Voir la version complète : L'extradition de Moumen Khalifa réexaminée aujourd'hui à Londres
La justice britannique doit se prononcer aujourd'hui sur la recevabilité de la demande algérienne d'extradition de Rafik Abdelmoumen Khalifa condamné en mars 2007 à la perpétuité par le tribunal criminel de Blida. Le tribunal de Westminster devra, en effet, examiner, aujourd'hui, le rejet par la défense du réquisitoire de la partie civile dans sa forme introduit le début de mars passé. Moumen Khalifa, en détention provisoire depuis mars 2007, pourrait comparaître à cette audience ou être interrogé par vidéoconférence. Dans le cas de l'irrecevabilité du rejet de la défense, ce qui reste fort probable vu le dossier volumineux présenté par la partie civile, la justice britannique devra décider alors des suites des audiences. Si le tribunal de Westminster se prononce pour la recevabilité de la requête de la partie civile, les autres séances qui suivront seront consacrées pour l'examen, point par point, de la demande algérienne d'extradition avant de trancher sur l'expulsion de Rafik Khalifa vers l'Algérie. Cependant, même si le tribunal de Westminster concède son feu vert pour l'extradition, la partie civile sera confrontée à la complexité de la procédure d'expulsion britannique sans oublier l'existence d'une autre demande d'extradition formulée par la France dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen à son encontre, délivré le 5 mars dernier.
Source >> (http://www.bladi-dz.com/articles/1492/1/Lextradition-de-Khalifa-reexaminee-a-Londres--Le-dossier-rouvert-aujourdhui/Page1.html)
La justice britannique a reporté hier l’étude du sort de Abdelmoumen Khalifa, le milliardaire algérien détenu en Grande-Bretagne, au 18 de ce mois, après que la défense de l’accusé ait à nouveau mis en doute la régularité du mandat d’extradition algérien. Elle a également réclamé une étude algérienne pour avoir une vision réaliste sur l’histoire politique et juridique de l’Algérie.
Le procès a commencé à la première chambre de Westminster au centre de Londres, et il a duré trois heures durant lesquelles la défense de Khalifa et la partie algérienne se renvoyaient la balle.
Ban Brandit, l’avocat de Khalifa, a révélé l’opacité qui entoure le mandat algérien.
Il a déclaré que les documents supplémentaires qu’il a reçus la semaine dernière de la partie algérienne « évoquent deux mandats d’arrêt, mais en réalité nous sommes en face d’au moins trois mandats dont l’un a été lancé par le tribunal de Chéraga en juin 2002, et il est étrange que mon client se trouvait, en ce temps, encore sur le territoire algérien ».
Brandit a indiqué qu’on ne peut s’appuyer sur les demandes d’arrêt algériennes parues avant 2007 comme étant des documents de preuves, car l’accord juridique entre l’Algérie et la Grande-Bretagne, sur l’échange des personnes recherchés, n’est entré en vigueur qu’au début de l’année 2007.
Cela alors que Hugo Keith, avocat de la partie algérienne, a plaidé durant presqu’une heure, défendant le droit de l’Algérie à recevoir Khalifa et à le rejuger. Keith s’est adressé au juge en déclarant : « La décision vous revient à présent, il y a deux documents, à vous de choisir sur lequel vous allez vous appuyer».
El Khabar
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