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    SALAM



    Merci...

    Maître Bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hahn

    Ne me dis pas que je partirai demain,
    Car même aujourd'hui j'arrive encore.

    Regarde en profondeur.
    J'arrive à chaque seconde,
    Bourgeon sur une branche de printemps,
    Oiseau minuscule, aux ailes encore fragiles,
    Apprenant à chanter dans mon nouveau nid,
    Chenille au cœur d'une fleur,
    Joyau caché dans un caillou.

    J'arrive encore, afin de rire et de pleurer,
    De redouter et d'espérer,
    Le rythme de mon cœur est la naissance et la mort
    De tous ceux qui sont vivants.

    Je suis l'éphémère en métamorphose
    À la surface de la rivière,
    Et je suis l'oiseau arrivant au printemps,
    Qui se nourrit de l'éphémère.

    Je suis la grenouille nageant joyeusement
    Dans l'eau claire d'une mare,
    Et je suis la couleuvre qui s'approche
    En silence et se nourrit de la grenouille.

    Je suis l'enfant de l'Ouganda, la peau sur les os,
    Les jambes aussi fines que des tiges de bambou,
    Et je suis marchand d'armes,
    Vendant à l'Ouganda mes armes mortelles.

    Je suis la fillette de douze ans,
    Réfugiée sur un petit bateau,
    Qui se jette dans l'océan,
    violée par un pirate des mers, et je suis le pirate,
    Au cœur encore incapable et de voir et d'aimer.

    Je suis un membre du Politburo
    Tous les pouvoirs entre mes mains,
    Et je suis l'homme qui doit payer sa dette de sang
    À mon peuple qui se meurt lentement
    Dans un camp de travail forcé.

    Ma joie est comme le printemps,
    Si chaude qu'elle fait éclore les fleurs
    Sur tous les chemins de la vie.
    Ma douleur est une rivière de larmes,
    Si pleine qu'elle emplit les quatre océans.

    S'il te plaît, appelle-moi de mes vrais noms,
    Que je puisse entendre
    Tous mes pleurs et mes rires en même temps,
    Que je puisse voir que ma douleur et ma joie ne font qu'un.

    S'il te plaît, appelle-moi de mes vrais noms,
    Que je puisse m'éveiller,
    qu'ainsi la porte de mon cœur
    Puisse rester ouverte
    À la compassion.
    mquidech boulahmoum mayourkod maydjih ennoum.
    prie avant qu'on ne prie sur toi.
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