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Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, et la fraude

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  • Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, et la fraude

    1 - Utiliser un fichier électoral opaque

    Le fichier électoral regroupe par commune le nom de chaque inscrit avec son numéro d’identification. Mais les listes ne sont pas toujours transparentes. “C’est à cause de ce fichier électoral que les observateurs de l’Union européenne ne seront pas présents”, explique un juriste. “Officiellement, l’invitation de l’Algérie est arrivée trop tard, mais c’était voulu. Il est impossible pour les observateurs de travailler avec l’actuel fichier électoral, car les autorités ne les laissent accéder qu’aux listes des wilayas dans lesquelles ils se rendent, sans leur donner la totalité du fichier.” En 2012, l’Algérie avait refusé de mettre à disposition des observateurs de l’Union européenne l’intégralité du fichier électoral national, prétextant la “protection des données”.

    2 - Utiliser l’intimidation

    Avant le vote, “certains usent de leur position pour influencer et menacer les votants. Il nous a été rapporté de nombreuses pressions exercées sur les inscrits et les agents qui contrôlent les bureaux de vote”, rapporte une source proche d’un des candidats. Pendant la campagne, lors d’une visite d’inspection dans des bidonvilles, le wali d’Alger avait prévenu : “Pas de relogement pour ceux qui ne votent pas.” Les anecdotes ne manquent pas : plusieurs témoignages ont révélé que lors de la collecte des signatures pour le candidat Bouteflika, certains membres du personnel de l’administration avaient fait l’objet de chantage à l’emploi.


    3 - Créer des bureaux de vote fictifs

    Les cas de fraude sont aussi multiples dans les bureaux de vote itinérants – qui ouvrent avant les autres et qui, souvent, se trouvent dans des zones d’accès difficiles aux observateurs. Sur les 35 bureaux de vote itinérants de la wilaya d’Adrar [dans le sud-ouest du pays et majoritairement occupée par le Sahara], 19 sont fictifs, rapportent les observateurs d’Ali Benflis [candidat malheureux, il a obtenu 12,18 %]. “Ces bureaux ne devraient plus exister, ils devaient être supprimés après la révision du fichier électoral, pourtant, ils sont encore notifiés sur les documents”, dénonce un militant pro-Benflis.

    Faire voter les morts

    Il n’est pas rare que les noms de personnes décédées soient portés sur les listes électorales. “A Sidi Bel Abbès, une vingtaine de noms de morts se sont retrouvés sur la liste électorale de la commune de Boukhanefis [à l’ouest du pays dans la région d’Oran]”, dénonce le représentant d’Ali Benflis. Un recours a été déposé auprès de la commission de la wilaya.

    5-Voter plusieurs fois

    Par choix, ou malgré lui, un citoyen peut voter à plusieurs reprises. Avec de fausses procurations, un électeur peut aussi voter à la place d’un autre.

    6 - Acheter les votes

    Un proche de Moussa Touati [candidat malheureux, il a obtenu 0,56 %] relate que lors de l’élection présidentielle de 2009, dans la direction locale où il avait été nommé contrôleur, des personnes venaient voter parce qu’elles avaient reçu entre 200 et 1 000 DA [2 à 10 euros].

    7 - Bourrer les urnes

    Avant, pendant et après le vote, le bourrage des urnes est un classique de la fraude. On y insère discrètement les bulletins de son candidat qui seront comptabilisés au dépouillement.

    8 - Bénéficier du soutien des walis

    Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, aurait demandé aux walis de lui transmettre les résultats des élections le jeudi 17 avril avant 23h, alors qu’une telle procédure est illégale. D’après la loi électorale, le wali n’est pas le destinataire des procès-verbaux des commissions de wilaya. De coutume, l’annonce des résultats se fait le lendemain du vote vers 12h. “L’espace de temps laissé entre le dépouillement et l’annonce des résultats permet de les trafiquer”, explique un proche de Moussa Touati. Bachir Frik, l’ancien wali d’Oran, a dénoncé à la télé le 12 avril “la fraude institutionnelle”. Il témoigne avoir assisté, lorsqu’il était en fonction, au détournement des voix.


