zizou
09/10/2007, 13h36
C’est dans une salle archicomble qu’il s’est produit, pendant deux jours, samedi et dimanche passés, le grand chantre et poète kabyle Aït Menguellet.
La salle El Mouggar qui affichait vide depuis le début de la manifestation d’«Alger capitale de la culture arabe», a été bouleversée, l’espace de deux nuits ramadhanesques. Deux heures avant le début du gala, une foule impressionnante s’est déjà amassée devant la porte d’entrée de la salle El Mouggar. Au niveau des guichets, les agents de sécurité trouvaient toutes les peines du monde pour contenir la foule compacte. Dans le hall de la salle, c’est la liesse. Des familles, des solitaires et des couples ont tenu à venir écouter Lounis.
«Il faut profiter», nous dira un jeune homme de la capitale. A l’intérieur de la salle des spectacles, point de places vides. Les retardataires ont assisté debout au gala. Un tonnerre d’applaudissements a suivi la levée de rideau et l’apparition du poète et chanteur kabyle. «Je suis un peu malade. Ne vous étonnez pas si je bois à la fin de chaque chanson une gorgée d’eau pour garder ma voie», dira souriant, Aït Menguellet. Les fans, venus pour la deuxième nuit consécutive voir et écouter leur idole, s’impatienter ; cela, bien que l’horaire du début de la soirée ait été scrupuleusement respecté par le chanteur. 22 h, c’est parti ! «Ce dont je me souviens», une chanson traitant de la vie, de la mort, de l’amour et du mariage, chef-d’œuvre immortel, n’a pas laissé l’assistance indifférente. Un silence relatif s’est installé parmi les présents. «Laissez-moi avec mon idée», «Combien j’ai parlé de toi», «Ne me quitte pas», des anciennes chansons, datant des années d’or. Mais qui restent, néanmoins, éternelles et sacrées. A différents rythmes et cadences, l’assistance, nostalgique, fut bercée. Entre le passé et le présent, Aït Menguellet s’est dressé, tout au long du gala, comme un pont qui relie plusieurs générations. La salle pleine à craquer est composée de vieilles et vieux, de pères de familles et de femmes mûres mais aussi, de jeunes et moins jeunes. La robe kabyle, le hidjab et le pantalon serré se côtoyaient sans complexe, ni arrière-pensées. L’ambiance était bon enfant. Malgré sa voix enrouée, Aït Menguellet était parfait. Fidèle à ses habitudes, il ne se passe pas un gala, dans cette salle, sans qu’on signale de problèmes techniques. «Où est le répondeur de son», interpellera Aït Menguellet les responsables de la salle El Mouggar, gérée par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI). Après une pose de quelques minutes, Aït Menguellet revient. Même ambiance, même enthousiasme. Cette fois-ci, le troubadour le plus écouté de notre époque change de style. Tout en chantant des titres de ses derniers albums, Lounis Aït Menguellet a associé paroles envoûtantes, musique moderne et voie ensorcelante. Résultat, une assistance acquise, que le poète fait danser, fait attrister, fait réjouir et rêver. N’hésitant pas à critiquer et à dénoncer des pratiques peu dignes, celui-ci en fin connaisseur de la société algérienne n’était pas tendre dans «Adda Idir» avec les siens, en mettant, continuellement, le doigt dans la plaie. Satirique et mordant, Menguelet s’en prend à travers «je rends hommage» à la soi-disant «intelligentsia».Tout en plongeant les spectateurs dans des scènes magnifiques de la vie quotidienne kabyle, celui-ci lance un appel aux femmes pour préserver les coutumes et les traditions. Une façon à lui d’affirmer et de confirmer le rôle prépondérant occupé par la femme dans la société kabyle.
Le Jour d'Algérie
La salle El Mouggar qui affichait vide depuis le début de la manifestation d’«Alger capitale de la culture arabe», a été bouleversée, l’espace de deux nuits ramadhanesques. Deux heures avant le début du gala, une foule impressionnante s’est déjà amassée devant la porte d’entrée de la salle El Mouggar. Au niveau des guichets, les agents de sécurité trouvaient toutes les peines du monde pour contenir la foule compacte. Dans le hall de la salle, c’est la liesse. Des familles, des solitaires et des couples ont tenu à venir écouter Lounis.
«Il faut profiter», nous dira un jeune homme de la capitale. A l’intérieur de la salle des spectacles, point de places vides. Les retardataires ont assisté debout au gala. Un tonnerre d’applaudissements a suivi la levée de rideau et l’apparition du poète et chanteur kabyle. «Je suis un peu malade. Ne vous étonnez pas si je bois à la fin de chaque chanson une gorgée d’eau pour garder ma voie», dira souriant, Aït Menguellet. Les fans, venus pour la deuxième nuit consécutive voir et écouter leur idole, s’impatienter ; cela, bien que l’horaire du début de la soirée ait été scrupuleusement respecté par le chanteur. 22 h, c’est parti ! «Ce dont je me souviens», une chanson traitant de la vie, de la mort, de l’amour et du mariage, chef-d’œuvre immortel, n’a pas laissé l’assistance indifférente. Un silence relatif s’est installé parmi les présents. «Laissez-moi avec mon idée», «Combien j’ai parlé de toi», «Ne me quitte pas», des anciennes chansons, datant des années d’or. Mais qui restent, néanmoins, éternelles et sacrées. A différents rythmes et cadences, l’assistance, nostalgique, fut bercée. Entre le passé et le présent, Aït Menguellet s’est dressé, tout au long du gala, comme un pont qui relie plusieurs générations. La salle pleine à craquer est composée de vieilles et vieux, de pères de familles et de femmes mûres mais aussi, de jeunes et moins jeunes. La robe kabyle, le hidjab et le pantalon serré se côtoyaient sans complexe, ni arrière-pensées. L’ambiance était bon enfant. Malgré sa voix enrouée, Aït Menguellet était parfait. Fidèle à ses habitudes, il ne se passe pas un gala, dans cette salle, sans qu’on signale de problèmes techniques. «Où est le répondeur de son», interpellera Aït Menguellet les responsables de la salle El Mouggar, gérée par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI). Après une pose de quelques minutes, Aït Menguellet revient. Même ambiance, même enthousiasme. Cette fois-ci, le troubadour le plus écouté de notre époque change de style. Tout en chantant des titres de ses derniers albums, Lounis Aït Menguellet a associé paroles envoûtantes, musique moderne et voie ensorcelante. Résultat, une assistance acquise, que le poète fait danser, fait attrister, fait réjouir et rêver. N’hésitant pas à critiquer et à dénoncer des pratiques peu dignes, celui-ci en fin connaisseur de la société algérienne n’était pas tendre dans «Adda Idir» avec les siens, en mettant, continuellement, le doigt dans la plaie. Satirique et mordant, Menguelet s’en prend à travers «je rends hommage» à la soi-disant «intelligentsia».Tout en plongeant les spectateurs dans des scènes magnifiques de la vie quotidienne kabyle, celui-ci lance un appel aux femmes pour préserver les coutumes et les traditions. Une façon à lui d’affirmer et de confirmer le rôle prépondérant occupé par la femme dans la société kabyle.
Le Jour d'Algérie