n'ont pas fait d'études et qui se rattachent à la bouée de la tradition dans une société qui file très vite. Ils sont perdus et tentent de défendre le peu qu'il leur reste: l'honneur vis à vis du quartier ou de la famille du bled. Les pères ont du mal à affirmer leur autorité avec leur fille mais aussi avec leur garçon. La génération des "chibanis" plus de 60 ans qui a traversé la mer pour donner une vie meilleure à leurs enfants, ne savait pas que la société qui allait les accueillir était "révolutionnaire".
Une pensée émue à ces pères et mères qui ont élevés 8, 9 ou 10 enfants dans des quartiers difficiles dans un pays qui n'était pas le leur et qui ont produit les Dati, les Begag...
Eux qui sont arrivés ne parlant pas un mot de la langue du pays, ont travaillé dur, se sacrifiant pour envoyer des mandats pour la grande famille resté au pays (oncles et tantes), pensant à construire une maison au pays, je ne sais pas si beaucoup aujourd'hui pourrait faire la même chose.
Encore une pensée à nos "Vieux" qui sont sur la voie du départ.