Voir la version complète : Kadhafi gracie les prisonniers algériens
Un dénouement heureux pour l’affaire des détenus algériens en Libye
Une source responsable à la Commission Consultative pour la Protection et la Promotion des Droits de l’Homme a révélé, hier, à « El Khabar » que le Guide de la Révolution Libyenne Mouammar Kadhafi a prononcé, hier, une grâce en faveur des prisonniers algériens détenus dans les prisons Libyennes. Cette mesure prise par le gouvernement Libyen intervient après l’intervention de la Présidence de la République pour le règlement de la situation des prisonniers algériens condamnés à la peine capitale et à l’amputation de la main. Lire la suite >> (http://www.bladi-dz.com/articles/1367/1/Kadhafi-gracie-les-prisonniers-algeriens/Page1.html)
Les prisonniers n’ont pas été informés de leur libération
Le démenti des autorités libyennes concernant une décision prononcée par Maâmar Khadafi, afin de libérer les 52 prisonniers algériens, a suscité une problématique et une polémique entre les deux parties, au moment où des représentants des prisonniers ont assuré qu’ils « n’ont été informés d’aucune décision de ce genre ».
Le ministère des Affaires étrangères libyen a nié, mercredi dernier, l’annonce par Kadhafi de la libération des prisonniers algériens, comme l’ont assuré des sources de la Commission consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme. La partie libyenne a déclaré que « cette information ne repose sur aucun fondement ».
L’un des détenus a assuré, hier, à El Khabar : « la direction de la prison n’a informé les prisonniers algériens d’aucune décision relative à leur libération imminente », et il a précisé : « si la direction de la prison avait entrepris une démarche dans ce sens, nous l’aurions su ». La suite >> (http://www.bladi-dz.com/articles/1386/1/La-Libye-nie-avoir-amnistie-les-52-detenus-algeriens/Page1.html)
La libération des Algériens incarcérés en Libye est «une réalité et il n’y a pas eu de retour en arrière», a annoncé, hier, M. Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme.
«Le ministère des Affaires étrangères nous a contacté pour nous faire part de la décision (concernant leur libération, NDLR), que nous avons transmise aux familles des détenus», a-t-il ajouté en marge de l’ouverture de la quatrième réunion des institutions des droits de l’homme de la région arabe.
Me Ksentini a précisé, toutefois, que l’exécution de la décision doit être tributaire de procédures administratives à accomplir.
Cette confirmation survient après un démenti de l’information faisant part de la libération des détenus algériens suite à une grâce du leader libyen et relayée par la chaîne satellitaire qatarienne Al-Jazeera «qui n’est pas une source diplomatique», a précisé Me Ksentini, indiquant qu’»une convention avec la Libye dans ce sens n’est pas nécessaire».
Par ailleurs, la même source a qualifié le rapport américain sur les droits de l’homme en Algérie de sévère. «Nous avons l’habitude de la nature de ces rapports. Ils (les Américains, NDLR) jugent comme ils l’entendent mais la réalité est autre car il y a une évolution en la matière en Algérie», a-t-il ajouté.
Il convient de noter que le président de la République a adressé un message aux participants au colloque portant sur l’encouragement de l’action arabe en matière des droits de l’homme et au renforcement des mécanismes actifs sur le terrain. Le développement en la matière se fera avec le respect des libertés sans distinction et le renforcement des droits de l’homme en renforçant le rôle de la société civile, selon le message du président.
«Discuter avec la société civile, ce n’est pas de l’ingérence», selon l’ambassadeur américain «Les discussions avec les partis politiques et les associations ont pour objectif de prendre contact avec la société civile pour un échange de points de vue et pour une éventuelle aide.» C’est ainsi qu’a réagi hier l’ambassadeur américain sur les rencontres avec les associations et les partis politiques dans l’ambassade américaine à Alger.
Le diplomate a nié toute ingérence dans les affaires internes de l’Algérie, notamment celle qui se rapporte à la révision de la Constitution et au troisième mandat présidentiel. «Le suivi de la situation se fait en Algérie, vu le poids qu’elle représente sur les plans régional et continental», selon la même source, qui cite en parallèle «le suivi des élections par les Algériens aux Etats-Unis». En outre, le représentant américain a affirmé que le contenu du rapport américain sur les droits de l’homme en Algérie est une réalité. «Nous avons collecté les informations des associations et de la société civile «, a-t-il affirmé. Concernant les lieux de torture clandestins, ce sont des informations que nous avons eues par la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (LADDH). Concernant le sujet de l’évangélisation, qui a défrayé la chronique ces derniers temps, le diplomate américain a affirmé que les églises doivent être sous l’autorité de l’Etat qui les accueille et doivent respecter ses lois.
Source: Jeune Indépendant
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