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  • #31
    Envoyé par amarlekabyle Voir le message
    Je ne suis pas ton ami et quand je lis ta prose je me doute qu'avec toi c'est...assez compliqué, et je répète, on peut faire simple, un café, une terrasse, une discussion avec une connaissance, des robes légères, ça c'est un bonheur simple et ne le voient que ceux qui le veulent vraiment, pas en étalant une quelconque morgue ou suffisance, capito?
    Amar mon ami, (je peux ?)

    Notre ami Negens (si tu veux) est un grand taquin, ne le prends pas de travers.
    Sinon, je suis pour un café... tu me le sers ?
    On verra pour la suite.

    Commentaire


    • #32
      Envoyé par zeana Voir le message
      Amar mon ami, (je peux ?)

      Notre ami Negens (si tu veux) est un grand taquin, ne le prends pas de travers.
      Sinon, je suis pour un café... tu me le sers ?
      On verra pour la suite.

      Oui, zeana, je t'offre un café et on va le siroter là, de suite...

      Oui, surement taquin, et si comme tu dis je l'ai pris de travers, c'est que j'ai du avoir lu des trucs de lui hors sol...

      La suite, ben je descends au marché...

      Commentaire


      • #33
        Envoyé par amarlekabyle Voir le message
        Oui, zeana, je t'offre un café et on va le siroter là, de suite...

        Oui, surement taquin, et si comme tu dis je l'ai pris de travers, c'est que j'ai du avoir lu des trucs de lui hors sol...

        La suite, ben je descends au marché...
        Il est incorrigible.

        Merci pour le café.

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        • #34
          Envoyé par amarlekabyle Voir le message
          Je ne suis pas ton ami et quand je lis ta prose je me doute qu'avec toi c'est...assez compliqué, et je répète, on peut faire simple, un café, une terrasse, une discussion avec une connaissance, des robes légères, ça c'est un bonheur simple et ne le voient que ceux qui le veulent vraiment, pas en étalant une quelconque morgue ou suffisance, capito?
          Tu complique les choses pour en tirer des simplicités dénuées de sens?, je ne parlais pas de bonheur "chacun le sien", mais de la simplicité avec laquelle La Fontaine a élancé sa fable ... c'est ce "simple" dont on doit tous s'inspirer ... apparemment.

          J'ai utilisé "ami" non pas pour son sens mais par marque de courtoisie et de respect ... à ne pas prendre au premier degrés.

          Bon marché.

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          • #35
            Vous qui vivez en toute quiétude
            Bien au chaud dans vos maisons,
            Vous qui trouvez le soir en rentrant
            La table mise et des visages amis,
            Considérez si c'est un homme
            Que celui qui peine dans la boue,
            Qui ne connaît pas de repos,
            Qui se bat pour un quignon de pain,
            Qui meurt pour un oui ou pour un non.
            Considérez si c'est une femme
            Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
            Et jusqu'à la force de se souvenir,
            Les yeux vides et le sein froid
            Comme une grenouille en hiver.
            N'oubliez pas que cela fut,
            Non, ne l'oubliez pas :
            Gravez ces mots dans votre cœur.
            Pensez-y chez vous, dans la rue,
            En vous couchant, en vous levant ;
            Répétez-les à vos enfants.
            Ou que votre maison s'écroule,
            Que la maladie vous accable,
            Que vos enfants se détournent de vous.

            Si c'est un homme
            de Primo Levi

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            • #36
              Envoyé par zeana Voir le message
              Vous qui vivez en toute quiétude
              Bien au chaud dans vos maisons,
              Vous qui trouvez le soir en rentrant
              La table mise et des visages amis,
              Considérez si c'est un homme
              Que celui qui peine dans la boue,
              Qui ne connaît pas de repos,
              Qui se bat pour un quignon de pain,
              Qui meurt pour un oui ou pour un non.
              Considérez si c'est une femme
              Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
              Et jusqu'à la force de se souvenir,
              Les yeux vides et le sein froid
              Comme une grenouille en hiver.
              N'oubliez pas que cela fut,
              Non, ne l'oubliez pas :
              Gravez ces mots dans votre cœur.
              Pensez-y chez vous, dans la rue,
              En vous couchant, en vous levant ;
              Répétez-les à vos enfants.
              Ou que votre maison s'écroule,
              Que la maladie vous accable,
              Que vos enfants se détournent de vous.

              Si c'est un homme
              de Primo Levi
              Merci zeana,

              Avec un compagnon comme Primo Levi, on comprend mieux la misère de l'homme...

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              • #37
                Dans le vent, la rose a soif,
                Dans la main, la rose a froid
                Dans la nuit, la rose a faim.
                Dans le jour, la rose a peur.
                Sur le sein, la rose est bien.
                Sur le sein, la rose meurt.

                Jamais contente
                de Georges Mogin

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                • #38
                  Envoyé par Negens Voir le message
                  Tu complique les choses pour en tirer des simplicités dénuées de sens?, je ne parlais pas de bonheur "chacun le sien", mais de la simplicité avec laquelle La Fontaine a élancé sa fable ... c'est ce "simple" dont on doit tous s'inspirer ... apparemment.

                  J'ai utilisé "ami" non pas pour son sens mais par marque de courtoisie et de respect ... à ne pas prendre au premier degrés.

                  Bon marché.
                  C'est vrai, j'ai le chic pour compliqué ce qui est simple...

                  Ok, ça donne un sens "profond" à l'amitié...

                  Hum hum, ce sera bien, merci...

