arezki
20/12/2007, 06h26
L’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris, propriétaire d’Orascom et du fameux « Djezzy » algérien, est sous le coup d’une fatwa (sorte de décret émis par des religieux musulmans) énoncée lundi dernier par le cheikh Youssef al-Badri, enseignant et chercheur cairote à Al-Azhar. Cette fatwa est la réaction des Frères musulmans aux propos de Sawiris qui avait publiquement condamné – et pire : moqué ! – le slogan de ce mouvement intégriste représenté au parlement d‘Egypte : « l’islam est la solution ».
Il en aurait même rajouté en se déclarant « préoccupé » de voir de plus en plus de femmes porter le voile islamique dans les rues du Caire. Selon ses propres mots, s’il n’a «rien contre le voile, car ce serait aller contre la liberté ce choix », Sawiris a « l'impression d’être à Téhéran, et [se] sent comme étranger dans [son] propre pays ». Enfin, c’est ce que certains médias égyptiens ont rapporté, car tout le monde n’est pas d’accord sur le caractère exact de ses propos.
Il faut dire que les Sawiris ne sont pas musulmans : ils font partie de la minorité copte, un ancien mouvement chrétien présent en Egypte et représenté par une diaspora qui va des Etats-Unis à l’Australie.
Heureusement pour Naguib Sawiris, la fatwa tient compte de cette imprécision. Elle ne le vise pas personnellement, même si elle condamne le mode « léger et sarcastique » avec lequel l’homme d’affaires a évoqué l’islam. Mais elle intime aux musulmans « qui ont la preuve que Naguib Sawiris a tenu ces propos » de couper tout contact avec ses produits et les sociétés de Sawiris, dont Orascom Telecom au Moyen Orient et Mobinil, opérateur de télécoms mobiles pour 10 millions d’abonnés Egyptiens.
Le Matin DZ
Il en aurait même rajouté en se déclarant « préoccupé » de voir de plus en plus de femmes porter le voile islamique dans les rues du Caire. Selon ses propres mots, s’il n’a «rien contre le voile, car ce serait aller contre la liberté ce choix », Sawiris a « l'impression d’être à Téhéran, et [se] sent comme étranger dans [son] propre pays ». Enfin, c’est ce que certains médias égyptiens ont rapporté, car tout le monde n’est pas d’accord sur le caractère exact de ses propos.
Il faut dire que les Sawiris ne sont pas musulmans : ils font partie de la minorité copte, un ancien mouvement chrétien présent en Egypte et représenté par une diaspora qui va des Etats-Unis à l’Australie.
Heureusement pour Naguib Sawiris, la fatwa tient compte de cette imprécision. Elle ne le vise pas personnellement, même si elle condamne le mode « léger et sarcastique » avec lequel l’homme d’affaires a évoqué l’islam. Mais elle intime aux musulmans « qui ont la preuve que Naguib Sawiris a tenu ces propos » de couper tout contact avec ses produits et les sociétés de Sawiris, dont Orascom Telecom au Moyen Orient et Mobinil, opérateur de télécoms mobiles pour 10 millions d’abonnés Egyptiens.
Le Matin DZ