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Quand la philosophie était pornographique…

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  • Tim99
    a crée une discussion Quand la philosophie était pornographique…

    Quand la philosophie était pornographique…


    Le siècle des Lumières a vu naître une littérature clandestine : des textes qui mêlaient débats philosophiques et ébats érotiques... Si ces écrits érotico-philosophiques ont disparu, serait-ce parce que la philosophie est aujourd'hui prude ? Comment allier jouissance et philosophie ?






    Philosophie des pornographes est le titre d’un livre de Colas Duflo, spécialiste de la philosophie et de la littérature du XVIIIe siècle, qui vient de paraître aux éditions du Seuil.
    Par philosophie des pornographes, il ne faut pas entendre une philosophie de la pornographie, comme l’industrie du film porno, et il ne faut pas non plus s’attendre à des réflexions proposées par les auteurs eux-mêmes de “contenus explicites”.
    Non, il s’agit d’une étude très sérieuse de textes parus au siècle des Lumières, des œuvres clandestines, qui se passaient massivement sous le manteau, et qui avaient la particularité de mêler débats philosophiques et ébats érotiques. Ces œuvres s’appelaient, entre autres, Les mémoires de Suzon, Dom Bougre, La Religieuse en chemise, Margot la ravaudeuse, Le rideau levé, ou encore Thérèse philosophe

    Post-coïtum animal pensant


    Thérèse philosophe, roman paru en 1748, raconte l’éducation morale d’une jeune fille en même temps que son initiation sexuelle. Sans en faire le modèle du roman libertin à ambition philosophique (c'est le terme pour désigner ce genre d'écrits), il révèle bien à quoi celui-ci ressemble, ce que Colas Duflo résume en quelques lignes en ouverture de son livre :

    “Dissimulée dans les buissons ou cachées derrière un paravent, une jeune personne épie un couple plus expérimenté. Elle voit distinctement les diverses étapes du rapport sexuel, qu’elle nous rapporte avec précision, et ce spectacle produit sur elle des effets sensibles, qu’elle nous invite à partager par son récit. Mais voici que le couple libertin, ayant satisfait ses 1ères ardeurs, se met à discuter. Les deux amants (…) s’interrogent sur le bien et le mal, sur le caractère légitime des plaisirs, sur la morale, sur la nature, ou la volonté divine ».

    Voilà pour les caractéristiques de ces écrits érotico-philosophiques, écrits que l’on n’a plus du tout l’habitude de lire, qui ne ressemblent en rien à ce que l’on connaît ni de la pornographie ni de la philosophie, loin de là. Et pourtant, ce genre, très en vogue au XVIIIème siècle, nous dit quelque chose (moins de la pornographie) que de la philosophie, de sa place, de son écriture et de la réception que l’on peut s’en faire : comment lire la philosophie ? Comment en écrire ? Pourquoi la cantonner à des raisonnements abstraits ? Serait-elle prude ? Comment allier philosophie et jouissance, et faire de la première l’occasion de la seconde ?

    Le lit, lieu d’expérience de pensée


    Les bijoux indiscrets, premier roman de Diderot, publié anonymement en 1748, tente de faire d’une expérience de plaisir le lieu d’une réflexion. Parce qu’il détient une bague magique, le sultan Mangogul a le pouvoir de faire parler les femmes, de libérer leur parole et leur voix sexuelle.

    C’est une première particularité et réponse à cette question de l’alliance féconde entre érotisme et philosophie : quand elle part de situations concrètes, quand elle se met en scène à travers des expérimentations, quand elle apparaît au cœur de récits, la réflexion en sort enrichie, augmentée, moins didactique et plus sensible, plus à la portée de toutes et tous.

    Et c’est ainsi que se questionner à propos du bien et du mal, ou de la morale, prend un autre sens quand on les met à l’épreuve du plaisir, des corps et des sens : pourquoi le désir, par essence indifférencié, s’accorderait-il à des principes ? Pourquoi contraindre la nature de ses penchants au nom du mal ? Pourquoi chacun et chacune ne se ferait-il pas philosophe à partir de ses propres expériences ?

    Thérèse, Margot et Juliette…


    Elles s’appellent Thérèse, Margot, Juliette, Justine, ou elles sont nonnes, pucelles, putains, filles ou comtesses… C’est une deuxième particularité du roman libertin à ambition philosophique : il emprunte souvent la voix de femmes. Et c’est une deuxième réponse à cette question de l’articulation plaisir et philosophie : comment embrasser la philosophie ?

    Frivolité et légèreté ont-elles la même valeur ou la même force de persuasion que des essais sérieusement philosophiques ? Comment faire du plaisir un questionnement philosophique, et inversement, comment faire de la philosophie en prenant du plaisir ?

    Tout simplement, par la force de l’incarnation, du récit d’apprentissage au singulier et de l’écriture à la première personne, de celle qui se dévoile, se met à nu. Car la philosophie, pour être comprise, se doit d’être un petit peu pornographique.

    Pour écouter l'émission (5 minutes) https://www.franceculture.fr/emissio...box=1549900629

    Pour écouter le Roman Thérèse Philosophe
    https://www.franceculture.fr/emissio...ese-philosophe
    Dernière modification par Tim99, 18 February 2019, 19h49.

  • Tim99
    a répondu
    Envoyé par CAESAR Voir le message

    وهذيك الطرمة
    هده لوحة فنية ، تعبر عن الجمال الموجود في المرأة، ولا تعبر عن الشهوة واللّذة العظمى

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  • CAESAR
    a répondu
    Envoyé par Tim99 Voir le message

    لا حياء في العلم
    وهذيك الطرمة

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  • Tim99
    a répondu
    Envoyé par CAESAR Voir le message
    استحي يا عديم الحياء
    لا حياء في العلم

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  • CAESAR
    a répondu
    استحي يا عديم الحياء

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