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  • " Menez deux moutons à la boucherie, deux boeufs à l'abattoir, et faites comprendre à l'un d'eux que son compagnon ne mourra pas, le mouton bêlera de joie, le boeuf mugira de plaisir ; mais l'homme, l'homme que Dieu a fait à son image, l'homme à qui Dieu a imposé pour première, pour unique, pour suprême loi, l'amour de son prochain, l'homme à qui Dieu a donné une voix pour exprimer sa pensée, quel sera son premier cri quand il apprendra que son camarade est sauvé ? Un blasphème."

    Alexandre DUMAS
    Le Comte de Monte-Cristo

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    • En hommage à Jean d’Ormesson disparu cette nuit, les Éditions Gallimard vous invitent à relire ce poème d’Aragon qui avait inspiré les titres de plusieurs de ses livres.

      C'est une chose étrange à la fin que le monde
      Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
      Ces moments de bonheur ces midis d'incendie
      La nuit immense et noire aux déchirures blondes

      Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit
      D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même
      Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
      Et rêver dans le soir où s'éteignent des voix

      D'autres qui referont comme moi le voyage
      D'autres qui souriront d'un enfant rencontré
      Qui se retourneront pour leur nom murmuré
      D'autres qui lèveront les yeux vers les nuages

      Il y aura toujours un couple frémissant
      Pour qui ce matin-là sera l'aube première
      Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
      Rien ne passe après tout si ce n'est le passant

      C'est une chose au fond que je ne puis comprendre
      Cette peur de mourir que les gens ont en eux
      Comme si ce n'était pas assez merveilleux
      Que le ciel un moment nous ait paru si tendre

      Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
      Qu'à qui voudra m'entendre à qui je parle ici
      N'ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
      Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
      Iverdan macci yiwen, maca ttawin yak d asawen

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      • Jean d'O, je pensais qu'il était mort l'année dernière. Paix à son âme.

        Joli poème, soit dit en passant.

        Dernière modification par zeana, 06 January 2018, 09h46.

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        • Oui, J. d'O. admirait Aragon et rêvait de laisser une oeuvre de la même dimension que la sienne.
          Iverdan macci yiwen, maca ttawin yak d asawen

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          • Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.

            Par-delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.Si c’eût été un pauvre vieux homme, j’aurais refait la sienne tout aussi aisément. Et je me couche, fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi-même.

            Peut-être me direz-vous : « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu’importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?


            Charles BAUDELAIRE
            Les fenêtres






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            • Je comprends de ce texte de Baudelaire que lorsqu'une fenêtre est ouverte l'habitant.e est déjà en représentation et ne montre que ce qu'il.elle veut bien montrer; par contre, lorsqu'elle est fermée et/ ou voilée d'un rideau, l'habitant.e se révèle dans la vérité de son intimité.
              Pour passer à un autre registre, les voyeurs sont les chasseurs de ces scènes d'intimité, les exhibitionnistes en sont les proies volontaires.
              Iverdan macci yiwen, maca ttawin yak d asawen

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              • Et comme dirait l'autre " Sans l'exhibitionnisme, le voyeurisme serait plus difficile. "





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                • Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais : "Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu'il préfère ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ?".
                  Elles vous demandent : "Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ?". Alors seulement, elles croient le connaître. Si vous dites aux grandes personnes : "J'ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit...", elles ne parviennent pas à s'imaginer cette maison. Il faut leur dire : "J'ai vu une maison de cent mille francs". Alors, elles s'écrient : "Comme c'est joli !". Antoine de SAINT-EXUPERY
                  Le Petit Prince


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                  • Envoyé par zeana Voir le message
                    Les grandes personnes aiment les chiffres. (...). Antoine de SAINT-EXUPERY
                    Le Petit Prince


                    Dans notre pays, cette façon arriviste de voir les choses est encore plus répandue, Zeana
                    Iverdan macci yiwen, maca ttawin yak d asawen

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                    • Envoyé par zeana Voir le message
                      Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais : "Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu'il préfère ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ?".
                      Elles vous demandent : "Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ?". Alors seulement, elles croient le connaître. Si vous dites aux grandes personnes : "J'ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit...", elles ne parviennent pas à s'imaginer cette maison. Il faut leur dire : "J'ai vu une maison de cent mille francs". Alors, elles s'écrient : "Comme c'est joli !". Antoine de SAINT-EXUPERY
                      Le Petit Prince


                      j'adore ce livre...tellement intemporel, toujours aussi vrai, philosophique au sens noble du terme, et on y lit différentes choses selon le moment de notre vie...
                      “Don't be afraid of being bored, be afraid of being boring !”

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                      • Mon rêve familier

                        Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
                        D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
                        Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
                        Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

                        Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
                        Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
                        Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
                        Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

                        Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
                        Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
                        Comme ceux des aimés que la Vie exila.

                        Son regard est pareil au regard des statues,
                        Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
                        L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


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                        • Envoyé par Autan Voir le message

                          Mon rêve familier

                          Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
                          D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
                          Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
                          Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

                          Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
                          Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
                          Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
                          Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

                          Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
                          Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
                          Comme ceux des aimés que la Vie exila.

                          Son regard est pareil au regard des statues,
                          Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
                          L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

                          un chef d'oeuvre !
                          “Don't be afraid of being bored, be afraid of being boring !”

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                          • Rimbaud n'est pas loin...


                            Elle est retrouvée !
                            Quoi ? l’'éternité.
                            C’est la mer allée
                            Avec les soleils.

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                            • " Lambivalence n'est pas une pathologie. C'est juste la définition d'une attitude double et contradictoire à propos d'une situation, d'une personne. Comme par exemple écouter les propos d'une personne dont on sait par avance qu'elle est médisante."
                              Catherine TUDAL
                              Psychologue.

                              C'est en fait un mardh KADiM.

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                              • Envoyé par zeana Voir le message
                                " Lambivalence n'est pas une pathologie. C'est juste la définition d'une attitude double et contradictoire à propos d'une situation, d'une personne. Comme par exemple écouter les propos d'une personne dont on sait par avance qu'elle est médisante."
                                Catherine TUDAL
                                Psychologue.

                                C'est en fait un mardh KADiM.
                                A mon avis, le problème principal est que les personnes médisantes sont peu dignes de fois. Donc, il est difficile, voire impossible, d'avoir de saines relations avec elles.
                                Iverdan macci yiwen, maca ttawin yak d asawen

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