arezki
07/09/2007, 14h22
Plus de 15 millions d'électeurs marocains votaient vendredi pour désigner leurs 325 députés, dans un pays où l'abstention est généralement importante, alors que les islamistes affichent de grandes ambitions.
Les résultats du Parti islamiste justice et développement (PJD) et le taux de participation, qui était de seulement 52% en 2002, constituent les principaux enjeux du scrutin, le deuxième à se dérouler sous le règne du roi Mohammed VI depuis son accession au trône en juillet 1999.
Le PJD espère arriver en tête des 33 formations en lice mais des surprises pourraient venir des campagnes où est implanté le Mouvement populaire (MP, centre-droit) dans lequel ont fusionné trois anciennes formations recrutant notamment dans les régions berbérophones.
Trois partis d'extrême gauche, faute de fusion, se sont coalisés pour améliorer leurs chances. Ils ont mené campagne sous la bannière de "l'Alliance de Gauche", insistant sur l'urgence d'une réforme de l'actuelle Constitution jugée "non démocratique".
"Coupons la route aux adeptes de l'ombre et de la déception", titre Al Ittihad Al Ichtiraki, journal des socialistes de l'USFP, principal concurrent des islamistes du PJD.
Ce quotidien accuse les "fondamentalistes d'utiliser les principes du bien et de la bienfaisance pour acheter les voix des électeurs".
Outre le "défi" du taux de participation, le journal indépendant Al Massae redoute une "balkanisation" de la carte politique.
"Les citoyens, avec 33 partis en lice au lieu de 26 en 2002, ont l'impression qu'il y a une multitude d'intérêts et non pas de programmes politiques".
Et pour Le Matin, journal proche du palais royal, "la victoire de l'une ou de l'autre des formations en lice sera la victoire de la démocratie et du Maroc de Mohammed VI".
Pour la première fois, des observateurs étrangers supervisent les élections législatives au Maroc, en plus d'un "Tissu associatif" marocain regroupant 800 ONG.
Al Adala wa Attanmia, journal du PJD, souhaite que le scrutin de vendredi se déroule dans la transparence "pour que, dans l'avenir on n'ait plus besoin d'observateurs étrangers". "Leur présence parmi nous dénote l'incapacité des intervenants à assurer la droiture dans le processus électoral", ajoute-t-il.
Le vote se déroulera au scrutin direct de liste à la proportionnelle. Les électeurs choisiront 295 députés dans 95 circonscriptions et 30 députées dans une "liste nationale" séparée, pour assurer un quota de représentation aux femmes.
Les partis en lice sont répartis en trois grandes tendances: les islamistes dont le PJD, les partis de la coalition gouvernementale actuelle, et la gauche non gouvernementale.
Les résultats du scrutin seront annoncés dimanche. Le roi Mohamed VI devrait nommer à l'isue du scrutin un premier ministre de son choix. Ce dernier devrait ensuite mener des négociations avec les partis arivés en tête pour former une coalition gouvernementale.
Le mode de scrutin direct à la proportionnelle ne permet à aucun parti d'obtenir la majorité absolue.
Une éventuelle victoire des islamistes du PJD ne risque pas de remettre en cause les grands équilibres du système politique marocain dominé par la monarchie. Et, pour gouverner, ce parti modéré qui s'inspire de l'AKP islamiste turc, devrait nécessairement nouer des alliances avec des formations épousant d'autres idéologies.
Cependant, rien n'indique pour le moment que les partis de la coalition gouvernementale sortante veuillent s'unir avec le PJD.
AFP
Les résultats du Parti islamiste justice et développement (PJD) et le taux de participation, qui était de seulement 52% en 2002, constituent les principaux enjeux du scrutin, le deuxième à se dérouler sous le règne du roi Mohammed VI depuis son accession au trône en juillet 1999.
Le PJD espère arriver en tête des 33 formations en lice mais des surprises pourraient venir des campagnes où est implanté le Mouvement populaire (MP, centre-droit) dans lequel ont fusionné trois anciennes formations recrutant notamment dans les régions berbérophones.
Trois partis d'extrême gauche, faute de fusion, se sont coalisés pour améliorer leurs chances. Ils ont mené campagne sous la bannière de "l'Alliance de Gauche", insistant sur l'urgence d'une réforme de l'actuelle Constitution jugée "non démocratique".
"Coupons la route aux adeptes de l'ombre et de la déception", titre Al Ittihad Al Ichtiraki, journal des socialistes de l'USFP, principal concurrent des islamistes du PJD.
Ce quotidien accuse les "fondamentalistes d'utiliser les principes du bien et de la bienfaisance pour acheter les voix des électeurs".
Outre le "défi" du taux de participation, le journal indépendant Al Massae redoute une "balkanisation" de la carte politique.
"Les citoyens, avec 33 partis en lice au lieu de 26 en 2002, ont l'impression qu'il y a une multitude d'intérêts et non pas de programmes politiques".
Et pour Le Matin, journal proche du palais royal, "la victoire de l'une ou de l'autre des formations en lice sera la victoire de la démocratie et du Maroc de Mohammed VI".
Pour la première fois, des observateurs étrangers supervisent les élections législatives au Maroc, en plus d'un "Tissu associatif" marocain regroupant 800 ONG.
Al Adala wa Attanmia, journal du PJD, souhaite que le scrutin de vendredi se déroule dans la transparence "pour que, dans l'avenir on n'ait plus besoin d'observateurs étrangers". "Leur présence parmi nous dénote l'incapacité des intervenants à assurer la droiture dans le processus électoral", ajoute-t-il.
Le vote se déroulera au scrutin direct de liste à la proportionnelle. Les électeurs choisiront 295 députés dans 95 circonscriptions et 30 députées dans une "liste nationale" séparée, pour assurer un quota de représentation aux femmes.
Les partis en lice sont répartis en trois grandes tendances: les islamistes dont le PJD, les partis de la coalition gouvernementale actuelle, et la gauche non gouvernementale.
Les résultats du scrutin seront annoncés dimanche. Le roi Mohamed VI devrait nommer à l'isue du scrutin un premier ministre de son choix. Ce dernier devrait ensuite mener des négociations avec les partis arivés en tête pour former une coalition gouvernementale.
Le mode de scrutin direct à la proportionnelle ne permet à aucun parti d'obtenir la majorité absolue.
Une éventuelle victoire des islamistes du PJD ne risque pas de remettre en cause les grands équilibres du système politique marocain dominé par la monarchie. Et, pour gouverner, ce parti modéré qui s'inspire de l'AKP islamiste turc, devrait nécessairement nouer des alliances avec des formations épousant d'autres idéologies.
Cependant, rien n'indique pour le moment que les partis de la coalition gouvernementale sortante veuillent s'unir avec le PJD.
AFP