wahid23
13/02/2008, 04h47
Mehdi Bouslama : « les entreprises étrangères sont là pour ramasser de l’argent, pas pour bâtir notre économie nationale !
C’est à un examen sans concession du programme de privatisation des entreprises publiques et la nouvelle stratégie industrielle du gouvernement auquel s’est livré le président de l’Association algérienne de la promotion de l’industrie, M. Mehdi Bouslama, au micro la chaîne de radio nationale. Il ressort de son intervention un certains nombres de divergences avec la politique actuelle du gouvernement et de propositions…
Sur les privatisations :
Le président de l’association de la promotion de l’industrie défend l’idée du maintien de la présence de l’Etat dans les grandes entreprises publiques. «Une production et une économie nationale doivent s’appuyer sur l’Etat. Nous ne pouvons pas prétendre à un développement économique en cédant les entreprises nationales à des étrangers».
Il soutient le principe d’une ouverture limitée du capital des entreprises publiques aux étrangers (pas plus de 50 %). « Les étrangers sont ici pour ramasser de l’argent. Ce ne sont pas eux qui vont bâtir l’économie nationale», «Il ne faut pas compter sur les investissements directs étrangers, tant que les investisseurs nationaux rencontrent des entraves et des difficultés à concrétiser leurs projets » Il dénonce le marché de dupe des investissements étrangers enregistrés jusque-là, en citant l’exemple de la téléphonie mobiles, secteur à rendement immédiat profitant avant tout aux investisseurs qui transfèrent les bénéfices dans leur pays.
Il considère l’ouverture du capital d’Algérie Télécom non indispensable au regard de la nature des services offerts basés sur des technologies accessibles à Algérie Télecom par la formation des ressources humaines. Et se dit favorable à l’ouverture du capital de l’entreprise Saidal qui a besoin de renforcer de son investissement pour élargir son marché local.
En conclusion, Mehdi Bouslama formule le vœu d’une démarche innovante qui propose de vrais investissements dans l’industrie structurante. Et un code des investissements donnede meilleurs privilèges à ces investisseurs pour les attirer et les inciter à rester.
Sur la nouvelle stratégie industrielle :
Même intéressante, estime-t-il, la nouvelle stratégie industrielle mise en place par le ministère de l’Industrie reste insuffisante et incomplète, dès lors qu’elle laisse certains secteurs de production en dehors du développement souhaité. Celle-ci ne s’appuie pas sur la valorisation des ressources nationales. Le secteur de l’agroindustriel, l’un des plus importants pour la relance de l’appareil productif national, par la création des chaînes de transformation des produits agricoles, fait les frais de cette orientation. La nouvelle stratégie qui ne lui accorde pas toute la place qu’il peut.
L’Etat doit donc approfondir la réflexion sur la stratégie industrielle et surtout réorienter les investissements vers les secteurs productifs. «Nous avons du phosphate pour produire de l’engrais, suffisamment d’acier pour couvrir le marché national, un foncier immense pour cultiver tous les agrumes…, enfin toutes les ressources pour une autosuffisance dans plusieurs produits dépendant aujourd’hui de l’importation.»
Lematindz.net (http://www.lematindz.net/) [ d'après Le Soir d'Algérie ]
C’est à un examen sans concession du programme de privatisation des entreprises publiques et la nouvelle stratégie industrielle du gouvernement auquel s’est livré le président de l’Association algérienne de la promotion de l’industrie, M. Mehdi Bouslama, au micro la chaîne de radio nationale. Il ressort de son intervention un certains nombres de divergences avec la politique actuelle du gouvernement et de propositions…
Sur les privatisations :
Le président de l’association de la promotion de l’industrie défend l’idée du maintien de la présence de l’Etat dans les grandes entreprises publiques. «Une production et une économie nationale doivent s’appuyer sur l’Etat. Nous ne pouvons pas prétendre à un développement économique en cédant les entreprises nationales à des étrangers».
Il soutient le principe d’une ouverture limitée du capital des entreprises publiques aux étrangers (pas plus de 50 %). « Les étrangers sont ici pour ramasser de l’argent. Ce ne sont pas eux qui vont bâtir l’économie nationale», «Il ne faut pas compter sur les investissements directs étrangers, tant que les investisseurs nationaux rencontrent des entraves et des difficultés à concrétiser leurs projets » Il dénonce le marché de dupe des investissements étrangers enregistrés jusque-là, en citant l’exemple de la téléphonie mobiles, secteur à rendement immédiat profitant avant tout aux investisseurs qui transfèrent les bénéfices dans leur pays.
Il considère l’ouverture du capital d’Algérie Télécom non indispensable au regard de la nature des services offerts basés sur des technologies accessibles à Algérie Télecom par la formation des ressources humaines. Et se dit favorable à l’ouverture du capital de l’entreprise Saidal qui a besoin de renforcer de son investissement pour élargir son marché local.
En conclusion, Mehdi Bouslama formule le vœu d’une démarche innovante qui propose de vrais investissements dans l’industrie structurante. Et un code des investissements donnede meilleurs privilèges à ces investisseurs pour les attirer et les inciter à rester.
Sur la nouvelle stratégie industrielle :
Même intéressante, estime-t-il, la nouvelle stratégie industrielle mise en place par le ministère de l’Industrie reste insuffisante et incomplète, dès lors qu’elle laisse certains secteurs de production en dehors du développement souhaité. Celle-ci ne s’appuie pas sur la valorisation des ressources nationales. Le secteur de l’agroindustriel, l’un des plus importants pour la relance de l’appareil productif national, par la création des chaînes de transformation des produits agricoles, fait les frais de cette orientation. La nouvelle stratégie qui ne lui accorde pas toute la place qu’il peut.
L’Etat doit donc approfondir la réflexion sur la stratégie industrielle et surtout réorienter les investissements vers les secteurs productifs. «Nous avons du phosphate pour produire de l’engrais, suffisamment d’acier pour couvrir le marché national, un foncier immense pour cultiver tous les agrumes…, enfin toutes les ressources pour une autosuffisance dans plusieurs produits dépendant aujourd’hui de l’importation.»
Lematindz.net (http://www.lematindz.net/) [ d'après Le Soir d'Algérie ]