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Voir la version complète : Algerie : Plus de femmes ministres, ambassadeurs et walis


karim15
09/03/2009, 01h42
Les différents ministres ont été instruits, dit-il, de réserver “un pourcentage raisonnable” aux femmes afin qu’elles dirigent des directions centrales et des entreprises publiques. Comme il était attendu, le chef de l’État a annoncé hier une série de mesures en faveur de l’accès des femmes aux hautes fonctions de l’État et aux postes politiques à l’occasion d’une cérémonie organisée pour célébrer la journée de la femme au Palais des nations.

M. Bouteflika a promis de poursuivre la nomination de femmes à des postes d’ambassadeur, recteur d’université, wali, président de cour et membre du gouvernement. Le président de la République a affirmé, en outre, avoir instruit les différents ministres de “réserver un pourcentage raisonnable” aux femmes pour des postes de directeur central et chef d’entreprise publique et avoir chargé le Conseil national de la femme et de la famille de créer en son sein un département chargé du développement et de la promotion de l’emploi féminin devant proposer annuellement des mesures allant dans ce sens. À ce moment-là, Mme Benmihoub-Zerdani, membre du Sénat, se lève et demande à M. Bouteflika de fixer immédiatement un pourcentage pour l’accès des femmes aux postes de responsabilité. À cela, le président répond que “la compétence doit primer”. M. Bouteflika consent toutefois à dire que “s’il est indéniable que les femmes ont investi la vie active, il est tout aussi indéniable que leur accès aux postes de responsabilité est encore limité. Le faible nombre des femmes dans les emplois supérieurs montre qu’elles ont moins accès à la prise de décision que les hommes”. Il fait remarquer que les femmes, à la recherche d’une autonomie financière, ayant investi de nombreux secteurs, restent minoritaires dans le monde du travail, ne représentant que 16% de la population active. Il pense également que la présence des femmes au niveau du gouvernement et du parlement “gagnerait sans doute à être renforcée, car il me paraît, notamment pour les fonctions électives, que les femmes occupent encore une place trop limitée”. Selon lui, ce constat est un “chantier passionnant à ouvrir avec les associations de femmes, les syndicats, les partis politiques. C’est un chantier essentiel où le rôle des formations politiques est déterminant. C’est de leur volonté et de leur sincérité à encourager les candidatures féminines à des postes d’éligibilité que dépend en grande partie la participation politique des femmes. Les partis politiques, la société civile, l’action gouvernementale et législative ont, dans ce domaine, une grande part de responsabilité”. La dernière révision constitutionnelle a, estime-t-il, ouvert la voie à cette orientation ; il instruit le ministre de la justice d’installer une commission devant proposer un projet de loi organique “mettant en œuvre les principes constitutionnels en faveur d’une plus grande participation de la femme dans les assemblées électives”. Une commission de même acabit que celle qui a travaillé sur les amendements du code de la famille. M. Bouteflika propose également d’aider les femmes à concilier leur vie professionnelle et leur vie de famille en engageant une réflexion sur “ce qui permettra d’ouvrir des perspectives réelles aux femmes travailleuses rassurées par la prise en charge socioéducative de leurs enfants, à chaque fois que cela est possible”. Le chef de l’État reconnaît que “nous avons vécu des évènements douloureux, marqué par les remises en cause et les reniements qui, sous la pression de mouvements rétrogrades et sous l’effet d’idées obscurantistes et étrangères à notre culture, ont tenté de porter atteinte au statut de la femme dans notre société”. Il poursuit que “ce déferlement de violence a menacé le pays tout entier, les femmes en particulier, car il s’est fixé pour but de mettre fin à leurs ambitions et à leurs espoirs”. Il salue le courage de la femme, en cette période qu’il qualifie de “trouble, violente et dangereuse” et estime que “cette résistance est révélatrice de la force et de la détermination des femmes algériennes à refuser la soumission, la domination, l’injustice et la trahison des idées du 1er Novembre, idées de justice et de dignité pour tous”. M. Bouteflika rappelle enfin que l’égalité des droits entre les hommes et les femmes est consacrée “sans ambiguïté” dans les textes de lois du pays, en premier lieu la constitution, mais sachant que “les questions qui touchent à la promotion des femmes sont souvent délicates et chargées de passion, objet de polémique incessante, d’idées préconçues et de préjugés infondés ; cette complexité laisse supposer, à juste titre, que ces acquis sont forcément fragiles et que le terrain qui reste à parcourir est long et sinueux”. C’étaient là, les principales appréciations et promesses du chef de l’État sortant et candidat à la prochaine élection présidentielle autour de la question de l’émancipation de la femme algérienne.

Source : Liberté

Libre08
09/03/2009, 08h12
Je vais vous dire, je suis une femme algerienne et je suis fière de l'être.
Autant que femme qui est arrivée à un niveau intellectuel assez élevé, je peux temoigner par mon experience et ce que j'ai pu vivre ici en France.
Et je peux vous assurer que l'égalité ne se manifeste pas par donner le plus haut niveau de poste à une femme. Mais plutôt, juste le respect et la considération, des lois qui lui permettent de défendre son existence.
Parfois, certains postes sont pourvu pour des hommes et la femme n'a aucune carrure à les endosser. Ce qu'on voit dans les pays occidentaux ne sont pas des exemples hors de communs. Se sont des postes symboliques offerts à des femmes et je peux vous le confirmer que la grande partie du boulot est effectuée par les hommes qui les entourent.
Je n'essaie pas de diminuer de la valeure d'une femme, j'essaie juste de dire à un moment donné de notre vie, nous devons accepter la loi de la nature.
Et dire que l'homme ne nous dépasse pas intelectuellement, mais dans certains situations difficiles, il a les nerfs assez solide que nous, pour les maitriser.
Des postes de ministre de défense ou poste de ministre de l'interieur ou mme justice, ne sont que des postes qui ont besoin d'autant de fermeté et de bras de fer qu'une femme ne pourrait les assumer et les endosser.
Et vous aves l'exemple type ici, c'est un vrai désastre (heureusement qu'il y a des hommes derrières)
Cordialement

Abdel50
14/03/2009, 18h51
Franchement Libre08,vous m'avez épaté avec votre sincérité à reconnaitre les lois de la nature. Il est vrai que certains postes sont du domaine "réservé" des hommes mais sinon moi je préfère qu'on donne à la femme le rang qu'elle mérite. La femme est plus honnête que l'homme et plus bosseuse car elle veut toujours,par complexe, démontrer qu'elle est CAPABLE de rivaliser avec le sexe fort. Il est donc tout-à fait légitime qu'on lui reconnaisse ses qualités.