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Il était le compagnon de cellule 13 de Ahmed Zabana: Arav Awaqour est décédé

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  • Il était le compagnon de cellule 13 de Ahmed Zabana: Arav Awaqour est décédé



    Le premier novembre est une date bien indiquée pour se rappeler avec respect et admiration de l'homme exceptionnel qu'était Da Arav Awaqour. J'ai eu la chance et l'honneur de le rencontrer juste à quelques reprises sur une période de quatre décennies.Un sourire franc illuminaient en permanence son visage de bel homme brun. ses propos étaient toujours brefs, choisis et pertinents. Des sorties calculées, de préférence sur les puissants du moment, accompagnées de sourires malicieux, laissaient deviner sa grande expérience de la vie et des gens. Je garde de lui le souvenir d'un homme simple, attentionné, à l'écoute des gens, attaché à sa patrie, l'Algérie, et à toutes les personnes proches et moins proches qui y vivent ou y sont liées. Paix à son âme.

    Voici l'article paru à ce sujet dans "Le soir d'Algérie":
    "Encore un authentique moudjahid que l’Etat algérien a injustement ignoré de son vivant qui part dans l’anonymat. Hamraoui Arab, le compagnon d’Ahmed Zabana dans la prison de Serkadji à Alger, qui a été arrêté dans les maquis d’Adrar Iwaqouren le 25 avril 1956, les armes à la main alors qu’il était blessé lors d’un intense accrochage avec les forces coloniales, qui sera condamné à mort dans un procès tenu une semaine plus tard, par le tribunal militaire colonial, a tiré sa révérence vendredi dernier à l’âge de 88 ans ; emporté par la maladie et les multiples blessures qu’il traînait depuis les années de prison entre 1956 et 1962.
    Ammi Arav est, de l’avis de tous, un exemple de bravoure et de sacrifice pour la patrie ; alors que l’Etat algérien n’a jamais su lui rendre un hommage à la hauteur de ses sacrifices et de son dévouement pour la patrie.
    Le moudjahid Hamraoui Arab est né en 1929. A 16 ans, il rejoindra les rangs du Mouvement national algérien. Dès le début de la guerre de Libération nationale, il sera parmi les premiers moudjahidine à prendre les armes dans la région de M’chédallah, anciennement appelée Maillot. Avec ses autres compagnons d’armes, il sera derrière plusieurs attaques et autres embuscades contres les troupes françaises.
    le 25 avril 1956, il sera blessé et arrêté lors d’une embuscade tendue contre un convoi militaire sur les hauteurs du Djurdjura, près de son village Iwaqouren. Il était encore dans la montagne avant que les troupes françaises ne décident, moins de dix jours plus tard, d’incendier le village et de faire évacuer tous les villageois en leur érigeant un camp de toile dans la vallée, à l’endroit où est situé actuellement le village Raffour.
    Ammi Arav sera jugé par le tribunal militaire, une semaine plus tard, et sera condamné à mort. Conduit à la prison de Serkadji où il sera le compagnon de cellule n°13 d’Ahmed Zabana, il sera plusieurs fois torturé et même mis en isolement pour ses prises de position à l’intérieur de la prison.
    Des prises de position qui lui vaudront, d’ailleurs, plusieurs transferts, d’une prison à une autre. Avec pour première escale, la prison de Beaumettes en France, où il retrouvera sur place, Rabah Bitat. Peu de temps après, il sera transféré, à nouveau, vers la prison de Carcassonne où il sera mis en isolement pendant 21 mois pour avoir organisé, avec ses compagnons sur ordre du FLN, l’évasion de Bachir Boumaâza. De là, après avoir été condamné à 21 mois d’isolement et après les avoir purgés, il sera transféré hors de France à la prison de Saint Martin de Ré située au milieu de l’océan Atlantique où il restera jusqu’à sa libération au lendemain de l’indépendance à la faveur des accords d’Evian. Après l’Indépendance, Si Amar qui reprendra son nom civil de Hamraoui Arab sera élu le premier maire de M’chédallah. Depuis, il sera discret et s’occupera de sa famille et de ses enfants.
    Ammi Arav doit sa seule reconnaissance à l’ouvrage d’Ali Zamoum Tamurt Imazighen où il racontera plusieurs hauts faits de Si Amar quand il était en prison en compagnie d’Ahmed Zabana et Ali Zamoum. Dans le film sur Ahmed Zabana, la seule séquence qui montre Ammi Arav, du nom de guerre Si Amar, est quand il parlera pour contredire le directeur de la prison de Serkadji.
    Une attitude qui lui vaudra les remontrances du directeur de la prison et un isolement de 5 jours…
    Ammi Arav a été enterré hier au cimetière de son village Raffour dans la commune de M’chédallah après la prière de Dohr.
    Un proverbe qui date de l’époque romaine dit ceci : «Le meilleur héritage qu’un père puisse léguer à ses enfants, est le souvenir de ses paroles et de ses bonnes actions.» Ammi Arav fait partie de ces parents qui laissent justement ce meilleur héritage, fierté de leurs enfants et de tous les authentiques enfants de l’Algérie indépendante. Repose en paix Ammi Arav !"
    Y. Y.
    Dernière modification par baouz, 05 March 2018, 17h25.
    Iverdan macci yiwen, maca ttawin yak d asawen

  • #2
    merci pour l'info , je le connaissais pas

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    • #3
      Fellas Ya3fou rabi.
      Beaucoup de moujahid ont quitté ce monde dans la plus grande discrétion.
      Hommage à ces grands hommes et femmes qui ont combattu et sont restés dans l'ombre.
      Des gens humbles qui ont vécu dans la simplicité et sont partis sans grande pompe.
      Anarez wala neknu...

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      • #4
        Allah yer7amou !
        les moudjahidine anciens condamnés à mort ont souvent été mis de coté, car eux, contrairement aux moudjahidine de dernière minutes, avaient toutes les preuves de leur engagement véritable pour l'Algérie...
        “Don't be afraid of being bored, be afraid of being boring !”

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