    9 - Optimiser le vote des “corps constitués”

    Les “corps constitués”, à savoir l’armée, la Gendarmerie, la Protection civile, la police, la garde communale et les Douanes, représentent environ 930 000 électeurs. “Ils bénéficient d’un régime exceptionnel et peuvent voter dans quatre communes différentes : celle de leur naissance, de leur dernière résidence ou de naissance de leurs ascendants, mère ou père. Si aucune commission indépendante ne contrôle, rien ne peut les empêcher d’utiliser les quatre cartes en main”, précise le juriste. Des électeurs sont déjà sortis mécontents des bureaux de vote itinérants à Tamanrasset [dans le sud du pays] le 16 avril, parce que les bureaux étaient envahis par les soldats de l’ANP [armée nationale populaire], rapporte le journal Liberté. Pourtant, les “corps constitués n’ont plus le droit de voter dans les bureaux itinérants”, précise le juriste. Et d’ajouter : “Ils ont conservé cette habitude qui était un des points noirs de l’ancienne loi électorale.”

    10 - Proclamer de faux résultats

    Une partie de la fraude s’organise au moment où les calculs sont faits, par logiciels, dans les locaux du ministère de l’Intérieur. Ce sont surtout les chiffres de la participation qui subissent de grandes “reconsidérations”. Alors que les chiffres officiels annonçaient un taux de participation de 75 % à l’élection présidentielle de 2009, les observateurs et universitaires évoquaient a contrario un taux d’abstention de 75 %.




  • #2
    Çà laisse rêveur, c'est pour quand la vrai démocratie en Algérie???

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    • #3
      Envoyé par Chouan Voir le message
      Çà laisse rêveur, c'est pour quand la vrai démocratie en Algérie???
      Le premier président de la dite république démocratique et populaire, Houari Boumedienne n'a pas été élu démocratiquement. Avant de s'auto-proclamé, il a écarté ses concurrents, dont Abdelaziz Bouteflika. C'était en 1962. Depuis cette date, lui et les présidents qui se sont succédés en Algérie, sont élus avec des scores pharaoniques. Alors le mot fraude correspond à la réalité algérienne. La corruption généralisée et l'absence de production ont ruinées l'économie algérienne. Avec le cautionnement de la religion, c'est l'opacité et la hogra qui se sont imposées en Algérie par le truchement de l'armée...

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      • #4
        C'est bien dommage pour ce beau pays qui devrait être une grande démocratie très riche mais hélas la corruption et la religion en ont fait ce qu'elle est!

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        • #5
          Envoyé par Chouan Voir le message
          C'est bien dommage pour ce beau pays qui devrait être une grande démocratie très riche mais hélas la corruption et la religion en ont fait ce qu'elle est!
          Hum hum, c'est triste et on y peut rien, comme bien souvent, toujours?

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          • #6
            Pour sauver l'Algérie, il faut modifier la constitution en profondeur, réformer l'enseignement et stopper la corruption!
            Les religions doivent être écartées du pouvoir, la religion doit disparaître de l'école, le droit des femmes doit être le même que celui des hommes.
            Un service militaire pour les hommes et et un service d'aide pour les femmes.
            Réduction du chômage par la création d'entreprises avec l'argent du pétrole.
            Avoir une agriculture digne de ce nom capable de nourrir le pays.
            Réduire les importation!

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            • #7
              Envoyé par Chouan Voir le message
              C'est bien dommage pour ce beau pays qui devrait être une grande démocratie très riche mais hélas la corruption et la religion en ont fait ce qu'elle est!
              c est pas la religion, mais son instrumentalisation par ces rapaces qui on fait de l algerie un pays de poubelles

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              • #8
                Envoyé par Chouan Voir le message
                Pour sauver l'Algérie, il faut modifier la constitution en profondeur, réformer l'enseignement et stopper la corruption!
                Les religions doivent être écartées du pouvoir, la religion doit disparaître de l'école, le droit des femmes doit être le même que celui des hommes.
                Un service militaire pour les hommes et et un service d'aide pour les femmes.
                Réduction du chômage par la création d'entreprises avec l'argent du pétrole.
                Avoir une agriculture digne de ce nom capable de nourrir le pays.
                Réduire les importation!
                Ils faut d'abord des hommes qui aiment vraiment leurs pays, après le reste viendra naturellement.

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                • #9
                  Envoyé par biman Voir le message

                  Ils faut d'abord des hommes qui aiment vraiment leurs pays, après le reste viendra naturellement.
                  A condition de l'aimer vraiment, mais il faut un guide pas une momie mourante et pas en pensant plus au paradis qu'au travail.
                  Je le répète, la religion est en partie responsable du désastre Algérien, comparez la Corée du Nord et l'Algérie, en 1962, ils étaient au même niveau, comparez aujourd'hui, mais chez eux il n'y a pas de religion.
                  La seule comparaison entre les pays Musulmans et les pays majoritairement Athées montre qui a raison!!!

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