PDA

Voir la version complète : Des malades mentaux envahissent les rues d'Alger


kais
14/04/2008, 04h19
Leur nombre augmente en l’absence de prise en charge sociale
http://www.bladi-dz.com/content_images/1/fous_algerie.jpg
Nous avons pu constater, lors d’une tournée qui nous a menés vers plusieurs quartiers de la ville, l’ampleur du phénomène des personnes atteintes de maladies mentales ou ce que la plupart des gens appellent « les fous »…Des personnes qui ne sont pas ordinaires; on les voit tantôt calme et tantôt déchaînées, ce qui effraie les passants qui peuvent aussi subir leur violence.

Nous avons découvert un autre type de malades mentaux lorsque nous parcourions les rues de la capitale : ce sont des personnes qui maîtrisent bien la langue française, et qui prononcent des phrases que les passants prennent pour des talismans, mais si on les examine bien, on déduit qu’il s’agit d’hypothèses de matières scientifiques ou d’équations mathématiques.

Nous avons même remarqué que certains de ces malades parlent à haute voix dans un anglais parfait, ce qui prouve que parmi les « fous » d’Algérie, figurent des personnes qui ont atteint les plus hauts niveaux du savoir.

Au sujet de cette augmentation sensible des personnes atteintes de maladies mentales dans les différents quartiers de la ville, le professeur Tédjiza, chef du service des maladies mentales de l’hôpital Drid-Hussein, nous a assuré que les changements que connaît l’Algérie en termes d’augmentation du niveau de vie et de détérioration du pouvoir d’achat ont fait que de nombreuses personnes passent par des états nerveux difficiles qui conduisent à des disfonctionnements mentaux.

Les établissements hospitaliers destinés aux maladies mentales restent insuffisants au regard de l’augmentation du nombre des malades d’une année à une autre, l’offre est par ailleurs très faible, vu que ces établissements ont dans leur ensemble une capacité de 4760 lits sur le territoire national, au moment où l’hôpital Drid-Hussein reçoit 2000 cas par an, qui nécessitent une hospitalisation pour une durée d’au moins 6 mois, alors qu’il contient moins de 200 lits répartis entre hommes et femmes.

Le professeur Tédjiza assure que le nombre est susceptible d’augmenter avec la recrudescence des phénomènes sociaux et l’augmentation de la population algérienne. Selon notre interlocuteur, la solution réside dans l’augmentation du nombre d’hôpitaux psychiatriques.

Source (http://www.bladi-dz.com/articles/1555/1/Algerie--Des-malades-mentaux-envahissent-les-rues-de-la-capitale/Page1.html)

sabrina
17/04/2008, 23h13
devant les injustices et les contradictions qu'on en rencontre tous les jours, je dirai qu'un grand nombre de nous aurait pris la folie comme option si c'était à choisir ....un raccourci vers la paix devant un mur de problèmes sociaux.