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Un investissement de 28 milliards de dollars

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  • Un investissement de 28 milliards de dollars

    Les obstacles à la réalisation des quatre mégaprojets de cette grande entreprise viennent d’être levés. On entre bientôt dans la phase concrète de réalisation.
    Les projets d'investissement que les hommes d'affaires émiratis comptent réaliser en Algérie sont en voie d’être lancés. Le programme d’investissement émirati concerne des secteurs stratégiques diversifiés tels que l'industrie, l'agriculture et l'habitat. Le groupe Emaar et le gouvernement algérien viennent d’achever les négociations pour la mise en œuvre des 4 principaux projets déjà identifiés. Selon
    M. Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement, les négociations ont été finalisées et la mise en œuvre des projets se fera incessamment. Le groupe émirati compte, pour rappel, investir un montant de 28 milliards de dollars dans notre pays. Les 4 projets ciblés par Emaar ont trait au développement et à la modernisation de la baie d'Alger, la restructuration de la gare ferroviaire d'Agha, la construction d’un technopole à Sidi-Abdallah et le lancement d'un vaste complexe touristique à la plage Colonel-Abbès, à l'ouest de Zéralda. Si l’on en croit les déclarations de M. Temmar en marge de la rencontre de la délégation d’hommes d’affaires émiratis, conduite par la ministre de l’Économie des Émirats arabes unis (EAU), Cheikha Loubna Al Kassimi, et les responsables algériens, les obstacles soulevés par Emaar ont été levés. Ainsi, le groupe envisage de doter la baie d'Alger d'hôtels de luxe, d'appartements haut standing et de centres commerciaux. Autour de la gare de l’Agha, il est prévu la construction de trois tours dont une haute de 18 étages, un centre commercial et un hôtel. Son domaine d'intérêt va de la construction d'hôpitaux à l'exploration du pétrole et du gaz. Les investisseurs émiratis sont venus pour réaliser des projets dans des secteurs bien définis tels que l’habitat, l’eau, l’énergie et les ports…Trois ateliers ont été à cet effet dégagés : “ports et foncier”, “énergie, gaz, électricité et eau” et “industrie”. Des groupes de travail se sont constitués et des discussions sont ainsi programmées entre les deux parties dans le but de “conforter le mouvement des investissements qui est en train de s’opérer”, affirmera M. Karim Djoudi, ministre des Finances en précisant que l’État veille à ce que toute contrainte qui risque d’entraver les projets d’investissement soit levée. Pour lui, le coût global de ces investissements est conséquent sans, toutefois, préciser le montant exact. Le directeur exécutif du groupe D World P&O Jafza, M. Jamal Majid Bin Thaniah, avouera que l’Algérie dispose de nombreuses opportunités de par, notamment, sa situation géographique. Les hommes d’affaires émiratis voient en l’Algérie, précisera-t-il, un marché porteur et une grande opportunité pour l’investissement. Ce groupe, faut-il le souligner, s’est spécialisé entre autres secteurs, dans les ports.

    “L’Algérie : un marché porteur”
    C’est ainsi que des négociations ont eu lieu entre ses représentants et ceux du ministère des transports. Dubaï Port Wold (DPW) est intéressée par la gestion du terminal à containers du port d'Alger et, probablement, du port de Djendjen, à Jijel. “Nous venons avec des propositions concrètes. Aux syndicats de nous écouter car, nous sommes prêts à travailler ensemble”, dira M. Jamal Majid Bin Thaniah. Des banques émiraties ont formulé leur demande pour s’installer en Algérie. Les dossiers sont, confirmera le ministre des Finances, actuellement à l’étude alors que l’une d’elles, en l’occurrence Al Salam, vient d’être autorisée. Une deuxième banque a d’ores et déjà demandé son agrément. Le groupe Al Qudra, pour entreprendre des études d'investissement, intensifie ses activités en Algérie et s’intéresse à un partenariat dans le domaine économique. À tous ces projets, il y a lieu d’ajouter celui qui concerne la réalisation d'un complexe industriel de production d'aluminium à Béni-Saf, dans la wilaya de Aïn Témouchent, dont l'accord a été signé il y a quelques mois entre le consortium algérien Sonatrach-Sonelgaz et le consortium émirati Mubadala Developpement Compagny et Dubai Aluminium pour un investissement de 5 milliards de dollars. Un financement émirati (participation au capital de la société d’investissement) est également prévu pour le projet de la centrale électrique de Hadjret Enous, à l'ouest de Cherchell, dans la wilaya de Tipasa. Cette centrale, d'une capacité globale de 1 200 mégawatts, sera réalisée par la canadienne SNC Lavalin pour un montant de un milliard de dollars. Il faut dire qu’en 2006, les investissements des Émirats en Algérie ont dépassé les 10 milliards de dollars. Pour la même année, les échanges commerciaux ont dépassé les 400 millions de dollars, soit une augmentation de 200% en sept ans. Ces efforts ont, faut-il l’indiquer, insufflé une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale qui a connu “un nouvel élan” depuis la réunion de la 4e session de la commission mixte en mai 2006 à Alger, après une rupture de 16 ans, et de la tenue de la 5e réunion les 12 et 13 juin 2007 à Abu Dhabi. Depuis, l'Algérie et les Émirats arabes unis sont, désormais, liés par 22 documents juridiques couvrant la majorité des domaines de coopération, dont, l'investissement, l'exonération fiscale, le dessalement de l’eau de mer, l'information, la culture, la jeunesse et les sports et le tourisme. Neuf projets sont actuellement en cours d'examen dans les domaines de l'environnement, la formation professionnelle, des Affaires religieuses et des PMI. Notons qu’une convention a été signée, hier, entre la direction générale des forêts et l’instance émiratie chargée de l’environnement.

    Badreddine KHRIS
    Journal Liberte
    Il faut laisser les autres avoir raison, puisque cela les console de n'avoir pas autre chose [André Gide]
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