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                  • #39
                    La plus haute de toutes les folies, disait-elle, est de rougir des penchants que nous avons reçus de la nature; et se moquer d'un individu quelconque qui a des goûts singuliers, est absolument aussi barbare qu'il le serait de persifler un homme ou une femme sorti borgne ou boiteux du sein de sa mère, mais persuader ces principes raisonnables à des sots, c'est entreprendre d'arrêter le cours des astres. Il y a une sorte de plaisir pour l'orgueil, à se moquer des défauts qu'on n'a point, et ces jouissances-là sont si douces à l'homme et particulièrement aux imbéciles, qu'il est très rare de les y voir renoncer... Ça établit des méchancetés d'ailleurs, de froids bons mots, de plats calembours, et pour la société, c'est-à-dire pour une collection d'êtres que l'ennui rassemble et que la stupidité modifie, il est si doux de parler deux ou trois heures sans avoir rien dit, si délicieux de briller aux dépens des autres et d'annoncer en blâmant un vice qu'on est bien éloigné de l'avoir... c'est une espèce d'éloge qu'on prononce tacitement sur soi-même; à ce prix-là on consent même à s'unir aux autres, à faire cabale pour écraser l'individu dont le grand tort est de ne pas penser comme le commun des mortels, et l'on se retire chez soi tout gonflé de l'esprit qu'on a eu, quand on n'a foncièrement prouvé par une telle conduite que du pédantisme et de la bêtise.

                    Extrait de Augustine de Villeblanche, ou le Stratagème de l'amour
                    De Marquis de Sade

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                    • #40
                      Envoyé par zeana Voir le message
                      La plus haute de toutes les folies, disait-elle, est de rougir des penchants que nous avons reçus de la nature; et se moquer d'un individu quelconque qui a des goûts singuliers, est absolument aussi barbare qu'il le serait de persifler un homme ou une femme sorti borgne ou boiteux du sein de sa mère, mais persuader ces principes raisonnables à des sots, c'est entreprendre d'arrêter le cours des astres. Il y a une sorte de plaisir pour l'orgueil, à se moquer des défauts qu'on n'a point, et ces jouissances-là sont si douces à l'homme et particulièrement aux imbéciles, qu'il est très rare de les y voir renoncer... Ça établit des méchancetés d'ailleurs, de froids bons mots, de plats calembours, et pour la société, c'est-à-dire pour une collection d'êtres que l'ennui rassemble et que la stupidité modifie, il est si doux de parler deux ou trois heures sans avoir rien dit, si délicieux de briller aux dépens des autres et d'annoncer en blâmant un vice qu'on est bien éloigné de l'avoir... c'est une espèce d'éloge qu'on prononce tacitement sur soi-même; à ce prix-là on consent même à s'unir aux autres, à faire cabale pour écraser l'individu dont le grand tort est de ne pas penser comme le commun des mortels, et l'on se retire chez soi tout gonflé de l'esprit qu'on a eu, quand on n'a foncièrement prouvé par une telle conduite que du pédantisme et de la bêtise.

                      Extrait de Augustine de Villeblanche, ou le Stratagème de l'amour
                      De Marquis de Sade
                      J'aime beaucoup le marquis de Sade, sa vie et son oeuvre...
                      Je ne connaissais pas ce texte, j'ai vaguement entendu parler de ce livre et cet extrait me fait penser qu'il fera partie de mes prochaines lectures...
                      J'adore:

                      Ça établit des méchancetés d'ailleurs, de froids bons mots, de plats calembours, et pour la société, c'est-à-dire pour une collection d'êtres que l'ennui rassemble et que la stupidité modifie, il est si doux de parler deux ou trois heures sans avoir rien dit, si délicieux de briller aux dépens des autres et d'annoncer en blâmant un vice qu'on est bien éloigné de l'avoir... c'est une espèce d'éloge qu'on prononce tacitement sur soi-même; à ce prix-là on consent même à s'unir aux autres, à faire cabale pour écraser l'individu dont le grand tort est de ne pas penser comme le commun des mortels, et l'on se retire chez soi tout gonflé de l'esprit qu'on a eu, quand on n'a foncièrement prouvé par une telle conduite que du pédantisme et de la bêtise.

                      Merci pour le partage...

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                      • #41
                        Envoyé par amarlekabyle Voir le message
                        J'aime beaucoup le marquis de Sade, sa vie et son oeuvre...
                        Je ne connaissais pas ce texte, j'ai vaguement entendu parler de ce livre et cet extrait me fait penser qu'il fera partie de mes prochaines lectures...
                        J'adore:


                        Merci pour le partage...

                        ... Tu ne regretteras pas ta lecture...

                        Augustine de Villeblanche



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                        • #42
                          Envoyé par zeana Voir le message
                          ... Tu ne regretteras pas ta lecture...

                          Augustine de Villeblanche



                          Oui, j'imagine, lire le marquis de Sade...

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                          • #43
                            “Le bonheur suprême de la vie est la conviction d’être aimé pour soi-même, ou plus exactement, d’être aimé en dépit de soi-même.”
                            Victor Hugo

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                            • #44
                              Salam

                              Faire un pont, faire ce pont, celui qui relie ces rives différentes, ces rives spécifiques, ces rives où la liberté foule l'étouffant conditionnement des conformismes qui confortent et rassurent...

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                              • #45
                                Envoyé par amarlekabyle Voir le message
                                Faire un pont, faire ce pont, celui qui relie ces rives différentes, ces rives spécifiques, ces rives où la liberté foule l'étouffant conditionnement des conformismes qui confortent et rassurent...
                                Hello Amar , moi je dis qu'on aime les femmes quand elles sont jeunes et belles , après je ne sais pas
                                Dernière modification par ikardi, 21 February 2016, 14h07.
                                “Le bonheur suprême de la vie est la conviction d’être aimé pour soi-même, ou plus exactement, d’être aimé en dépit de soi-même.”
                                Victor Hugo

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